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Guérir de sa timidité, son anxiété

Posted by Impatient sur 4 juin 2009

Rougissements, palpitations, estomac noué, panique, voix tremblante: c’est le lot quotidien des timides. Ils disent vivre un véritable calvaire. Pourtant, la timidité n’est pas une pathologie, mais une forme d’anxiété paralysante pouvant aller jusqu’à l’isolement social et affectif. Comment la vaincre et retrouver sa confiance en soi ?

timide

“Toute mon enfance j’ai été très timide. J’aurais souhaité m’exprimer librement, avoir plus d’assurance. Hélas, le simple regard de l’un de mes camarades me rendait écarlate et me faisait perdre tous mes moyens », déclare Christine. Christine n’est pas la seule à souffrir de ce handicap et à rater des occasions en raison d’une anxiété excessive. Ce trouble, un Français sur trois en souffre à différentes occasions de sa vie comme parler à des inconnus, faire face à une personne du sexe opposé, prendre la parole dans une assemblée… La timidité est une émotion fréquente dans la vie quotidienne. Mais elle reste le problème psychologique le moins discuté. Malgré les millions de personnes qui s’en plaignent, elle retient très peu l’attention médiatique. La timidité peut se définir comme un manque d’assurance lors des situations nouvelles, ou comme une propension à se tenir en retrait et à éviter de prendre l’initiative, malgré le désir d’échanges avec l’entourage. On n’est pas timide tout seul !

La peur du regard de l’autre
D’après l’étude du psychologue Philippe Zimbardo, ce qui intimide le plus, c’est :
à 74 % lorsque l’on doit parler devant une assemblée, à 73 % lors de participation à un groupe, à 70 % lors de rencontres avec des inconnus, à 64 % lors d’une rencontre avec une personne de sexe opposé. Etre timide, c’est murmurer parce que l’on craint le regard ou la pensée de l’autre, c’est se sentir rougir lorsque l’on prend la parole lors d’une assemblée, c’est être embarrassé pour faire part de ses opinions. Les personnes timides sont qualifiées de discrètes ou de réservées. Cela ne veut pas dire que l’envie d’échanger avec les autres n’est pas là, bien au contraire ! Mais la confiance en soi fait tellement défaut, que le timide n’ose s’affirmer. « J’ai peur d’être moi-même, de dire ce que … …je  pense », explique Christine.
La timidité étant un trouble de l’affirmation de soi, le timide croit qu’il va attirer l’attention de tout le monde. Néanmoins, les timides réussissent en général à mener une vie en apparence satisfaisante et souvent organisée de manière à éviter les situations embarrassantes. L’évitement leur permet de camoufler, derrière une froideur ou un désintérêt apparent, une hypersensibilité au jugement d’autrui.

Une mauvaise image de soi
La timidité est une anxiété sociale. Selon les Drs Christophe André et Patrick Légeron, psychiatres (1), elle est « une manière d’être, durable et habituelle, marquée par une tendance prononcée à se tenir en retrait et à éviter de prendre l’initiative dans tout type de
situation, une gaucherie lors des rencontres, malgré un désir relatif de se confronter aux échanges ». On peut se demander si la timidité est une disposition héréditaire ou acquise. Les chercheurs ont tranché : elle tient des deux, mais l’éducation de l’enfant est importante dans son développement. Dans notre société où la performance est de mise, le fait de se sentir coupable de ne pas être à la hauteur fragilise émotionnellement. L’individu sera donc davantage enclin à souffrir de timidité. Dans un souci de perfection, la personne timide a peur de révéler ses faiblesses et préfère se mettre en retrait. D’où l’importance de l’éducation : les parents doivent éviter toute forme de pression, reconnaître et accepter les déficiences de leur enfant sans le juger, en discuter avec lui et dédramatiser ses échecs.

Une phobie sociale
Jusqu’à 8-9 mois, un enfant n’a pas conscience du regard de l’autre : la peur de déplaire n’existe pas. En effet, il ne fait pas de différence entre lui et sa mère : pour lui, ils ne font qu’un ! Mais peu à peu la crainte de l’étranger voit le jour et entraîne la peur d’être jugé, de déplaire, d’être rejeté… Bien souvent ces inquiétudes disparaissent avec l’âge. Mais pour certains, le temps n’y fait rien. Pire, ils peuvent se couper du monde et développer une véritable phobie sociale : 10 % de la population souffre de ce handicap. Les personnes phobiques ont une crainte ou une anxiété irrationnelles dans les situations quotidiennes qui se traduisent par la perte de leurs moyens. Une peur panique peut s’installer. Elles croient à tort que ce n’est qu’une « timidité excessive » ou une faiblesse de caractère et n’ont pas tendance à consulter leur médecin ou un psychologue pour aller chercher l’aide qu’elles pourraient, pourtant, obtenir.

De plus, elles peuvent s’être résignées à toujours ressentir la même anxiété, mais elles doivent prendre conscience que tout cela peut changer ! Le corps médical et les psychologues disposent, désormais, d’un certain nombre de traitements simples et efficaces qui peuvent soulager nombre de symptômes (angoisse, palpitations, vertiges, attaque de panique…) et améliorer les activités sociales et la qualité de vie. Certains médicaments et les thérapies comportementales et cognitives peuvent venir à bout d’une timidité excessive.

Ce n’est pas une fatalité
Qu’elle soit invalidante ou exceptionnelle, il est impératif de savoir que la timidité n’est en rien une fatalité. Comme le déclare Charly Cungi, psychiatre et spécialiste en thérapies comportementales et cognitives (TCC) : « Pour vaincre sa timidité, être en harmonie avec soi-même et vivre mieux avec les autres, il est nécessaire de s’exposer progressivement à l’objet de sa peur, apprendre à maîtriser son émotivité et travailler l’affirmation de soi. » Afin de soulager son angoisse, développer sa capacité à se relaxer est également indispensable. Grâce à une thérapie comportementale, Christine s’est débarrassée à jamais de sa timidité : « À présent, la timidité ne me paralyse plus, je me sens enfin à l’aise en société ! »
Pour conclure, n’oublions pas que bien souvent la timidité est le signe d’une sensibilité, d’une émotivité et d’une intelligence vives. Autant de traits qui peuvent devenir de véritables atouts!

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