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Archive de la catégorie «Bien-Etre»

Phytothérapie: Combattre la fatigue de l’hiver

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Avec l’hiver, nos besoins en nutriments vitaux augmentent.
Des jours plus courts, une température plus basse, une moindre luminosité changent nos biorythmes et notre organisme peine à s’adapter. Résultat, la fatigue s’installe.

Pour contrôler la fatigue, il nous faut un “coup de fouet” procuré par des vitamines, minéraux, oligoéléments, acides aminés, acides gras essentiels et autres stimulants parmi lesquels les plantes ont une place de choix. Certaines sont capables de relever le niveau de l’immunité naturelle. Il ne faut pas les négliger.

Le coup de fouet évoqué ne suppose pas le recours à des excitants mais à des stimulants qui sauront apporter au corps les éléments vitaux dont il a besoin pour fonctionner à plein rendement. On les trouve dans le commerce sous forme de compléments nutritionnels que l’on choisira de la meilleure origine et préparés de la manière la plus naturelle.

LES STIMULANTS CLASSIQUES

Efficaces et sans danger, ceux qui viennent spontanément à l’esprit sont le ginseng, la gelée royale et la vitamine C. Ils sont en effet incontournables et peuvent être relayés par d’autres pour relancer le processus anti-fatigue.

La gelée royale
Riche en vitamine B5, elle est indiquée à tout âge ; les enfants, les personnes âgées et celles qui supportent mal l’hiver en tireront le plus grand bénéfice. Elle redonne du tonus et favorise la défense contre les maladies infectieuses.
On la prend en mélange avec du miel au moins pendant 20 jours.
Dans les produits de la ruche, on peut aussi penser au pollen, plein de vitamines, d’acides aminés et de minéraux (bien “mâcher” les pelotes de pollen) et à la propolis. L’un et l’autre donnent du tonus et augmentent la résistance du corps en renforçant ses défenses. Attention cependant, les personnes allergiques au pollen doivent être prudentes.

Le ginseng
C’est un tonique général de premier ordre qui active les échanges et aussi une plante dite “adaptogène” c’est-à-dire qu’elle aide l’organisme à s’adapter et à surmonter les stress et les agressions organiques de toutes espèces. Son domaine d’action est vaste : c’est un stimulant général, intellectuel, cardiaque, nerveux, pulmonaire, sexuel…, un dépuratif, un stomachique (facilite la digestion gastrique) et un fébrifuge (anti-fièvre). On peut le prendre en gélules ou en préparations liquides : teinture-mère ou extrait fluide glycériné miellé.
Un cousin russe du ginseng, l’éleuthérocoque jouit des mêmes propriétés… mais il est moins célèbre. On peut l’utiliser de la même manière.

La vitamine C
Championne tous azimuts de la nutrithérapie, la vitamine C stimule la vitalité, protège contre les infections diverses et tonifie la circulation dans les veines et les capillaires.
Il est préférable de choisir une vitamine C naturelle. On en trouve par exemple sous forme de comprimés à croquer, dosés à 250 mg, associant acérola et cassis pour dynamiser sans exciter.

La spiruline de Cuba
Cette micro-algue bleue d’eau douce, 100% naturelle, est un fortifiant général. Elle nourrit l’organisme, l’équilibre et le stimule sans engendrer le moindre déchet. Aussi utile à l’enfant qu’à la personne âgée ou au sportif, elle renforce le terrain et convient dans toutes les sortes de fatigue : physique, intellectuelle, nerveuse. Prise dans le cadre d’un régime amincissant, elle évite la fatigue réactionnelle au processus d’élimination.

Les algues marines
En extraits concentrés, elles sont remarquablement bio-disponibles après élimination de la partie inerte de l’algue et grâce à des techniques d’extraction permettant d’isoler la totalité des substances actives sans les dénaturer.
Selon les algues utilisées, il est possible d’axer la stimulation sur telle ou telle fonction: tonification, reminéralisation, protection cellulaire, amincissement sans fatigue, etc.

L’ail
L’ail est le plus ancien et le plus réputé des grands remèdes naturels. Aujourd’hui, ses propriétés thérapeutiques sont largement confirmées par l’analyse de ses composants. Galien ou Paracelse disaient : “L’ail est la thériaque des paysans”; c’est-à-dire qu’il est “l’aliment-remède parfait” capable de traiter tous les maux. Tonique général, préventif des affections cardiovasculaires, anti-infectieux, fluidifiant du sang, vermifuge… la liste est longue. Une récente étude chinoise montre que le risque de mourir d’un cancer est réduit par deux chez les consommateurs de 20 g d’ail par jour !
Son seul inconvénient, c’est l’odeur qui émane de la peau et de l’haleine des consommateurs -aussi, si l’on craint cet effet désagréable, le prendre sous forme de gélules ou de comprimés désodorisés- mais c’est moins bon qu’en salade avec lardons et croûtons !

LES PLANTES RÉCEMMENT ENTREES DANS NOTRE PHARMACOPEE

Le guarana
D’utilisation relativement récente en Europe, le guarana qui nous vient d’Amazonie est connu des indiens Guaranis depuis le XVIIe siècle. C’est la plante au monde la plus riche en caféine (4,5 g pour 100 g) mais -et c’est ce qui change tout- elle contient également une grande quantité de tanins (jusqu’à 10 g pour 100 g). Ceux-ci permettent à la caféine de se libérer plus lentement dans l’organisme tout en rendant ses effets plus durables sans susciter l’état de surexcitation souvent constaté chez les buveurs de café.
Le guarana présente donc un grand intérêt en tant que stimulant de l’activité physique et intellectuelle. Précieux en
période d’examen ou de surcharge de travail, il donne aussi un coup de fouet naturel aux sportifs à l’approche d’une compétition.
Dans un autre ordre d’action, le guarana, par sa caféine, permet de brûler et d’éliminer les graisses, d’autant que les oligoéléments et les vitamines qu’il renferme lui permettent de diminuer la sensation de faim. Citons aussi son action positive sur la baisse de forme et de moral qui accompagne le régime. On peut l’utiliser en gélules ou en boisson.

Le maté
Boisson nationale dans une bonne partie de l’Amérique du sud, le maté est préparé à partir des feuilles et des branches sèches d’un arbre (Ilex paraguarensis).
Les indiens Guaranis (encore eux !) utilisaient déjà la “Yerba mate” pour son bon goût et pour ses vertus qui leur donnaient une plus grande résistance aux efforts et le pouvoir de calmer la faim et la soif.
Le maté est un stimulant sans effets secondaires ni toxicité. Il contient de grandes quantités de vitamines et de minéraux. Son principe actif original, la matéine, tout en étant un stimulant puissant ne produit pas d’agitation nerveuse. Au contraire, elle stimule et équilibre le système nerveux central et n’induit pas de dépendance. Ainsi le maté serait particulièrement indiqué en cas de fatigue nerveuse, d’anxiété et de dépression.
Signalons enfin ses effets sur le poids qui sont les mêmes que ceux du guarana.

