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Archive de la catégorie «Traitement»

Méthode Feldenkrais

Posté par Impatient le 12 juin 2009

Contrôle de soi
Méthode Feldenkrais
Apprivoiser son corps

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La méthode Feldenkrais propose d’utiliser le mouvement juste. Elle s’adresse aussi au psychisme

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Une séance selon la méthode Feldenkrais commence souvent ainsi : allongé sur un confortable tapis, on vous demande d’apprécier le contact avec le sol. Quel est l’espace entre la région lombaire et le sol ? En est-elle rapprochée, éloignée ? Est-ce le même espace à droite et à gauche ? Puis commencent les mouvements :
f_suit2.gif (998 octets) « Mettez-vous sur le côté droit, les deux jambes pliées à angle droit l’une sur l’autre », précise le praticien.
f_suit2.gif (998 octets) « Attrapez le genou gauche avec la main gauche et commencez à écarter ce genou en le ramenant ensuite un peu vers la poitrine. Dès le début du mouvement, vous devez laisser rouler la tête, le dos, le bassin. Détail important : la jambe droite va rester tout le temps sur le sol. Répétez le mouvement six à sept fois… »
f_suit2.gif (998 octets) « Lorsque la jambe gauche est ouverte à son maximum sans forcer, que le visage regarde vers le plafond, que le bassin repose presque complètement sur le sol, soulevez la jambe droite pour vous retrouver complètement sur le dos, les deux genoux écartés, les coudes légèrement pliés, les deux mains sur les genoux. Répétez ce mouvement plusieurs fois. Roulez complètement sur le côté droit, les deux genoux et les pieds revenant l’un sur l’autre ; puis le genou gauche s’écarte et dans un deuxième temps, le genou droit se soulève également. »
f_suit2.gif (998 octets)« Posez les deux pieds au sol, lorsque vous êtes sur le dos, et allongez vos jambes en les faisant glisser l’une après l’autre ; observez si la région lombaire s’est relâchée, si le contact avec le sol est meilleur à droite ou à gauche. » Dans un premier temps, les mouvements sont exécutés lentement, en veillant à ne pas bloquer la respiration, afin d’affiner ses sensations et de porter attention à la façon dont on exécute le mouvement (« Est-ce que je me tors d’un côté, est-ce que cela me procure des douleurs ?… »). Quand le mouvement devient aisé, on le reproduit plus rapidement pour ne pas rester dans le mental, et donc détendre l’esprit.

Rééduquer son dos et organiser sa vie mentale

« Rien à propos de nos schémas de comportement – se baisser pour ramasser un objet, par exemple – n’est permanent, si ce n’est notre conviction qu’ils le sont », remarquait Moshe Feldenkrais, ingénieur et physicien, à la fin des années 30. Fort de cette conviction, il propose donc d’utiliser le mouvement juste, c’est-à-dire qui n’engendre ni tension ni douleur. Ce mouvement, qui ne sera plus ni automatique ni exécuté sans ressenti, va permettre un meilleur contrôle de soi, de réguler le système nerveux (une diminution de la nervosité, par exemple), ce qui aura pour effet de réorganiser la vie émotionnelle et mentale (une plus grande maîtrise des émotions négatives la peur, en particulier). « On peut remarquer d’ailleurs qu’au fur et à mesure les mouvements deviennent plus fluides et déliés », précise Françoise Figuière, kinésithérapeute, diplômée Feldenkrais. La méthode ne comporte pas d’étirements. Et on recommande, après une séance, de ne pas s’étirer, cela afin de rester avec les sensations que le corps vient d’enregistrer et d’intégrer les nouveaux schémas appris.La méthode de gymnastique douce de Moshe Feldenkrais repose sur des principes d’arts martiaux, notamment le judo, dont il était passionné. On y retrouve l’aspect oriental des techniques corporelles : effort minimal avec effet maximal des mouvements. Ceux-ci doivent être exécutés le plus lentement possible et le plus agréablement. Chaque séance vise à une prise de conscience de soi. « Il n’y pas de modèle à imiter, chacun doit être libre de sentir et d’explorer les mouvements proposés suivant sa morphologie et son histoire, ce qui engendre une certaine créativité. On joue, on sent, on apprivoise son corps pour découvrir petit à petit la meilleure façon de contourner ses limites et être plus efficace dans l’action », précise Françoise Figuière.

Stressés, insomniaques, rhumatisants…

Les indications de cette technique sont nombreuses. L’insomnie, le stress, les rhumatismes, les contractures, les tensions, le mal de dos… En effet, les vertèbres cervicales (du cou) et les lombaires (vertèbres proches des reins) sont souvent trop sollicitées, tandis qu’à l’inverse d’autres régions ne le sont pas assez, telles les vertèbres dorsales et les hanches. Grâce à cette méthode, on réalise une meilleure répartition des mouvements, ce qui permet de prévenir une usure prématurée du système osseux et qui donne davantage de force et de vitalité (voir encadré, ci-contre).

Diminution des tensions musculaires, des douleurs chroniques…

La pratique de la méthode engendre également une diminution des tensions musculaires, des douleurs chroniques, ainsi que des raideurs, et elle permet de reculer le seuil de fatigue dans les positions assise et debout. Elle s’adresse aux sujets de tous âges, enfants comme personnes âgées. Parmi les professionnels, elle est destinée, en particulier, aux kinésithérapeutes, aux psychomotriciens, aux psychologues, aux éducateurs sportifs, aux professeurs de yoga, aux chanteurs, aux danseurs, et à tous ceux qui veulent se familiariser avec cet enseignement pour leur développement personnel. Elle ne comporte aucune contre-indication. On peut la pratiquer chez soi.

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Anti-gymnastique : Thérèse Bertherat

Posté par Impatient le 12 juin 2009

L’anti-gymnastique mieux comprendre sa propre histoire

Interview de Thérèse Bertherat

betherat.jpg (7290 octets)Faire travailler les muscles qui en ont besoin. Retrouver les bonnes postures. Se retrouver soi à travers son corps. C’est ce que propose l’anti-gymnastique.

ALTERNATIVE SANTÉ – L’Impatient : Pourquoi avez-vous créé le terme d’«anti-gymnastique» ?

Thérèse Bertherat : Mon premier livre, en 1976, s’intitulait Le corps a ses raisons, un titre un peu énigmatique aux yeux de mon éditeur. C’était l’époque de l’anti-psychiatrie ; le terme « anti-gymnastique » a alors fusé… Nous l’avons conservé. Aujourd’hui, c’est devenu mon label et cette discipline possède une reconnaissance au niveau européen.