Le schisandra (Schisandra chinensis, de la famille des magnoliacées)
Excellent fortifiant, le schisandra est une des principales plantes toniques chinoises. Très efficace en période de stress, il redonne de l’énergie. Les baies tonifient les reins et les organes sexuels, protègent le foie, renforcent le système nerveux et purifient le sang.
En chinois, il signifie “cinq plantes parfumées” car il rappelle la saveur des cinq énergies élémentaires. L’étendue de ses effets toniques, peut le faire considérer comme un stimulant de l’immunité de l’individu.
Dans ce rapide tour d’horizon des plantes capables de vous aider à contrôler les fatigues de l’hiver, voilà celles considérées comme les plus performantes ou les plus originales.
Il serait injuste de ne pas citer aussi quelques plantes tonifiantes de la tradition phytothérapique : la sauge, le thym, le romarin, l’origan, la cannelle, la girofle…
Utilisées en huiles essentielles, à raison de 4 à 6 gouttes par jour ou bien en extraits hydro-
alcooliques, seules ou en association, elles aussi sont capables de vous redonner la pêche.

LES PLANTES QUI REVEILLENT LE SYSTEME IMMUNITAIRE

Certaines plantes de la pharmacopée européenne ou étrangère sont renommées pour leur potentiel de stimulation de notre immunité naturelle. Leur effet est un effet de “terrain”. Il est difficile de définir si une plante appartient plutôt à la classe des stimulantes qu’à celle des tonifiantes de l’immunité. Choisissez l’une ou l’autre en fonction des propriétés individuelles qui lui sont attribuées.

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Acides gras : essentiels à notre santé

Posté par Impatient le 5 juin 2009

Olive, arachide, colza, les huiles sont les reines de la cuisine. Complémentées par des huiles d’onagre, de bourrache, de cameline, de poissons, elles constituent un atout santé.

Parmi les huiles alimentaires, seules les vierges – de première pression à froid (Les huiles vierges de première pression à froid sont obtenues par simple pressage des fruits sans adjonction de solvants et sans augmentation de température) – ont un parfum, une couleur, un fruité, une fluidité, une légèreté, qui permettent de les distinguer entre elles. Ces nuances tiennent à leur composition en acides gras, qui sont aux huiles ce que sont les pigments aux couleurs : les éléments de base. Chaque acide gras (nous les désignerons par AG) est doté de propriétés qui méritent d’être connues.

Acides gras : saturés à insaturés

Première caractéristique de ces AG, ils sont saturés ou insaturés selon que leur molécule est capable d’accrocher, ou de s’accrocher à d’autres molécules. Plus elles sont composées d’AG saturés, plus les huiles sont stables à la lumière et à la chaleur. C’est le cas extrême de l’huile de palme dont les AG sont tellement saturés naturellement (Le raffinage permet artificiellement de saturer les huiles) qu’à la température ordinaire elle se présente sous forme concrète (c’est-à-dire solide) et non liquide. Ces huiles dites stables sont réservées à la cuisson et aux fritures. À l’inverse plus elles sont riches en AG insaturés, plus elles sont fragiles et se transforment sous l’effet de la chaleur ou de l’oxygène de l’air : elles rancissent vite. C’est le cas de l’huile de noix à utiliser exclusivement à froid dans les salades.
Chaque huile est composée en proportion variable d’AG saturés et insaturés. De plus, les AG insaturés se répartissent entre mono-insaturés et poly-insaturés. L’huile d’olive est bien équilibrée en ces divers acides gras, d’où son intérêt pour la cuisson et l’usage à froid (voir tableau page 36). Le fameux régime crétois préconise deux cuillerées à soupe par jour d’un mélange (60 % – 40 %) d’huile d’olive et de colza (L’huile de colza a longtemps été victime d’ostracisme, légitimé par la présence d’un composé : l’acide érucique qui s’avérait être toxique. Depuis on cultive des variétés de colza qui ne le contiennent pas). On trouve également des AG mono-insaturés dans l’avocat, le foie gras, les graisses d’oie et de canard.

Les oméga essentiels

Les AG polyinsaturés (AGPI), sont classés en deux groupes : ceux de la série oméga 6 surtout présents dans les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin. Et ceux de la série oméga 3, présents dans les noix, le pourpier, le colza, la cameline, et les poissons gras . Ces acides gras sont des constituants essentiels des membranes cellulaires. Ils en assurent la fluidité et facilitent les échanges et doivent impérativement être apportés par l’alimentation. Cela dit, la famille oméga 6 participe aussi à la fabrication des prostaglandines précurseurs d’hormones et de médiateurs aux actions multiples. Parmi les oméga 6, l’acide gamma-linolénique (100g d’huile d’onagre en contient 10 g) interviendrait favorablement sur le syndrome menstruel, il module l’activation des lymphocytes en cas d’infection. De leur côté les oméga 3 ont des propriétés anti-agrégantes et anti-inflammatoires, et jouent un rôle protecteur vis-à-vis de l’athérosclérose et de ses complications et optimisent les réactions immunitaires.

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Oméga 3

Posté par Impatient le 5 juin 2009

Tous ces produits, sauf l’huile de capelan, sont à conserver strictement à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. Impérativement, ne pas cuire.

- L’huile de pépins de courge (Cucurbita pepo), est appréciée dans les problèmes de prostate.-  L’huile de foie de morue. Outre sa richesse en vitamines A et D, elle contient également des acides gras essentiels de la série oméga 3 : l’EPA et la DHA, que les personnes âgées ne peuvent plus fabriquer.

- L’huile de capelan est tirée de ce poisson vivant dans les eaux froides d’Islande. Elle est très stable, elle protège les vaisseaux.

- L’huile de cameline provient d’une plante crucifère (Camelina sativa) qui fait partie des très anciennes cultures oléagineuses européennes. Sa richesse en acide alpha-linolénique (de 30 % à 42 %) de la famille des oméga 3 est exceptionnelle, ce qui la fait ressembler à l’huile de lin (voir ci-dessous) et au pourpier (plante poussant sur des terrains pauvres et secs et consommée en salade). Elle contient également des oméga 6 en bonne proportion (16 à 25 %).

- L’huile de lin, interdite en France, autorisée dans les autres pays européens, est obtenue à partir des graines mûres fraîches. Elle est très riche en acide alpha-linolénique. Action anticoagulante et prévention cardiovasculaire.

- L’huile d’onagre contient 80 % d’acides gras poly-insaturés (dont 10 % d’acide gamma-linolénique). Elle est conseillée contre les excès de cholestérol et elle agit favorablement sur le syndrome prémenstruel. Action anticoagulante et prévention cardiovasculaire.

- L’huile de bourrache (Borago officinalis) est obtenue à partir des graines. Sa richesse en acide gamma-linolénique (de la série des oméga 6) la rend intéressante dans les troubles prémenstruels, les inflammations. Certains la préconisent pour réduire les troubles d’irritabilité et la dépression.

- L’huile de carthame (Carthamus inctorius), est
extraite des graines, elle contient au moins 70 % d’acide linoléique, elle peut servir aux mayonnaises, salades, assaisonnements en tous genres.

- L’huile d’echium (Echium vulgare), est principalement utilisée pour sa haute concentration en acide gamma-linolénique. C’est une huile nouvelle et encore onéreuse. On peut la remplacer par l’huile de bourrache.

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Les méga effets des oméga 3

Posté par Impatient le 5 juin 2009

Pour être en forme côté cardiovasculaire et pour conjurer l’infarctus, les acides gras oméga 3, une substance naturelle, obtiennent de bien meilleurs résultats que les médicaments et les antioxydants.

Le débat s’annonce houleux. Il existe désormais plusieurs façons de combattre les troubles cardiovasculaires. Faire baisser notre taux de cholestérol à grand renfort de médicaments n’est plus la seule arme contre l’infarctus. L’enjeu est de taille. En France, un tiers des décès sont dus aux maladies cardiovasculaires. Raison de plus pour prévenir l’infarctus et éviter sa récidive. Tel était le thème des dernières Rencontres Médecines douces de l’hôpital Tenon à Paris (1).

>Méthodes ” statiniennes “
” Pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, on a d’abord cru qu’il fallait diminuer son taux de cholestérol, rappelle Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS. Des régimes et des traitements ont été proposés pour cela. ” Depuis des décennies, la médecine classique propose les médicaments hypocholestérolémiants, à savoir les statines, découvertes il y a trente ans. Elles diminuent la fabrication du cholestérol au niveau du foie.
Chercheurs, cardiologues et nutritionnistes nuancent toutefois leur enthousiasme pour ces traitements en rappelant leurs effets secondaires : les statines provoquent des douleurs et une fonte musculaire ; elles peuvent aussi menacer le foie.

>L’étude de Lyon change la donne
” Pour vérifier l’efficacité d’un traitement cardiovasculaire, il faut examiner son effet sur la mortalité, explique crûment Michel de Lorgeril. Quatre études montrent que les traitements destinés à faire baisser notre taux de cholestérol ne sont pas si efficaces contre les infarctus. ” La diminution du nombre des décès est très faible. On ne la constate que pour 1 % des patients (étude Ascott), 7 % (étude Propser) ou 13 % (études HPS et Allhat-Llt). Des nutriments naturels, les acides gras oméga 3, obtiennent de meilleurs résultats.

Michel de Lorgeril et Serge Renaud ont mené, de leur côté, une étude à Lyon auprès de 605 patients ayant subi un infarctus. Un premier groupe s’est vu proposer un ” régime prudent “, pour réduire les graisses. Un second a reçu des oméga 3, sous forme d’huile de colza et a suivi un régime de type méditerranéen : plus de légumes, de fruits, de céréales, moins de viande, absence de produits laitiers entiers…

Après vingt-sept mois de traitement, chez les patients recevant des oméga 3, les chercheurs ont constaté une réduction des décès d’origine cardiaque de 70 %, et une baisse des incidents coronaires, type infarctus, de 73 %. Les taux de cholestérol ou de triglycérides n’avaient pas chuté.
Ces effets seraient causés par l’action des acides gras oméga 3 contre la formation anormale de caillots dans les artères ou dans les veines (thromboses) et contre l’agrégation des plaquettes (mécanisme qui contribuerait à la formation de caillots dans le sang).

>Un élixir de longue vie
Dans la célèbre revue scientifique The Lancet, d’autres études font état des excellents résultats des oméga 3. En Grande-Bretagne, trois programmes nutritionnels ont été proposés à 2 033 hommes victimes … …d’infarctus depuis moins de quarante jours. Une chute de 30 % du nombre des décès par récidive d’infarctus a été constatée chez les patients ayant augmenté leur consommation d’oméga 3. Ils y sont parvenus soit en mangeant du poisson deux fois par semaine, soit par une supplémentation hebdomadaire d’oméga 3.
” Une autre étude a été réalisée par l’ensemble des cardiologues d’une région d’Italie, indique Michel de Lorgeril, auprès de 11 324 patients venant de subir un infarctus du myocarde. ” Ils ont remarqué qu’une supplémentation en oméga 3 permettait une baisse de la mortalité cardiovasculaire de 30 %. ” Les résultats des statines sont loin d’être aussi bons ! ” affirme Michel de Lorgeril.
Devant tant de données favorables, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a réalisé un rapport concluant que les oméga 3 occupent une place insuffisante dans l’alimentation des Français (2). Elle conseille d’en absorber davantage, qu’ils soient d’origine végétale ou marine.

Où les trouver ?

> Dans les huiles
Les huiles de colza, noix, soja, germe de blé sont riches en oméga 3. Si l’on peut chauffer certaines huiles, celle de colza porte souvent la mention ” pour l’assaisonnement “. Or, ” de récentes recherches françaises montrent que cette huile supporte bien la chaleur lors d’une cuisson à feu doux ou moyen, comme pour une ratatouille ou un poisson, indique Jacques Fricker, nutritionniste à l’hôpital Bichat et auteur de Bien manger pour être au top (éd.Odile Jacob). Mais on évitera les fritures à l’huile de colza. “

> Dans le poisson
” Il faut manger du poisson au moins deux fois par semaine, réaffirme Jacques Fricker.
Les poissons gras seront privilégiés, car ils sont plus riches en oméga 3. ” On préférera le poisson frais. ” Au bout de trois mois de congélation, les taux d’oméga 3 chutent, indique le nutritionniste. Il faudrait les surgeler soi-même et les consommer dans les quatre-vingt-dix jours pour bénéficier de leur présence. En revanche, les oméga 3 ne disparaissent pas quand on garde en conserve des poissons comme les sardines ou les maquereaux. “

> Dans les aliments enrichis
De plus en plus d’aliments dits ” riches en oméga 3 ” sont commercialisés. L’estampille ” Bleu Blanc Cœur ” permet d’en identifier une cinquantaine : œufs, pain aux graines de lin, fromages et laits, viande de bœuf ou de porc, charcuterie… ” Des produits d’animaux nourris à base de graines de lin ou de végétaux riches en précurseurs des oméga 3 comme l’herbe jeune de printemps “, explique Nathalie Kerhoas à l’association Bleu Blanc Cœur.