Vous êtes contre les autres gymnastiques ?
Je n’ai guère envie, aujourd’hui, de dénigrer les autres disciplines… Mais, si vous relisez mes ouvrages, vous pourrez y trouver ce que j’en pense. Je considère, à la suite de Françoise Mézières , que les mouvements que l’on pratique en gymnastique classique, comme forcer l’inspiration ou rejeter la colonne en arrière pour « ouvrir » la cage thoracique, ne font qu’aggraver le blocage du diaphragme et la lordose (courbure physiologique de la colonne vertébrale se creusant vers l’avant). Et vous les aggravez encore davantage si vous levez les bras. En ce qui concerne la natation, j’estime l’eau bénéfique, si on l’apprécie. Malheureusement, la brasse, le crawl, le dos crawlé sollicitent le grand dorsal (muscle du dos qui s’attache depuis le haut du bras jusqu’au sacrum) et les muscles spinaux, c’est-à-dire ceux de la colonne vertébrale et de la moelle épinière. Si, avant de réaliser ces mouvements, les muscles ne sont pas assez longs, assez élastiques (comme c’est presque toujours le cas), nager les fait se contracter et se raccourcir davantage. En nageant, vous faites travailler les muscles de derrière, c’est-à-dire ceux qui n’en ont pas besoin, parce qu’ils sont surdéveloppés chez presque tous. Et quand les muscles de derrière sont surdéveloppés, ceux de devant ne peuvent être que sous-développés. En ce qui concerne le yoga, je trouve son apport spirituel magnifique. Mais sur le plan physique, cette méthode engendre des effets « pervers ». La posture en tailleur, par exemple, coince la charnière lombo-sacrée (de la dernière vertèbre jusqu’au sacrum) ainsi que le nerf sciatique. C’est une position anti-physiologique. Je refuse d’attribuer au sport des vertus thérapeutiques qu’il n’a pas. Cependant, si le plaisir est au rendez-vous, c’est une raison suffisante pour en faire.

Quel a été l’apport principal de Françoise Mézières dans votre pratique ?
Elle m’a appris à me servir de mes yeux. À voir un corps vivant en son entier, de la tête aux orteils. Elle m’a appris à comprendre comment le haut et le bas, I’avant et l’arrière, le côté droit et le côté gauche, le dedans et le dehors sont continuellement en interaction. Et surtout elle m’a appris à voir, de mes yeux, cette formidable puissance qui nous manipule tous et que nous portons, secrète, au creux de nos reins, de notre nuque, des cuisses et même sous nos orteils. Je veux parler de cette chaîne de muscles, pratiquement ignorée de tous, qu’elle a appelée la « chaîne musculaire postérieure », et qu’elle avait découverte en 1949. Une puissance occulte et pourtant bien concrète, faite d’une succession de solides muscles, tous solidaires, qui jamais ne lâchent prise, dominent tout le reste de notre musculature et inhibent nos abdominaux, les mouvements de notre diaphragme, notre vie sexuelle… Tous nos mouvements.La plupart des gens croient qu’ils manquent de force. Ils ne savent pas qu’ils sont tassés par leur excès de force. Ils s’acharnent à se muscler, le dos, en particulier. Mais dans le dos qu’y-a-t-il ? La fameuse chaîne, justement trop forte, contractée, déjà trop courte à force de tensions et de torsions…

L’anti-gymnastique n’est pas la méthode Mezières ?
Avant de connaître Françoise Mezières, j’étais mariée à un étudiant en médecine, devenu ensuite psychiatre. Ensemble nous avons vécu plusieurs années dans les internats des hôpitaux psychiatriques, nous avons appris, observé pas mal de choses sur ce qui se passe dans la tête des êtres humains. Après sa mort brutale, obligée de travailler pour élever mes deux jeunes enfants, j’ai passé un diplôme de kinésithérapeute. Mais voilà, je ne pouvais faire semblant d’ignorer ce que je savais, ni ce que j’avais appris au cours des années précédentes. C’est ainsi que j’ai été amenée à tenir compte de ce qui se voit et de ce qui est caché. Du corps et de la tête, en continuelle interaction eux aussi et formant en chaque être un tout indissoluble jusqu’au dernier souffle.

Comment se déroule une séance d’anti-gymnastique ?
Cela commence par un « affrontement ». Pendant un temps bref, mais intense, vous êtes placé dans une situation physique précise, rigoureuse, exigeante, et telle que vous ne pouvez plus ignorer les tensions et les blocages que vous étiez condamné à ignorer. Je dis condamné car tout notre système nerveux s’efforce de faire « comme si ». Il a mille ruses pour nous faire marcher, même si nous n’en avons pas les moyens. Il ne nous fait pas marcher droit. Il nous fait même marcher tordu, avec une série sans fin de déformations et de compensations, une épaule qui relève, une jambe de travers, des orteils bossus… Mais ça fonctionne vaille que vaille.Ensuite, on parle. Mon travail est un travail de groupe. Le praticien s’adresse à chacun et recueille ce que j’appelle les « chardons ». Pourquoi telle position, simple en apparence, était-elle si difficile à tenir ? Neuf fois sur dix les gens répondent « parce que je suis trop faible, parce que je n’ai pas de muscles… ». Au praticien d’amener à faire comprendre la réalité musculaire de chacun, qui est tout autre. À lui de transformer ensuite les « chardons » en « roses ».Une connaissance intellectuelle de la réalité de notre organisation musculaire ne suffit pas. Le corps, les muscles, les nerfs ont besoin de palper du concret, d’expérimenter, d’oser. Je me sers souvent de « contacts », j’utilise des balles remplies de millet ou de son, par exemple, ou des petites balles dures en liège, que l’on place aux points clefs des tensions. Elles aident à percevoir, à ressentir. Elles aident aussi à reprendre confiance en soi. Le plaisir est si grand de voir ces corps craintifs s’étendre enfin, se poser, se dénouer ! Et parfois ces êtres capables de mieux comprendre leur propre histoire, les pièges où ils s’étaient enfermés, l’origine de leurs élans brisés.

Quelle est votre position par rapport à la respiration ?
La respiration est une fonction biologique comme une autre. Vous n’apprenez pas à faire circuler votre sang ou pousser vos cheveux. Il est inutile d’apprendre à respirer. Il faut juste libérer les muscles qui entravent la respiration. Il vaut mieux dénouer les muscles des mâchoires, relâcher la langue, dénouer les muscles du cou, et ceux des reins, voisins et solidaires du diaphragme, que de s’acharner à faire des mouvements de respiration, inutiles et parfois dangereux.

Quelles sont les qualités requises pour être un bon praticien d’anti-gymnastique ?
D’abord, la patience. Ensuite, la patience. Et pour finir, la patience. Le corps-esprit est un tout qui facilement s’effarouche. Il a eu déjà tellement de mauvaises expériences depuis le jour de sa naissance. Il faut écouter. Le praticien n’est pas constamment obligé de donner son avis. Seulement savoir écouter. Et savoir se servir des mots. Les mots ont une puissance redoutable. Ils peuvent faire mal, ils peuvent guérir. Malheureusement les « professionnels du corps » n’ont pas toujours le bon usage de la parole…

Quels sont les avantages de l’anti-gymnastique par rapport aux disciplines plus conventionnelles ?
Franchement, je crois que celui qui exerce son métier, quel qu’il soit, avec honnêteté, intelligence, avec passion, a de bons résultats. Bien souvent, ce n’est pas la discipline exercée qui est en cause, mais la qualité de celui qui exerce…L’anti-gymnastique est différente en ce qu’avant tout elle donne une information neuve, originale sur l’organisation corporelle.

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Homéopathie et dépression

Posté par Impatient le 12 juin 2009

Si les indications de l’homéopathie sont nombreuses, on ne pense pas toujours y recourir lors d’une dépression. Le Dr Isa, médecin homéopathe, nous fait part de son expérience et de sa pratique. Son avis autorisé nous offre une approche nuancée de ce délicat problème de santé.