> Dans les compléments alimentaires
Faute de temps pour cuisiner, une supplémentation en gélules ou capsules est nécessaire (Capital Cœur de Biotechnie, Ergy 3 de Nutergia, Maxepa de Pierre Fabre, Mega 65 d’Arkopharma, Mix Alpha 3 de Synergia, Omégacœur d’Holistica, OM3 d’Isodis Natura). Vendus en magasins spécialisés et pharmacies, on peut se procurer ces compléments sur Internet : www.vitalplus.com/sommaire.htm. À moins de 30 € par mois, pour un apport de 15 000 à 30 000 mg par jour.

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Des médecines douces … pas si douces !

Posté par Impatient le 4 juin 2009

Parce qu’ils les considèrent comme dénuées de toxicité, les malades recourent avec tranquillité aux médecines douces. Une pratique qui appelle à quelque prudence.

medecine douce

« 40 % des utilisateurs de l’homéopathie, relate le Dr Bernard Chemouny dans Le Guide de l’homéopathie, pratiquent l’automédication, soit de leur propre initiative, soit sur les conseils de l’entourage. » Ce chiffre va de pair avec le palmarès de l’Afipa (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable), indiquant que les laboratoires Boiron figurent parmi les dix meilleures entreprises (en termes de chiffres d’affaires réalisés) vendant des médicaments à prescription facultative. « Pour ma part, convient le Dr Serge Rafal, exerçant à l’Hôpital Tenon de Paris et auteur de nombreux ouvrages sur les médecines naturelles, je considère l’homéopathie comme sans danger. Même si on note, parfois, quelques aggravations des symptômes en début de traitement, notamment dans le cas d’affections chroniques. Mais ce type de réactions n’est pas propre à l’homéopathie et existe également en médecine classique. » Néanmoins, une règle absolue est à retenir : ne pas persister au-delà de quelques jours s’il ne se produit pas d’amélioration de l’état de santé, mesure qui vaut d’ailleurs pour toute forme d’automédication.

Phytothérapie : La vigilance s’impose

La pratique de la phytothérapie est plus délicate. Elle reste inoffensive si elle se limite millepertuisà l’emploi de tisanes, des élixirs floraux ou des Fleurs de Bach. S’il s’agit, en revanche, de spécialités ou de préparations magistrales : extraits, teintures-mères… à base de plantes, la vigilance s’impose. «Les patients considèrent que, puisqu’il s’agit de plantes, il n’y a pas de danger. C’est faux. Même très rare, le risque d’accident n’est pas nul. On a vu, rappelle Serge Rafal, des hépatites médicamenteuses sous Euphytose® et des accidents rénaux avec la germandrée, sans parler des problèmes hépatiques graves avec le kawa (ou kava), motivant son interdiction. Sans monter ces quelques exemples en épingle – ce dont ne se privent pas les détracteurs des médecines douces, comme si, avec les médicaments classiques, on n’enregistrait jamais d’effets secondaires ! –, il faut s’automédiquer avec discernement. » D’autant plus que les plantes sont parfois capables d’interagir avec les traitements classiques. Le cas le plus connu est celui du millepertuis. Outre qu’il occasionne chez certaines personnes des problèmes de photosensibilisation (leur peau réagit de façon outrancière à la lumière), cette plante réduit l’action de la pilule contraceptive et des traitements contre le sida. Il convient donc de faire un usage convenable de la phytothérapie : s’assurer du diagnostic avant d’y avoir recours, ne pas augmenter les doses sous prétexte que cela ne « marche » pas assez vite, prendre ses renseignements aux bonnes sources (lire fiches pratiques p. 32), s’approvisionner auprès de personnes compétentes. Le pharmacien n’est pas, en la matière, le meilleur interlocuteur, rares sont les préparateurs en pharmacie qui ont une connaissance suffisante des plantes médicinales pour être de bon conseil. Internet n’offre pas non plus le meilleur service, qu’il s’agisse des informations fournies, trop imprécises, notamment en matière de précaution d’emploi, ou des produits vendus dont les formulations restent de qualité variable, en ce qui concerne leurs composants et les dosages utilisés.

Un mot de l’aromathérapie, une branche de la phytothérapie qui consiste en l’utilisation thérapeutique d’huiles essentielles de plantes (obtenues par distillation). Le Dr Jean Valnet, qui en a popularisé l’usage, a comparé son action à celle d’une bombe atomique : une efficacité certaine… mais redoutable au-delà de six à dix gouttes par jour. « Elles peuvent être neurotoxiques, prévient Serge Rafal, on évitera donc d’en donner aux nourrissons. Malheureusement, ces précautions d’usage ne sont pas indiquées sur les emballages, ni les notices, quand il y en a. »

Le soja : pas sans risque…

Entre aliments et médicaments, les phyto-œstrogènes du soja, conseillés dans les troubles de la ménopause en alternative au traitement hormonal, sont largement utilisés. Là encore, prudence. On s’interroge très sérieusement sur leur impact négatif dans le cancer du sein. Une alimentation équilibrée, donnant sa place au soja parmi les autres aliments contenant des phyto-œstrogènes (céréales, fruits et légumes, lentilles, graines de lin, germes d’alfalfa), est sans doute préférable aux comprimés et gélules pris sans avis médical. Si, malgré cela, on préfère consommer des compléments alimentaires à base de soja, on veillera à ne pas dépasser la dose de 1 mg par kilo par jour, considérée comme sans risque par l’Afssa (1) (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Dans ses recommandations, l’Agence réclame l’inscription sur les boîtes de la mention « déconseillé aux femmes avec des antécédents de cancer » (2).

Vitamines, minéraux et autres compléments alimentaires

Autre question : celle des vitamines, minéraux et autres compléments alimentaires, qui représentent presque 10 % du marché des produits d’automédication (3). Prenons le magnésium, très utile pour traiter les troubles de spasmophilie, les fatigues d’origine nerveuse ou lutter contre une infection. La forme la plus conseillée, le MgB6, a un effet laxatif aux doses parfois préconisées. Pour bénéficier de l’intérêt de cet oligoélément sans en avoir les inconvénients, il vaut mieux recourir à d’autres formes de sels de magnésium ou d’autres présentations : granules, granions ou gélules. En ce qui concerne les antioxydants : vitamines C, E, sélénium, zinc, glutathion, superoxydismutase, etc., destinés à lutter contre les radicaux libres associés au phénomène de vieillissement et la survenue de certaines pathologies, des doses très importantes sont parfois conseillées, considérant que ce qui fait du bien ne peut pas faire de mal. Pourtant, dans ce cas, le mieux est l’ennemi du bien : trop d’antioxydants génèrent la production de radicaux libres, contre lesquels ils sont censés lutter.

Précieux pour maintenir l’état de santé, prévenir et combattre les maladies, les remèdes des médecines alternatives, même dites douces, ne doivent pas être utilisés à la légère et dans n’importe quelle condition. Comme toute approche médicale, ils nécessitent de bonnes connaissances, faciles à acquérir pour peu qu’on s’en donne la peine. Mais cet exercice doit impérativement être connu du médecin traitant, et faire partie du dialogue avec lui. « J’ai une conception de la médecine, explique le Dr Gérard Pacaud, auteur de nombreux guides sur l’homéopathie, qui consiste à rendre les gens responsables : chacun est capable de s’interroger sur le fonctionnement de son corps, sur ses pathologies… et de s’automédiquer raisonnablement. » Devenir responsable de sa santé reste bien l’enjeu de l’automédication, qu’elle soit conventionnelle ou douce !•

(1) Recommandations de l’Afssa sur les compléments alimentaires à base de soja, rendues publiques en mars 2005.

(2) Voir aussi notre hors-série n° 32 : Les compléments alimentaires.

(3) Étude d’Eurostaf : « Les perspectives de l’automédication en France ».

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Produits biologiques: Supériorité du bio

Posté par Impatient le 4 juin 2009

Cela fait bientôt 40 ans que partisans et adversaires du bio se disputent pour savoir si manger bio est vraiment meilleur pour la santé. Et que l’on s’acharne à faire des études comparatives. Finalement le bio l’emporte largement.

bio

La majorité des études comparatives entre produits bio et conventionnels a porté sur les teneurs en nutriments. La supériorité du bio est incontestable pour un certain nombre d’entre eux :
- Vitamine C pour les légumes et certains fruits ;
- Matière sèche pour les légumes feuilles et les pommes de terre;
- Fer et magnésium pour certains légumes ;
- Qualité des protéines pour les céréales ;
- Oméga 3 pour la viande et les produits laitiers.
Pour les autres nutriments, les résultats sont plus variables, même s’ils sont assez souvent en faveur du bio. Mais l’essentiel de la supériorité des produits bio tient à d’autres causes.

Le rôle des polyphénols
On parle beaucoup, depuis quelques années, des polyphénols, des substances présentes dans de nombreux végétaux et qui nous protègent contre certains cancers et les maladies cardiovasculaires. Or, si pour les minéraux et les vitamines, la différence entre les teneurs des produits bio et celles des produits conventionnels est rarement considérable, il en va autrement des polyphénols. Dans la grande majorité des études comparatives, les produits bio en contiennent en effet nettement plus. Lorsqu’on sait que les plantes synthétisent ces constituants pour se défendre contre leurs ennemis (insectes, champignons) ou pour réagir à un stress, on comprend que les plantes cultivées en bio en fabriquent souvent plus que celles en conventionnel, qui sont protégées presque en permanence contre leurs ennemis naturels par des pesticides.

Davantage d’oméga 3 dans la viande et les produits laitiers
On connaît le rôle essentiel joué par les acides gras oméga 3 en matière de santé. Ce que l’on sait moins, c’est que la viande et les produits laitiers peuvent être sources de ces précieux acides gras, qui sont loin d’être négligeables. Mais leur teneur  en oméga 3 varie considérablement selon la manière dont les animaux ont été nourris. Elle est beaucoup plus élevée lorsqu’ils sont nourris à l’herbe, comme le plus souvent dans les élevages bio, qu’avec une alimentation à base de céréales, comme dans la plupart des élevages intensifs. Plusieurs études récentes (1) ont confirmé que le lait bio contient beaucoup plus d’oméga 3 que le lait conventionnel. L’une d’elles, réalisée aux Pays-Bas en 2005, a comparé le lait produit dans 5 fermes bio et 5 fermes conventionnelles : le lait bio contenait 2 fois plus d’oméga 3 que le conventionnel. Enfin, deux études, réalisées l’une en Suisse et l’autre aux Pays-Bas, ont montré que le lait maternel des mères mangeant bio était lui aussi plus riche en oméga 3 que celui des mères ayant une alimentation conventionnelle.
L’étude illustrée par le graphique ci-contre confirme l’écrasante supériorité, en matière d’oméga 3, du lait de vaches nourries à l’herbe. Il montre également que le fait d’ajouter des graines de lin  à l’alimentation de vaches nourries de manière conventionnelle enrichit certes leurs produits en oméga 3, mais beaucoup moins qu’une alimentation à l’herbe.

D’autres avantages nutritionnels
Pour de nombreux nutriments, la supériorité d’une nourriture bio par rapport à une nourriture conventionnelle tient aussi à d’autres facteurs que les techniques culturales proprement dites (fertilisation, lutte contre les maladies et les ravageurs, travail du sol, etc.).
- Le choix des variétés : celles cultivées par les producteurs bio sont souvent plus riches en vitamines que celles des conventionnels. C’est le cas par exemple pour les pommes. En conventionnel, la Golden reste de loin la variété dominante, puisqu’elle représente près de 40 % du marché. Or, c’est une des plus pauvres en vitamine C : elle en contient en moyenne 8 mg pour 100 g contre 20 à 30 mg pour certaines variétés anciennes (par exemple Reinettes ou Calville blanc). On trouve certes des Golden en bio, mais elles sont bien moins cultivées et consommées qu’en conventionnel.
- La possibilité de consommer la peau de nombreux fruits et légumes : en bio leur épluchage est souvent inutile, alors qu’il est recommandé, voire indispensable, en conventionnel, pour éliminer au moins une partie des résidus de pesticides qu’ils peuvent contenir. Or, la peau des fruits et la partie externe des légumes sont toujours plus riches en vitamines, en polyphénols et en fibres que l’intérieur. Par exemple, la peau des pommes contient 4 à 6 fois plus de vitamine C que la pulpe, les feuilles externes des salades sont plus riches en vitamines que le cœur.
- La consommation de produits complets : les céréales et les produits à base de céréales bio (farine, pain, pâtes et riz complets) peuvent être consommés sans raffinage, car ils ne risquent pas de contenir des pesticides, qui se concentrent dans les parties externes du grain. Or, l’essentiel de la richesse nutritionnelle des céréales (minéraux, vitamines, polyphénols, fibres) se trouve dans ces parties. Une étude récente (2) a révélé que les enveloppes et le germe du grain de blé contiennent 15 à 18 fois plus de polyphénols que l’intérieur du grain, qui donne la farine blanche.
- Des techniques d’élevage très différentes : les vaches nourries à l’herbe donnent un lait plus riche que celles nourries aux céréales, non seulement en oméga 3 mais aussi en antioxydants. Les différences peuvent être encore plus considérables que pour les acides gras, comme le montrent les chiffres ci-dessous (voir encadré page suivante), extraits d’une étude réalisée  au Danemark.

bio

Moins de nitrates dans les produits bio
Contrairement aux pesticides, les nitrates sont des substances naturelles. Ils sont même indispensables à la croissance des plantes, puisque c’est sous cette forme  qu’elles absorbent la plus grande partie de l’azote dont elles ont besoin. Le problème, c’est lorsque les teneurs en nitrates sont excessives. Elles peuvent être extrêmement élevées dans certains légumes comme  les salades et les épinards. Il ressort des contrôles effectués par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) dans … …l’hiver 2003 qu’un échantillon d’épinard sur quatre dépassait la limite légale de 3 000 mg de nitrates par kilo. Pour les laitues d’hiver, un échantillon sur douze contenait plus de 4 000 mg de nitrates par kilo. Ces chiffres sont énormes lorsqu’on les compare à la teneur en nitrates de l’eau : cette dernière est considérée comme non potable lorsqu’elle contient plus de 50 mg de nitrates par litre. Autrement dit, une portion de 200 g d’épinards à plus de 3000 mg/kg de nitrates apporte autant de ces constituants indésirables que 6 litres d’eau à la limite de la potabilité !