“Docteur, je déprime… ” Bien rare est cette entrée en matière. Plus fréquemment, nous entendons : ” Docteur, je ne me sens pas bien… “. Médecins et homéopathes, nous avons appris au cours de nos études à entendre la plainte exprimée par les mots des malades, quand ce ne sont pas leurs maux qui parlent à leur place. Déjà, au XIXe siècle, Hahnemann écrivait : ” Il n’existe aucune maladie dite somatique où l’on ne puisse découvrir des modifications constantes de l’état psychique du malade. ” Et dans ses observations il montra que l’inverse était vrai : chacun des remèdes dont nous disposons en tant qu’homéopathe, rarement psychiatre, présente une multitude de symptômes psychiques et physiques, et notre rôle est d’apparier ces remèdes avec le patient venu nous consulter.

Reconnaître la dépression

” Je suis fatiguée, je n’en peux plus de ce travail de fou, je n’arrive plus à réfléchir, j’ai besoin de calme, de solitude… “, me distille mademoiselle C. en économisant autant que possible ses mots. Une plainte pudique, beaucoup de silences et de soupirs. Le repli physique chez cette jeune femme longiligne que je connais depuis l’enfance. Et, avec son cas, je retrouve Natrum Mur., le remède des périodes difficiles de son enfance, quand elle ne voulait plus aller en classe (ayant préféré les cours par correspondance, seule dans sa chambre pendant un an), ou de sa tristesse quand le travail qu’elle souhaitait ne répondait pas à son attente. Dépression ? Epuisement ? Me noyant sous un flot de paroles décousues, presque incohérentes, avec quelques rires incontrôlés, mélangeant un divorce (quelques années avant), la ménopause, le traitement hormonal, les troubles psychiatriques de sa fille : madame B. est à la limite d’une phase maniaque. Quelques années plus tard vient une phase de mutisme, de mimiques pauvres, de tristesse avec des idées suicidaires, de désespoir avec les mêmes insomnies d’endormissement, les mêmes bouffées de chaleur alternant avec des froids de mort, les mêmes cauchemars : oui, là encore, c’est une dépression d’abord masquée, puis bien réelle justiciable de Platina puis Lachesis. Perturbées dans le cours de leur pensée, réceptives profondément à leur environnement affectif et professionnel, incapables d’avoir un comportement en harmonie avec l’attente de la société à leur égard, ces deux femmes aux deux extrêmes de la vie professionnelle décompenseront sous forme dépressive ; pour d’autres personnes, ce seront des deuils récents, la baisse des performances intellectuelles avec l’âge, une maladie physique qui les atteint aussi dans leur humeur. Je suis médecin et, selon la gravité des troubles, je pose un diagnostic de déprime ou de dépression légère ou grave, voire de dépression masquée sous une constellation de troubles physiques. Homéopathe, je cherche ensuite à reconnaître pour chacun les remèdes qui peuvent soit l’aider, soit le guérir à court ou à long terme. Après un long interrogatoire où s’entremêlent les circonstances ayant conduit à cet état, les manifestations psychiques et physiques et leur mode d’apparition, le comportement habituel du patient (qui permet de mesurer la différence entre l’état normal et pathologique), le passé familial et personnel et enfin les traitements déjà pris, vient le temps de la comparaison entre ces signes et ce que je connais des remèdes homéopathiques…

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Chiropratique, Ostéopathie et problèmes ORL.

Posté par Impatient le 12 juin 2009

Chiropratique et ostéopathie permettent de déceler les origines structurelles qui causent ou aggravent les problèmes ORL.

“Dans la sphère ORL, beaucoup des problèmes peuvent être pris pour d’autres. Ainsi, des maux d’oreille peuvent passer pour des otites et être soignés comme tels, alors qu’ils peuvent provenir de troubles de l’articulation de la mâchoire “, explique Sylvain Parny, chiropraticien, secrétaire général de l’Association française de chiropratique. Et il précise : ” Des blocages ou des subluxations de la deuxième cervicale sont fréquemment à l’origine de douleurs d’oreille. Des blocages de la troisième cervicale peuvent créer des douleurs antérieures du cou, simulant des problèmes de la sphère pharyngée (pharynx, larynx). Tous ces problèmes peuvent être soulagés rapidement par quelques ajustements. “

Avec le système ORL, nous sommes à un carrefour. Nez, gorge et oreilles sont en relation directe et interfèrent les uns avec les autres. On sait comment les otites peuvent être liées aux rhinopharyngites. Le bon fonctionnement des muqueuses de ces organes dépend par ailleurs de l’équilibre des structures articulaires ou musculaires au niveau de l’ensemble de la tête, du cou et de la colonne vertébrale. Il ne faut donc pas négliger de faire un bilan manuel. Ce bilan permet de dissocier ce qui relève uniquement de problèmes mécaniques et ce qui relève de problèmes infectieux.

Même s’ils emploient des techniques différentes, chiropraticiens et ostéopathes se rejoignent dans une vision globale. Ils commencent par un examen de l’axe crânio-sacré, c’est-à-dire de l’ensemble de la colonne vertébrale, pour vérifier si des problèmes de colonne n’affectent pas l’équilibre de la tête. ” L’accouchement est souvent une expérience traumatisante pour les deux premières cervicales, notamment lorsqu’il y a eu une traction manuelle ou avec des forceps au moment de l’expulsion “, explique Sylvain Parny. ” S’il y a un problème au niveau de l’axe crânio-sacré, il faut le traiter en premier ; on s’attachera ensuite à vérifier qu’il n’y ait pas de problèmes de mobilité au niveau des os du crâne. On fait la même vérification pour la face, en palpant avec les doigts dans le palais “, renchérit de son côté Alain Bédouet, ostéopathe, membre de l’Union fédérale des ostéopathes de France. Eh oui, ostéopathes et chiropraticiens nous l’assurent : les os du crâne et de la face bougent.
Outre l’action au niveau mécanique, ” chiros ” et ” ostéos ” emploient aussi des techniques de drainage au niveau externe comme au niveau interne (intrabuccal), qui visent à décongestionner l’arrière-gorge dans les cas d’angine ou la trompe d’Eustache dans les cas d’otites.

Médecines complémentaires

Le bilan et les techniques utilisées doivent tenir compte de l’âge. ” Il faut notamment s’assurer qu’il n’y ait pas de risque de malocclusion dentaire, quand la dentition des enfants se développe “, indique Alain Bédouet qui ajoute : ” Chez un adulte atteint de sinusite, vérifier s’il n’y aurait pas des problèmes dentaires, un abcès ou une prothèse (tige métallique) qui serait remontée au niveau des sinus. “
En apportant des techniques complémentaires, ostéopathes et chiropraticiens ne cherchent pas à se substituer au médecin. ” Le travail ostéopathique au niveau crânien chez un bébé ou un jeune enfant atteint d’otites à répétition peut réduire la fréquence et l’intensité douloureuse des crises. Mais, en cas d’otite aiguë, il n’est pas question de prendre un risque de mastoïdite. S’ils n’ont pas consulté de médecin avant de venir me voir, je demande aux parents d’aller voir un homéopathe qui prescrira des antibiotiques si nécessaire. “

De son côté, Sylvain Parny insiste sur le travail de prévention : ” Dans ces problèmes ORL, nous avons un important travail de conseils d’hygiène, qui n’est pas toujours fait par les médecins “, commente-t-il. Ces conseils concernent l’alimentation, l’hygiène,etc…

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Le pouvoir des plantes

Posté par Impatient le 12 juin 2009

Antiseptiques, drainantes,adoucissantes, décongestionnantes, anti-infectieuses : la bonne action des plantes.