La grande majorité des études comparatives montre que les produits bio contiennent moins de nitrates que les conventionnels, ce qui est normal puisque la teneur en nitrates augmente avec les apports d’engrais azotés. Mais la saison joue également un rôle important. Pour transformer les nitrates en protéines, les plantes ont en effet besoin de lumière. En culture hivernale sous serre, la quantité de lumière n’est pas suffisante, et les nitrates s’accumulent dans la plante, qu’elle soit cultivée en bio ou en conventionnel. Le résultat est que les laitues bio sous serre contiennent souvent trop de nitrates, et que, dans ce cas, les différences avec le conventionnel sont plus faibles qu’en production de pleine terre. Une raison de plus pour consommer des produits de saison !

Mycotoxines : un mauvais procès fait au bio
Comme les nitrates, les mycotoxines sont des substances naturelles. Elles sont fabriquées par des moisissures qui peuvent se développer sur de nombreux produits agricoles avant ou après leur récolte. La plus connue est l’aflatoxine M1, qui contamine souvent les arachides, mais de nombreuses autres moisissures peuvent contaminer toutes sortes d’aliments, notamment le pain et les autres produits à base de céréales.
L’agriculture biologique n’utilisant pas de fongicides de synthèse, certains spécialistes en ont « logiquement » conclu que les produits bio devaient contenir davantage de mycotoxines que les conventionnels. Cette affirmation a été largement reprise par ceux qui avaient intérêt à discréditer le bio.

Or, un examen attentif des études comparatives réalisées en Europe depuis une dizaine d’années montre que tout cela ne repose sur rien. Certes, les produits bio peuvent, comme les conventionnels, contenir des mycotoxines, mais ils en contiennent plutôt moins que ces derniers. En effet, les fongicides utilisés en agriculture conventionnelle sont souvent peu efficaces, et un certain nombre de techniques de cette agriculture (monoculture, fertilisation chimique, non travail du sol, etc.) favorisent le développement des champignons producteurs de mycotoxines.

Résidus de pesticides : l’écrasante supériorité du bio
En moyenne, 50 % des produits conventionnels d’origine végétale contiennent un ou plusieurs pesticides, et la situation ne va pas en s’améliorant. Il peut arriver que l’on trouve un résidu de pesticide dans un produit bio, mais c’est très rare (3 à 5 % des échantillons), et les quantités trouvées sont toujours extrêmement faibles. Elles proviennent presque toujours soit de la contamination générale de l’environnement – air, eau, sol – soit d’un traitement effectué par un voisin. Le résultat – prévisible – est que l’organisme des consommateurs bio est beaucoup moins « imprégné » de résidus de pesticides que celui des consommateurs de produits conventionnels. Une étude récente (3), effectuée aux États-Unis, en a apporté la preuve. Deux groupes d’enfants d’âge semblable ont été comparés, mangeant les uns bio, les autres conventionnel. Les enfants « bio » avaient dans leur urine neuf fois moins de résidus d’insecticides organophosphorés que ceux nourris en conventionnel.

Le graphique (p. 27) est assez caractéristique de ce que l’on voit pour de nombreux produits : des traces de pesticides infimes – lorsqu’on en trouve – et de moins en moins importantes dans les produits bio, et des quantités beaucoup plus importantes et ne diminuant pas dans les produits conventionnels. Précisons que dans la très grande majorité des huiles bio, on ne trouve aucun résidu de pesticides. La présence de traces s’explique en général par le caractère récent de la conversion en bio.
Résidus de pesticides, quel impact sur notre santé ?
La question de l’impact sur la santé des résidus trouvés dans les produits de l’agriculture conventionnelle reste controversée. On trouve encore des toxicologues pour dire qu’il est négligeable. Une affirmation qui repose sur une conception totalement dépassée de la toxicologie. La toxicité des pesticides est en effet jugée molécule par molécule, sans tenir compte de l’« effet cocktail », c’est-à-dire du fait que nous absorbons quotidiennement plusieurs dizaines de substances chimiques, parmi lesquelles un certain nombre de pesticides.

Une autre raison pour laquelle les conclusions des dossiers de toxicologie établis par les firmes de pesticides en vue de l’homologation de leurs produits n’offrent aucune garantie, c’est la découverte – relativement récente – de l’effet sur le fœtus de doses considérablement inférieures à celles qui sont sans effet sur l’adulte. Parmi les effets des pesticides sur la santé, notamment à travers la pollution du fœtus, on peut citer :
- Un impact sur la fertilité, se traduisant par une diminution du nombre de spermatozoïdes, et probablement par l’augmentation des anomalies à la naissance telles que la chryptorchidie (testicules non descendus).
- Un impact sur les défenses immunitaires pouvant se traduire par une augmentation de la fréquence des maladies infectieuses (otites, varicelle, etc.) chez l’enfant.
- Un impact sur le comportement et le développement psychomoteur. À titre d’exemple, des chercheurs américains (4) ont mis en évidence une corrélation entre l’exposition du fœtus aux insecticides organophosphorés et la manifestation de réflexes anormaux chez les nouveaux-nés.
La synergie entre les pesticides et d’autres polluants commence seulement à être étudiée. Celle entre pesticides et nitrates a fait l’objet d’une étude particulièrement intéressante (5). Des souris ont été exposées à deux pesticides (aldicarbe et atrazine) et à des nitrates. Alors que l’exposition à chacun de ces polluants séparément avait peu d’effet, l’exposition simultanée, même à des doses très faibles, s’est traduite par des effets négatifs sur la thyroïde, par une tendance à la prise de poids et par une augmentation de l’agressivité.
Il ressort clairement de toutes ces données que si des personnes mettent aujourd’hui encore en doute l’impact favorable de la consommation de produits bio sur la santé, c’est qu’elles sont mal informées ou de mauvaise foi. Ce qui n’empêche pas, bien entendu, que – bio ou pas – une alimentation déséquilibrée  peut nous rendre malades !