Angines, rhino-pharyngites, rhume de cerveau et rhume des foins, douleurs d’oreille, sinusite, toux… Quelle est la personne – enfant ou adulte – qui n’a pas été confrontée à un ou plusieurs de ces désagréments, occasionnellement ou de manière répétitive ? Tous ces maux peuvent être traités à l’aide de la phytothérapie. Mais lorsque les troubles prennent un caractère de chronicité, les soins bien choisis ne seront vraiment efficaces qu’après un drainage en profondeur et un renforcement des défenses immunitaires de l’organisme.

Pour mieux affronter les problèmes ORL, voici quelques règles à suivre.
Drainer son organisme. Les plantes, en tisane ou sous forme d’extraits divers, sont souveraines : elles nettoieront le foie, les reins, les poumons, tous les systèmes chargés de l’élimination. On sélectionnera pour cela des plantes telles que : artichaut et romarin pour le foie, pissenlit, chiendent, stigmate de maïs pour les reins, hysope, bourgeon de pin, serpolet pour les voies respiratoires. Ce ne sont que des exemples. Il existe beaucoup de combinaisons possibles.
Contrôler son hygiène alimentaire. Accompagnement nécessaire du nettoyage organique, elle portera sur la limitation des aliments ” encrassants ” : graisses en excès, produits carnés, sucreries, pâtisseries. Attention aussi à l’excès de laitages et de fromages qui peuvent intoxiquer le corps ou provoquer des allergies chez les personnes sensibles.

Stimuler ses défenses immunitaires. La chronicité des troubles fragilise le corps, il devient de plus en plus sensible aux attaques microbiennes et virales. Une supplémentation en vitamine A, la vitamine universelle des troubles respiratoires, et en vitamine C est indispensable. Pour les enfants, un apport de vitamine D, sous surveillance médicale, aura les meilleurs effets.
Signalons aussi que certains oligoéléments sont particulièrement indiqués pour traiter les divers troubles des voies respiratoires : le manganèse et le soufre améliorent tous les terrains allergiques, la trilogie cuivre-or-argent est particulièrement recommandée pour lutter contre les infections, enfin le magnésium aide l’organisme à surmonter toutes ses défaillances. Des plantes comme l’échinacée pourpre, l’épinette noire (Picea mariana), le plantain, le ginseng ou l’éleuthérocoque peuvent aussi être prises occasionnellement ou régulièrement à la mauvaise saison, pour aider l’organisme à mieux lutter.

MAUX DE GORGE ORDINAIRES

Pour adoucir la gorge enflammée, une simple infusion de plantes émollientes : guimauve, mauve, réglisse, fleurs de sureau et d’aubépine fera du bien… Et, comme elle a bon goût, même les enfants accepteront de la prendre.

ANGINE

Indépendamment d’une consultation médicale à recommander, surtout pour les enfants, on peut utiliser :
des plantes astringentes, d’une part, pour renforcer la muqueuse pharyngée et enrayer l’inflammation : ronce, sauge officinale, aigremoine, framboisier ;
des plantes à propriétés anti-infectieuses, d’autre part, pour si possible couper la route à l’infection : eucalyptus, girofle, pin, origan, serpolet, thym.
Des gargarismes prolongés effectués avec les plantes astringentes décongestionneront la muqueuse et calmeront la douleur.
Des tisanes composées de plantes anti-infectieuses et sucrées avec du miel de thym ou de lavande aideront à contrôler l’infection.
Pour une action ” musclée ” contre les microbes, penser aux huiles essentielles de ces mêmes plantes. Faire préparer un mélange en parties égales avec ces essences dans un flacon de 10 ml. Délayer 1 goutte du mélange dans 1 cuillère à café de miel et laisser fondre en bouche (attention, c’est fort, ne pas donner aux enfants). Renouveler la prise de 2 à 4 fois par jour. On peut utiliser le même mélange dilué dans de l’huile de noisette, au demi pour les adultes, au quart pour les enfants. Cette huile sera appliquée sur la partie antérieure du cou, d’une oreille à l’autre, plusieurs fois dans la journée.
Si la fièvre accompagne l’angine, bouillon blanc, bourrache, eucalyptus, thym, en infusion, grâce à leur action sudorifique et fébrifuge, écourteront l’accès fébrile.

APHONIE-LARYNGITE

Un refroidissement, une climatisation trop forte, un courant d’air peuvent priver de voix. Sans être très douloureux, c’est très pénible, encore plus si la voix est l’instrument de travail du patient ! La solution c’est ” l’herbe aux chantres ” la bien-nommée, aussi appelée vélar (Sisymbrium officinale). Le sirop de vélar jouit d’une bonne réputation pour redonner la voix : on le prépare en faisant bouillir 80 grammes de la plante dans 1 litre d’eau jusqu’à réduction d’un tiers. Ajouter 500 g de sucre (déconseillé aux diabétiques !). Il se prend par cuillerées à soupe tout au long de la journée.
On peut plus simplement préparer une infusion avec 1 cuillerée à soupe de chacune des plantes sèches suivantes, pour 1 litre d’eau : vélar, tussilage, bouillon blanc, lierre terrestre, mauve. Boire dans la
journée.
La tradition populaire conseille aussi des gargarismes avec l’eau de cuisson d’un céleri-rave.

RHINO-PHARYNGITE RHUME DE CERVEAU

Dans ces affections banales qui handicapent tellement les jeunes enfants, le plus pénible est ce qu’on appelle familièrement ” le nez bouché “. Celui-ci est encombré de mucosités plus ou moins épaisses et plus ou moins colorées témoignant de l’infection des voies respiratoires hautes.
Le traitement privilégiera les plantes à action antiseptique et drainante (eucalyptus, serpolet, thym…), associées aux vitamines C et A ainsi qu’à des oligoéléments tels que le manganèse ou le soufre, surtout pour les enfants.
Par voie interne, les adultes pourront prendre un cocktail d’huiles essentielles : cajeput, niaouli, thym à thymol. Localement, des lavages de nez avec du sérum physiologique (enfants et adultes) assainiront cette partie des voies respiratoires.

SINUSITE

La sinusite doit s’envisager sur les plans inflammatoire et infectieux. En parallèle à des traitements inspirés de ceux qui sont conseillés pour le rhume de cerveau, des inhalations de plantes désinfectantes soulageront rapidement : préparer une infusion bien corsée de thym, romarin, origan, eucalyptus, sauge en parties égales et respirer les vapeurs de cette préparation. Les adultes pourront intensifier l’action désinfectante des inhalations en respirant un mélange d’huiles essentielles extraites de ces plantes.