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Spasmophilie – Qu’est-ce que la Spasmophilie. Association de spasmophiles

Posté par Impatient le 21 mai 2009


La spasmophilie est une hypersensibilité neuromusculaire et affective.
Sa prise en charge est pluridisciplinaire.

En 1989, à propos de la spasmophilie, Alternative Santé – l’Impatient titrait l’un de ses articles “La spasmophilie, une maladie démodée ?” et s’inquiétait de l’abandon de soins dans lequel se trouvaient les personnes atteintes, des femmes pour la plupart. Douze ans plus tard, cette pathologie suscite un regain d’intérêt et se débarrasse peu à peu de ses oripeaux de mal imaginaire et typiquement féminin… On en trouve un tableau clinique précis dans les Lettres d’informations médicales( Lettre Doctissimo Internet du 13 décembre 2001) : “La spasmophilie est un ensemble de signes associant des spasmes et une hyperexcitabilité musculaire. Elle est souvent familiale et touche plus volontiers les femmes. La plupart du temps, aucune cause n’est trouvée. Les crises aiguës, ou crises de tétanie seraient provoquées par une hyperventilation due à l’angoisse, qui modifierait les échanges entre calcium et magnésium au niveau cellulaire.”
Cette nouvelle approche de la maladie est liée à l’important travail des associations de patients dans de nombreux pays, entre autres la France et la Suisse, et à l’émergence dans le monde médical du diagnostic et du concept de fibromyalgie.

Explorer toutes les pistes

“La spasmophilie est une hypersensibilité neuromusculaire et affective, explique Geneviève Goreux-Marois (Pour en savoir plus sur la fondatrice et la vie de l’association, on peut lire : “Spasmophilie, refuser la fatalité, trouver la sérénité”, Opéra éditions. À commander à l’association 20,43 €.), 77 ans, fondatrice et ancienne présidente de l’association “Spasmophilie et sérénité”(89, bd Saint-Michel, 75005 Paris. Tél. : 01 43 54 99 13.
Adhésion 53,36€.
) Les spasmophiles souffrent de multiples malaises. Mais, ce n’est pas une maladie, c’est un terrain, un état de mal-être. Après dix-sept ans de travail et de recherches multiples sur cette affection, je peux affirmer qu’il existe trois grandes familles de spasmophiles.
Les spasmiques avec la composante contraction musculaire douloureuse et que les rhumatologues qualifient aujourd’hui de fibromyalgique ou encore de SPID (syndrome polyalgique idiopathique diffus). Les dépressifs qui souvent ne se reconnaissent pas spasmophiles et les anxieux qui aujourd’hui s’expriment davantage avec des crises d’angoisse et de panique qu’avec des tremblements.”
“Je sais écouter les spasmophiles, parce que je suis spasmophile, déclare Geneviève Goreux-Marois. En 1985, j’ai compris que tous mes problèmes de santé, en particulier une grave dépression, étaient dus à cette maladie et que la médecine hospitalière ne pouvait rien pour moi. C’est pourquoi, j’ai créé cette association.” Les objectifs étaient essentiellement de se donner les moyens de comprendre la maladie et d’explorer toutes les pistes susceptibles d’aider les personnes atteintes. Petite originalité, l’association se dotait aussi d’un groupe de recherche rassemblant des thérapeutes.
Les chemins explorés ont été multiples. Années après années, les thérapies ont été recensées ainsi que les moyens pouvant aider. La prise en charge de la spasmophilie est pluridisciplinaire et implique pour la personne concernée une grande persévérance. Ces travaux et recherches font l’objet de publications diverses que l’on peut se procurer auprès de l’association. Lors de la dernière conférence, le 16 mai 2001, on a discuté magnétothérapie et massages mais aussi psychophanie, une méthode dérivée de la communication facilitée, mise au point pour les autistes, et qui permettrait une plongée originale dans l’inconscient… Par ailleurs, un questionnaire destiné aux patients a été élaboré par le groupe des thérapeutes pour faciliter le diagnostic.

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Des plantes pour maîtriser nos émotions

Posté par Impatient le 20 mai 2009

Une mauvaise nouvelle, comme une bonne, peuvent être sources de stress. Pour en limiter les effets, voici plusieurs solutions alternatives.

Notre système nerveux est un outil de défense qui réagit très vite au stimulus stressant. Que l’origine du stress soit bonne (vous avez gagné au loto, on vous annonce une hausse de salaire…) ou mauvaise (vous avez subi un accident de voiture, on vous apprend le décès d’un proche…), l’organisme se mobilise en quelques secondes. Trac, rougeurs inopinées, mains soudainement moites, cœur qui bat la chamade… toutes ces manifestations sont des réactions que notre système nerveux sympathique met en place pour lutter contre les agressions, physiques ou psychologiques. Il s’agit d’un mécanisme activé pour nous protéger du danger et maintenir notre bon équilibre interne.

C’est l’hypothalamus, centre de nos émotions, qui donne   le coup d’envoi : il commande aux glandes surrénales de sécréter de l’adrénaline. Sa présence dans le sang provoque instantanément des réactions dans notre corps, notamment une accélération du rythme cardiaque et un apport rapide d’oxygène vers notre cerveau et nos muscles, mettant notre corps en alerte pour être prêt physiquement et mentalement à réagir et « combattre ». C’est ce que le physiologiste étasunien Walter Bradford Cannon a baptisé le flight response, la réponse éclair.

Malheureusement, cette contre-attaque, aussi bonne soit-elle, s’accompagne parfois de manifestations désagréables comme l’angoisse, les rougeurs, les sueurs ou des tremblements qui ne font qu’augmenter notre sensation de malaise. Et quand notre système neurovégétatif qui régule la respiration, la digestion, les excrétions et la circulation (battements cardiaques et pression artérielle) est surchargé ou déséquilibré par des stress continus et prolongés, il finit par réagir trop vivement et n’est plus en mesure de limiter l’ampleur de la réponse nerveuse. Il faut alors l’aider.

Equilibrer le système neurovégétatif
Un des premiers moyens à mettre en œuvre pour lui redonner son équilibre, c’est d’harmoniser les deux systèmes qui le composent : l’orthosympathique qui met le système nerveux en état d’alerte et le prépare à l’activité et le parasympathique qui est chargé du retour à la normale des fonctions de l’organisme. Le plus souvent, c’est l’excitation extrême de l’orthosympathique, mal compensée par un parasympathique affaibli par la succession ou la permanence des stress, qui est la cause des troubles.
L’huile essentielle (HE) de Laurus nobilis (Laurier noble) ou celle de Juniperus communis (Genévrier commun), d’autres comme Origanum majorana (Marjolaine), Ocimum basilicum (Basilic) ou Cistus ladaniferus (Ciste ladanifère) sont de puissants tonifiants du parasympathique, aptes à calmer l’emballement de l’orthosympathique. La phytothérapie,
la gemmothérapie et l’homéopathie permettent, elles aussi, de rééquilibrer le système nerveux et donc de nous apaiser.