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Ostéopathie: un éventail de solution

Posté par Impatient le 10 juin 2009

“Si je n’avais pas connu l’ostéopathie, je n’aurais pas pu aller à Sydney pour les jeux Olympiques”, déclarait David Douillet, quatre fois champion du monde et deux fois champion olympique de judo, lors d’une conférence de presse organisée par l’Association française des ostéopathes, le 12 octobre dernier. David Douillet souffrait de maux de dos chroniques à la suite d’un accident de moto. Les médecins consultés lui avaient tous annoncé que sa carrière était terminée. Mais il préféra faire confiance à l’ostéopathe qui le suivait depuis une dizaine d’années. Un an de soins et un travail commun entre l’entraîneur et l’ostéopathe lui permirent de résoudre ses problèmes et en 2000, à Sydney,de remporter une nouvelle médaille d’or. Ainsi, la plupart des fédérations sportives de haut niveau ont leur ostéopathe.

“Sans l’ostéopathie, je n’aurais jamais pu me sortir des problèmes de dos qui m’affligeaient régulièrement”, explique, par ailleurs, Hélène qui ne tarit pas d’éloges sur l’efficacité de cette thérapie. Louée par les sportifs de haut niveau, l’ostéopathie est plébiscitée par un nombre croissant de Français : quatre millions d’entre eux y auraient recours, selon une enquête de l’institut de sondage Cofremca de 1995. Après avoir été longtemps victime de l’ostracisme officiel, elle est (avec sa cousine la chiropratique) sur le point d’être reconnue. La fin d’une longue marche commencée, il y a plus d’un siècle aux États-Unis.
C’est en 1885 qu’Andrew Taylor Still donne le nom d’ostéopathie à la méthode de soins exclusivement manuelle qu’il est en train de mettre au point. Un vocable pas très heureux, car il tend à désigner en médecine classique toute maladie des os.

Still l’a choisi pour se situer vis-à-vis de l’homéopathie et de l’allopathie. Il veut souligner ainsi que le bon état de la charpente osseuse et des articulations est essentiel pour la santé. Mais ce serait une erreur de croire que l’ostéopathie s’occupe seulement de manipulations vertébrales et articulaires. C’est une médecine qui a une approche globale. Comme le pensait Still, elle peut agir au niveau de l’ensemble des grands systèmes du corps (appareils locomoteurs, systèmes digestifs, respiratoires, nerveux, cardiovasculaires, etc.).
Il s’agit d’une médecine fonctionnelle avec ses indications et contre-indications, qui ne remplace pas les autres approches médicales mais vient les compléter.
Depuis un siècle, les techniques manuelles ont beaucoup évolué et continuent de se perfectionner, certaines ont été empruntées à d’autres sources que l’ostéopathie, et si les ostéopathes n’utilisent plus une seule des techniques auxquelles Still recourait, ils continuent de se référer à ses grands principes.

“Les” ostéopathies

Premier principe : le corps est un tout. Os, sang, lymphe, nerfs, ou organes, aucune partie ne peut être soignée sans prendre en considération l’ensemble dans lequel elle s’insère. Il y a d’ailleurs un tissu qui assure l’unité de l’ensemble du corps, c’est le tissu conjonctif, ou fascia, dont Still avait pressenti l’importance.

Deuxième principe : la structure gouverne la fonction. L’ostéopathe ne s’en tient pas aux symptômes. Toute anomalie fonctionnelle correspond à un dysfonctionnement structurel. Il recherche donc quelles structures sont perturbées. Selon le niveau d’intervention, on distingue ainsi une ostéopathie “structurelle” qui intervient principalement sur le système locomoteur et une ostéopathie “viscérale” qui s’est beaucoup développée depuis cinquante ans. Il existe aussi une ostéopathie “crânienne”, appelée aussi crânio-sacrée, qui part de l’hypothèse d’un axe privilégié depuis le sacrum (dernière vertèbre) jusqu’à la sphère crânienne. L’ostéopathie crânienne a mis en évidence les micromouvements des os du crâne.

Enfin, Still avait compris l’importance de la bonne circulation du sang et de l’influx nerveux pour la régulation de l’organisme. Il affirmait, non sans raison, que le corps fabrique toutes les substances qui sont nécessaires à son équilibre, l’ostéopathie n’étant là que pour favoriser leur bonne utilisation. Bien entendu, l’alimentation et l’air que nous respirons apportent aussi des substances nécessaires à notre organisme et, à la suite de Still, les ostéopathes préconisent une bonne hygiène naturelle, à l’instar des naturopathes.

Il n’y a pas que les médicaments

La consultation en ostéopathie débute par le “diagnostic spécifique” : un interrogatoire et des examens du patient en posture debout, assis ou couché, avec des tests palpatoires qui permettent de rechercher si le patient relève bien de l’ostéopathie, et quelles zones de son corps sont perturbées. En effet, les symptômes ne sont en général que la résultante de différents problèmes, et des blocages peuvent se situer à distance de la zone douloureuse. Une entorse, par exemple, est certes un traumatisme à la cheville, mais si elle s’est produite, c’est le plus souvent parce qu’il y a d’autres problèmes qui ont affaibli le terrain.
Héritière de pratiques manuelles utilisées par les rebouteux et parfois certains médecins jusqu’au XIXe siècle, mais oubliées par la médecine moderne, l’ostéopathie rappelle de manière éclatante que la maladie ne se soigne pas uniquement avec des médicaments. Une vérité qui a dû lentement faire son chemin… Longtemps décriés, les ostéopathes ont aujourd’hui fait leurs preuves. Ils sont désormais soutenus par de nombreux médecins (chirurgiens, orthopédistes, dentistes, neurologues, pédiatres, gynécologues) et scientifiques.

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Cystites: Efficacité de l’homéopathie

Posté par Impatient le 10 juin 2009

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Les cystites ou infections urinaires ne sont pas une fatalité et nombreux sont les remèdes homéopathiques, permettant de les calmer, voire de les faire disparaître.

Les cystites ou infections urinaires ne sont pas une fatalité et nombreux sont les remèdes homéopathiques, permettant de les calmer, voire de les faire disparaître.

Désespérantes pour les médecins par leur persistance, trop souvent revenues chez les femmes, les cystites sont liées aux émotions. Pour les médecins une cystite est une inflammation de la muqueuse de la vessie, pour les femmes c’est cette brûlure, parfois insoutenable, qui oblige à se vider la vessie très fréquemment, ce qui ne soulage d’ailleurs pas toujours ! Les femmes en sont affectées beaucoup plus souvent que les hommes pour des raisons anatomiques bien simples : l’orifice urinaire (ou méat urinaire) est situé à l’entrée du vagin juste en dessous du clitoris et, de plus, les organes génitaux féminins sont assez situés près de l’anus… Il est donc “facile” pour des microbes de coloniser cet orifice et, si les conditions s’y prêtent, de déclencher une infection ou au moins une inflammation… “ça brûle !!!”.
Les conditions favorisantes sont nombreuses:

- ne pas boire suffisamment ;
- être constipé ou avoir des problèmes d’intestin ;
- ne pas avoir une très bonne hygiène locale et on doit souvent rappeler aux petites filles ou à leurs mères qu’il faut éviter d’essuyer la vulve d’arrière en avant ;
- avoir trop d’hygiène locale ; car les savons trop décapants utilisés au niveau vaginal ou vulvaire abîment la flore vaginale destinée à nous protéger des germes étrangers (comme la flore buccale en d’autres lieux) ;
- oublier que le sexe masculin se nettoie avant les rapports vaginaux sans préservatif ;
- avoir des rapports non protégés avec un homme lui-même affecté d’une infection urinaire ou prostatique, parfois chronique et indolore. Alors la cystite s’accompagne d’une vaginite avec les mêmes microbes que le partenaire ;
- avoir une alimentation qui favorise l’inflammation de la muqueuse vésicale (asperge, acides);
- enfin, prendre des antiseptiques urinaires à la moindre gêne, ce qui calme provisoirement mais empêche de tuer vraiment le microbe en cause.

Pourquoi apparaissent-elles ?

La plupart des patientes qui viennent consulter un homéopathe ont déjà eu de nombreuses cystites : qu’il y ait eu ou non d’examen des urines, elles ont pris chaque fois un antibiotique (ou d’elles-mêmes un antiseptique urinaire) avec un soulagement… provisoire ! Toutes demandent une vraie guérison.

Lorsqu’une anomalie d’ordre congénital ou infectieux modifie la forme des conduits urinaires ou lorsqu’il y a un obstacle, par exemple un calcul, la vraie réponse est chirurgicale. Mais, dans l’attente de l’intervention, en particulier chez le jeune enfant, il peut être habile d’utiliser des dilutions homéopathiques de Colibacillinum 15 CH (1 dose tous les quinze jours ou tous les mois) tout en continuant de contrôler régulièrement les urines. Cette stratégie permet de piéger le germe qui infecte les urines de manière plus efficace que la fameuse couverture antibiotique de plusieurs mois qui sélectionne les résistances microbiennes et rend les récidives très difficiles à contrôler.

À l’étranger, il est possible de se procurer des souches microbiennes autres que le colibacille (ou Escherichia Coli) comme Proteus mirabilis ou Klebsiella. Ces remèdes auraient pour effet de stimuler les défenses immunitaires de l’hôte contre l’envahisseur. Cette technique de traitement est utilisable dans tous les cas d’infections occasionnées par de tels germes : tous ceux que nous autres, médecins, rencontrons dans les problèmes de cystite sont des germes normaux de notre flore intestinale mais qui n’ont rien à faire dans les voies urinaires.

Au-delà de la réponse spécifique à l’épisode infectieux, l’homéopathe va également s’intéresser aux conditions d’apparition de l’infection : telle jeune femme qui découvre sa sexualité et ses brûlures du lendemain peut être soulagée par une dose de Staphysagria 15 CH, surtout si son partenaire a été un peu malhabile ou décevant. Même remède pour une cystite survenant après une déception, une contrariété ou encore une colère, ce qui ne dispense jamais de faire un examen d’urine pour identifier le germe incriminé, et éventuellement recourir aux antibiotiques.

Certaines personnes font des cystites chaque fois qu’elles subissent un geste médical au niveau urinaire (sondage) ou génital (bilan uro-dynamique ou rééducation du périnée) : la prise de Eryngium aquaticum 9 CH ou de Populus tremoloïdes 9 CH avant chaque examen peut éviter ces douleurs. Parfois, le médecin devra procéder à une véritable enquête avant de découvrir qu’Agnès a des infections depuis qu’elle ne prend plus la pilule, parce que son partenaire est porteur d’une prostatite chronique à colibacille.

Ou que Marie a toujours des infections à Proteus, germe plutôt résistant, quand elle boit l’eau de son puits et à simples colibacilles quand elle boit de l’eau minérale : le puits serait-il contaminé? l’enquête suit son cours…
En outre, certains profils de femmes semblent plus sensibles que d’autres.

Ainsi, notre amie Sepia, parfois morose ou dépressive, exprimera sa détresse par des cystites… à moins que ce ne soient les cystites qui la dépriment.

Platina, dite théâtrale et compliquée mais souvent simplement mal à l’aise quand elle n’est pas chez elle, est constipée lors des voyages et y ajoute souvent des cystites.

Pulsatilla, plus timide et discrète, ne boit pas suffisamment et a des brûlures avant ses règles, par congestion du périnée.

Ambra Grisea, très impressionnable dès qu’il y a des étrangers, est aussi une jeune fille inquiète qui ira uriner, parfois avec des brûlures, plusieurs fois le soir avant d’aller se coucher, faisant craindre une vraie cystite là où il n’y a qu’une anxiété à apaiser.

Arsenicum album correspond plutôt à un homme inquiet mais aussi agité, que ses cystites accompagnées souvent de diarrhées réveillent la nuit vers 1 heure du matin. Lycopodium, aussi perfectionniste que le précédent est anxieux, est souvent constipé ou gêné aux niveaux digestif et urinaire avec parfois des calculs urinaires qui favorisent les infections à répétition. Le profil le plus désespérant, car il semble que rien ne le soulage et que les traitements antibiotiques ne fassent qu’anticiper sur le prochain épisode infectieux dû à un autre germe, encore plus résistant, c’est Silicea.

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Phytothérapie: Combattre la fatigue de l’hiver

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Avec l’hiver, nos besoins en nutriments vitaux augmentent.
Des jours plus courts, une température plus basse, une moindre luminosité changent nos biorythmes et notre organisme peine à s’adapter. Résultat, la fatigue s’installe.

Pour contrôler la fatigue, il nous faut un “coup de fouet” procuré par des vitamines, minéraux, oligoéléments, acides aminés, acides gras essentiels et autres stimulants parmi lesquels les plantes ont une place de choix. Certaines sont capables de relever le niveau de l’immunité naturelle. Il ne faut pas les négliger.

Le coup de fouet évoqué ne suppose pas le recours à des excitants mais à des stimulants qui sauront apporter au corps les éléments vitaux dont il a besoin pour fonctionner à plein rendement. On les trouve dans le commerce sous forme de compléments nutritionnels que l’on choisira de la meilleure origine et préparés de la manière la plus naturelle.

LES STIMULANTS CLASSIQUES

Efficaces et sans danger, ceux qui viennent spontanément à l’esprit sont le ginseng, la gelée royale et la vitamine C. Ils sont en effet incontournables et peuvent être relayés par d’autres pour relancer le processus anti-fatigue.

La gelée royale
Riche en vitamine B5, elle est indiquée à tout âge ; les enfants, les personnes âgées et celles qui supportent mal l’hiver en tireront le plus grand bénéfice. Elle redonne du tonus et favorise la défense contre les maladies infectieuses.
On la prend en mélange avec du miel au moins pendant 20 jours.
Dans les produits de la ruche, on peut aussi penser au pollen, plein de vitamines, d’acides aminés et de minéraux (bien “mâcher” les pelotes de pollen) et à la propolis. L’un et l’autre donnent du tonus et augmentent la résistance du corps en renforçant ses défenses. Attention cependant, les personnes allergiques au pollen doivent être prudentes.

Le ginseng
C’est un tonique général de premier ordre qui active les échanges et aussi une plante dite “adaptogène” c’est-à-dire qu’elle aide l’organisme à s’adapter et à surmonter les stress et les agressions organiques de toutes espèces. Son domaine d’action est vaste : c’est un stimulant général, intellectuel, cardiaque, nerveux, pulmonaire, sexuel…, un dépuratif, un stomachique (facilite la digestion gastrique) et un fébrifuge (anti-fièvre). On peut le prendre en gélules ou en préparations liquides : teinture-mère ou extrait fluide glycériné miellé.
Un cousin russe du ginseng, l’éleuthérocoque jouit des mêmes propriétés… mais il est moins célèbre. On peut l’utiliser de la même manière.

La vitamine C
Championne tous azimuts de la nutrithérapie, la vitamine C stimule la vitalité, protège contre les infections diverses et tonifie la circulation dans les veines et les capillaires.
Il est préférable de choisir une vitamine C naturelle. On en trouve par exemple sous forme de comprimés à croquer, dosés à 250 mg, associant acérola et cassis pour dynamiser sans exciter.

La spiruline de Cuba
Cette micro-algue bleue d’eau douce, 100% naturelle, est un fortifiant général. Elle nourrit l’organisme, l’équilibre et le stimule sans engendrer le moindre déchet. Aussi utile à l’enfant qu’à la personne âgée ou au sportif, elle renforce le terrain et convient dans toutes les sortes de fatigue : physique, intellectuelle, nerveuse. Prise dans le cadre d’un régime amincissant, elle évite la fatigue réactionnelle au processus d’élimination.

Les algues marines
En extraits concentrés, elles sont remarquablement bio-disponibles après élimination de la partie inerte de l’algue et grâce à des techniques d’extraction permettant d’isoler la totalité des substances actives sans les dénaturer.
Selon les algues utilisées, il est possible d’axer la stimulation sur telle ou telle fonction: tonification, reminéralisation, protection cellulaire, amincissement sans fatigue, etc.

L’ail
L’ail est le plus ancien et le plus réputé des grands remèdes naturels. Aujourd’hui, ses propriétés thérapeutiques sont largement confirmées par l’analyse de ses composants. Galien ou Paracelse disaient : “L’ail est la thériaque des paysans”; c’est-à-dire qu’il est “l’aliment-remède parfait” capable de traiter tous les maux. Tonique général, préventif des affections cardiovasculaires, anti-infectieux, fluidifiant du sang, vermifuge… la liste est longue. Une récente étude chinoise montre que le risque de mourir d’un cancer est réduit par deux chez les consommateurs de 20 g d’ail par jour !
Son seul inconvénient, c’est l’odeur qui émane de la peau et de l’haleine des consommateurs -aussi, si l’on craint cet effet désagréable, le prendre sous forme de gélules ou de comprimés désodorisés- mais c’est moins bon qu’en salade avec lardons et croûtons !

LES PLANTES RÉCEMMENT ENTREES DANS NOTRE PHARMACOPEE

Le guarana
D’utilisation relativement récente en Europe, le guarana qui nous vient d’Amazonie est connu des indiens Guaranis depuis le XVIIe siècle. C’est la plante au monde la plus riche en caféine (4,5 g pour 100 g) mais -et c’est ce qui change tout- elle contient également une grande quantité de tanins (jusqu’à 10 g pour 100 g). Ceux-ci permettent à la caféine de se libérer plus lentement dans l’organisme tout en rendant ses effets plus durables sans susciter l’état de surexcitation souvent constaté chez les buveurs de café.
Le guarana présente donc un grand intérêt en tant que stimulant de l’activité physique et intellectuelle. Précieux en
période d’examen ou de surcharge de travail, il donne aussi un coup de fouet naturel aux sportifs à l’approche d’une compétition.
Dans un autre ordre d’action, le guarana, par sa caféine, permet de brûler et d’éliminer les graisses, d’autant que les oligoéléments et les vitamines qu’il renferme lui permettent de diminuer la sensation de faim. Citons aussi son action positive sur la baisse de forme et de moral qui accompagne le régime. On peut l’utiliser en gélules ou en boisson.

Le maté
Boisson nationale dans une bonne partie de l’Amérique du sud, le maté est préparé à partir des feuilles et des branches sèches d’un arbre (Ilex paraguarensis).
Les indiens Guaranis (encore eux !) utilisaient déjà la “Yerba mate” pour son bon goût et pour ses vertus qui leur donnaient une plus grande résistance aux efforts et le pouvoir de calmer la faim et la soif.
Le maté est un stimulant sans effets secondaires ni toxicité. Il contient de grandes quantités de vitamines et de minéraux. Son principe actif original, la matéine, tout en étant un stimulant puissant ne produit pas d’agitation nerveuse. Au contraire, elle stimule et équilibre le système nerveux central et n’induit pas de dépendance. Ainsi le maté serait particulièrement indiqué en cas de fatigue nerveuse, d’anxiété et de dépression.
Signalons enfin ses effets sur le poids qui sont les mêmes que ceux du guarana.

Le schisandra (Schisandra chinensis, de la famille des magnoliacées)
Excellent fortifiant, le schisandra est une des principales plantes toniques chinoises. Très efficace en période de stress, il redonne de l’énergie. Les baies tonifient les reins et les organes sexuels, protègent le foie, renforcent le système nerveux et purifient le sang.
En chinois, il signifie “cinq plantes parfumées” car il rappelle la saveur des cinq énergies élémentaires. L’étendue de ses effets toniques, peut le faire considérer comme un stimulant de l’immunité de l’individu.
Dans ce rapide tour d’horizon des plantes capables de vous aider à contrôler les fatigues de l’hiver, voilà celles considérées comme les plus performantes ou les plus originales.
Il serait injuste de ne pas citer aussi quelques plantes tonifiantes de la tradition phytothérapique : la sauge, le thym, le romarin, l’origan, la cannelle, la girofle…
Utilisées en huiles essentielles, à raison de 4 à 6 gouttes par jour ou bien en extraits hydro-
alcooliques, seules ou en association, elles aussi sont capables de vous redonner la pêche.

LES PLANTES QUI REVEILLENT LE SYSTEME IMMUNITAIRE

Certaines plantes de la pharmacopée européenne ou étrangère sont renommées pour leur potentiel de stimulation de notre immunité naturelle. Leur effet est un effet de “terrain”. Il est difficile de définir si une plante appartient plutôt à la classe des stimulantes qu’à celle des tonifiantes de l’immunité. Choisissez l’une ou l’autre en fonction des propriétés individuelles qui lui sont attribuées.

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Troubles Gynécologiques et Qi Gong

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Des règles douloureuses aux troubles de la ménopause, cette gymnastique chinoise permet de prévenir et de soigner certains problèmes gynécologiques.

Le Qi Gong de la femme a été mis au point par Mme Liu Ya Fei. Maître de Qi Gong, elle est directrice du centre national de Qi Gong de Beidaihe en Chine, un centre d’enseignement, de recherche et de soins. En France, cette technique est enseignée à Paris (des stages sont organisés dans les régions) au centre “Les Temps du corps”(10, rue de l’Échiquier, 75010 Paris. Tél. : 01 48 01 68 28). Dans ce lieu consacré à la culture chinoise sont aussi dispensés des cours de Taï Chi, de musique traditionnelle, etc. Depuis janvier dernier, de nouvelles activités sont proposées, entre autres, les cours de Qi Gong de la femme enseignés par Mme Ke Wen. Cette dernière retourne régulièrement en Chine pendant trois ou quatre mois, pour se ressourcer et travailler avec Mme Liu Ya Fei, fille de Liu Gui Zhen qui a structuré et élaboré les bases du Qi Gong médical.

Le Qi Gong de la femme a deux objectifs principaux : favoriser l’équilibre hormonal aux différents âges de la vie et trouver l’équilibre émotionnel entre le corps et l’esprit. Il comprend une série d’auto-massages, un travail de visualisation et des mouvements spontanés. Selon la médecine chinoise, la femme est “yin”, reliée au sang. Trois méridiens concernent plus particulièrement son système hormonal : le “Ren Mai”, un des vaisseaux qui possèdent des points indépendants des autres méridiens et dont le trajet suit une ligne médiane (de la bouche aux organes génitaux) sur la face antérieure du corps. Il intervient dans les affections abdominales et contrôle tous les méridiens “yin”. C’est le méridien le plus important pour la femme. En cas d’atteinte du “Ren Mai”, les organes génitaux peuvent être douloureux ainsi que les règles. On constate aussi des pertes blanches et rouges, des problèmes de stérilité. Autre méridien en lien avec le système hormonal féminin, le “Du Mai”, vaisseau gouverneur qui régit le “yang” de l’organisme et conserve l’énergie ancestrale, enfin le “Chong Mai”, le méridien central.

“Un cours commence toujours par une relaxation afin de permettre au corps et au mental d’être calme et détendu. D’abord, on se réchauffe, explique Mme Ke Wen. Puis j’apprends aux femmes à se masser les seins, d’abord de l’intérieur vers l’extérieur, puis l’inverse. Ce massage particulier aide la femme à bien sentir son corps. On travaille ensuite sur tout le trajet du “Ren Mai” pour nourrir l’énergie “yin” de l’utérus. On insiste sur certains points importants comme celui situé entre les deux seins. Le “Ren Mai” est un véritable fleuve de vie. Les massages peuvent être adaptés en fonction des problèmes. L’essentiel est de faire circuler l’énergie pour nourrir l’utérus. Ces exercices s’adressent à toutes les femmes, à tous les âges de la vie, mais plus particulièrement après 35 ans.”

15 mouvements (un mouvement par cours) ont été mis au point par Mme Liu Ya Fei et font travailler tout le corps car la médecine chinoise œuvre dans la globalité. De nombreux exercices concernent la mobilité du bassin afin d’éviter le blocage de l’énergie dans le bas-ventre. Ce travail permet aussi de prendre conscience de l’importance de la souplesse du bassin, de l’ouverture et de la fermeture du corps. Il s’agit d’un ressenti dans la profondeur de soi. “Pendant les cours et les stages, les femmes sont très émues, elles pleurent parfois, explique Mme Ke Wen. On travaille sur des musiques de tous les pays du monde qui réveillent les corps. Les exercices développent une vision positive de soi, et favorisent l’équilibre et une meilleure confiance. L’objectif est d’apprendre à aimer son corps, à être fière d’être une femme, à s’accepter.”
Le Qi Gong de la femme, enseigné en France tient compte de la culture occidentale. Il conduit à respecter la nature mais sans la laisser faire…

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La Chiropratique

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Depuis quelques années, la chiropratique bénéficie d’un statut légal en France.
Une reconnaissance justifiée par les résultats obtenus dans de nombreux domaines.

Victime d’un accident grave, Fataine ne pouvait plus s’asseoir. Elle se félicite d’avoir eu recours à la chiropratique. ” La chiropratique m’a permis de résoudre un accident sportif, elle contribue à améliorer ma forme physique, à équilibrer mon système nerveux et à renforcer mes défenses immunitaires “, raconte Franck. Plébiscitée par un nombre croissant de patients, elle doit son succès à son action globale : loin de se réduire à des manœuvres vertébrales, c’est une médecine qui agit principalement sur le système nerveux.

L’ajustement vertébral

C’est il y a un peu plus de cent ans que Daniel David Palmer met au point cette discipline à laquelle il donne le nom de chiropratique ou chiropraxie (du grec chiro = main). Le chiropraticien s’intéresse tout particulièrement à la colonne vertébrale et aux nombreuses perturbations qui l’affectent, y compris celles qui sont infimes et non décelables par les examens médicaux classiques (radios notamment), et auxquelles il donne le nom de ” subluxations “. Il agit de manière exclusivement manuelle (pas de médicaments), en pratiquant des ” ajustements ” vertébraux, destinés à supprimer ces subluxations. Bien qu’elle attribue un rôle central à la colonne, parce qu’elle est la charpente de notre corps, la chiropratique est une médecine globale qui s’intéresse à l’ensemble de la santé. C’est le système nerveux qui fait le lien entre la colonne vertébrale et le reste du corps. À l’origine, Daniel David Palmer considérait qu’une mauvaise position d’une vertèbre pouvait pincer un nerf et entraîner des douleurs. On sait aujourd’hui que, sauf traumatisme grave, les vertèbres ne se déplacent pas et qu’elles ne peuvent comprimer directement les nerfs. Mais l’intuition fondamentale de Palmer demeure : il y a une unité du ” neurosquelette “.
La moelle épinière, qui est comme une extension du cerveau, traverse la colonne et se prolonge vers le reste du corps avec les nerfs qui sortent à travers les trous de conjugaisons des vertèbres. Toute perte de flexibilité de la colonne a des conséquences sur le système nerveux. La subluxation est envisagée aujourd’hui comme un système complexe, recouvrant un ensemble de dysfonctionnements articulaires, musculaires, ligamentaires et nerveux. ” C’est au niveau des articulations et notamment au niveau des vertèbres que l’on a le plus de récepteurs nerveux “, remarque Denis Alemi, chiropraticien qui a poursuivi une formation plus poussée en neurologie. ” Notre système nerveux est le système d’adaptation à l’environnement par excellence”, précise de son côté Alain Benhamou. Auteur du livre ” Mon dos, ma vie ” (éd. Saep), il explique que la chiropratique agit de manière préventive ou curative pour préserver cette capacité d’adaptation face aux trois grandes catégories de stress que sont ” les stress physiques, chimiques ou émotionnels”.
La séance de chiropratique commence par un bilan complet avec un questionnaire, puis une batterie de tests de mobilité, de fatigabilité, de kinésiologie (La kinésiologie est une technique mise au point par des chiropraticiens. Destinée à mesurer la capacité de résistance musculaire à une pression, c’est aussi un test du tonus nerveux. Elle connaît un développement dans de nombreux domaines qui ne relèvent plus de la chiropratique , ainsi que des tests réflexes et différents examens neurologiques. Le bilan est bien sûr plus large lors de la première séance. Si nécessaire, le chiropraticien examine aussi des radios: sa formation poussée dans ce domaine le rend particulièrement compétent pour les lire. Il pratique ensuite des ajustements, destinés à corriger les dysfonctionnements qu’il a mis en évidence. Certaines de ces manœuvres sont effectuées sur une table d’examen articulée. Les pressions directes pratiquées sur la colonne (Ces manœuvres directes représentent la principale différence avec l’ostéopathie qui agit de manière indirecte.) peuvent parfois créer un effet de surprise, mais on est loin des manipulations brutales pratiquées autrefois par des professionnels pas toujours compétents. Il y a en fait un ensemble extrêmement diversifié de techniques douces d’ajustement articulaire, neuromusculaire et tissulaire. Le praticien agit toujours dans une perspective globale de santé et, outre les ajustements, il va recommander aux patients une hygiène alimentaire, physique et psychologique.24_1[1]

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