Claudine Luu

Remèdes immédiats à l’anxiété
• Prendre 3 granules de Gelsemium 9 CH.
• Masser en rond, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, le plexus solaire, à travers les vêtements.
• Appuyer fortement l’extrémité des doigts
de la main droite contre ceux de la main gauche.
• Faire plusieurs respirations abdominales profondes, comme celles qui sont pratiquées dans le yoga.
• Se répéter le mantra ou la prière qui apaise l’esprit ou encore trouver la formule de son choix comme par exemple cette phrase extraite du livre d’anticipation Dune de Frank Herbert : « Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale… J’affronterai ma peur, je la ferai passer sur moi, au travers de moi, et quand elle sera passée, il n’y aura plus rien, rien que moi… ».

Gelsemium en homéopathie
Le gelsemium est un des grands remèdes que l’on conseille pour lutter contre l’émotivité soudaine, le trac, les trous de mémoire liés à l’anxiété, l’angoisse de passer un examen, un entretien d’embauche…
En prévision, prendre 3 granules en 9 CH la veille, 3 granules 1/2 heure avant l’épreuve, 3 granules pendant et après, ou bien 1 dose la veille et une dose 1 heure avant.

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Comportement alimentaire: Ce qui nous pousse à manger

Posté par Impatient le 16 mai 2009

« C’est l’heure de manger ! » Mais, avons-nous réellement faim ? Mangeons-nous par habitude, par gourmandise, pour compenser ou pour grossir ? Notre alimentation est-elle le reflet de nous-mêmes ?

Ce que la vie serait simple si nous ne mangions que par faim ! Comme les animaux, nous partirions à la chasse aux aliments, piochant dans le réfrigérateur ou le garde-manger de quoi nous sustenter. Mais, nous sommes des êtres de désir et de cœur…

Notre appétit est aiguisé par nos sens
Ce n’est pas seulement notre estomac qui nous invite à passer à table ; nos sens y sont pour beaucoup. Qui ne salive pas devant une vitrine de pâtissier ? Qui n’a pas eu son appétit ouvert en sentant les bonnes odeurs d’un plat qui mijote ou en entendant, par exemple, les crépitements d’une friture ? Un boucher a même avoué un jour que le simple fait de toucher la viande lui donnait des envies de bonne chère ! En ce qui concerne le goût  en tant que déclencheur de faim, tout est dit dans le vieil adage « l’appétit vient en mangeant ». Par l’action de nos sens, notre organisme se prépare à digérer le mets convoité avant même d’avoir porté une seule bouchée à nos lèvres. Ils nous font venir l’eau à la bouche et secréter de l’insuline. « Le goût et l’odorat sont nos sens les plus archaïques, écrit le Dr Gérard Apfeldorfer dans Je mange donc je suis (voir bibliographie p. 16). Ils sont, en outre, anatomiquement et physiologiquement inséparables de nos affects ainsi que de notre mémoire. À toute sensation gustative est associée de façon absolument automatique, une émotion, une réaction affective de plaisir ou de déplaisir qui lui confère une coloration particulière. » Ainsi, nous ne mangeons pas seulement pour approvisionner notre corps et notre cerveau en calories et nutriments, mais aussi pour nous donner du plaisir. Résumer l’alimentation à sa dimension santé est donc une erreur et un leurre. Car nous mangeons d’abord parce … … que c’est bon, surtout en France, pays de la gastronomie par excellence. Mais, ce qui est bon pour soi ne l’est pas forcément pour un autre.

L’aliment, miroir de notre personnalité
Pour Olivier Soulier, médecin homéopathe et spécialiste du décodage symbolique, « chaque aliment porte en lui une valeur symbolique ». Ainsi, nos préférences et dégoûts alimentaires seraient le miroir de notre personnalité et de notre histoire familiale. « La  viande est un aliment de la conquête et de la structuration. Elle porte en elle une stimulation de notre agressivité face à des situations difficiles où nous devons conquérir ou garder notre territoire. » Le rapport aux laitages est particulièrement parlant. « Le désir de lait traduit le besoin maternel. Chaud, c’est un besoin similaire à celui que nous avions quand le lait sortait chaud du sein. Froid (comme dans les yaourts par exemple), c’est le désir de beaucoup de ceux qui ont manqué de mère, du moins telle qu’ils l’auraient voulue. L’aversion pour le lait traduit souvent un mauvais rapport à la mère dans la petite enfance. » Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es…

Les nourritures détournées
Nous assignons inconsciemment à la nourriture la mission de nous nourrir de l’intérieur. C’est la fameuse « madeleine de Proust » : en mangeant un aliment, on ingère aussi tous les souvenirs et toutes les émotions qui y sont rattachés. « Lorsque je vois sur la carte des desserts “œufs à la neige”, je ne peux pas m’empêcher de les commander, même si je suis systématiquement déçue par leur goût. Mais, ça me rappelle trop ma grand-mère… », reconnaît Isabelle, qui, en lapant la crème anglaise, se remémore l’amour de son aïeule. D’autres mangent pour faire face au vide ou aux angoisses de leur vie. Grignoter peut ainsi être un moyen de tromper son ennui, pallier sa solitude, étouffer sa colère, calmer son anxiété, remplir ses manques, etc. La nourriture devient alors une arme pour gérer ses émotions. À court terme, du moins. Car, même si manger agit sur le moment tel un antidépresseur, le transfert alimentaire augmente un peu plus chaque fois le mal dont on souffre. Les boulimiques en savent quelque chose : culpabilité et mésestime de soi suivent toujours le calme produit par l’ingurgitation d’une tablette entière de chocolat.

Manger pour faire le poids
On peut aussi, sans le savoir, manger dans l’optique de grossir. Cela vous étonne et pourtant… Combien de personnes prennent du poids littéralement pour « faire le poids » face à un adversaire ou pour se protéger de blessures corporelles ou affectives potentielles ? Et être gros, n’est-ce pas aussi un excellent moyen de s’assurer d’être vu lorsqu’on a été abandonné et d’être incontournable lorsqu’on a souffert de peu de considération ? Notre inconscient peut ainsi nous pousser à manger pour répondre à un besoin psychique ou affectif. « Plus on a de kilos en trop, plus on a de conflits de poids », assure Evelyne Gambino, psychogénéalogiste, auteur de Bye-bye les kilos ! (voir bibliographie ci-contre). Elle a dénombré douze origines majeures à la prise de poids : un abandon, une impossibilité de vivre sa féminité ou sa masculinité, un vœu de fidélité, une absence de communication, etc. Ces conflits de poids seraient programmés sur plusieurs générations. Ce qui expliquerait que la volonté de maigrir soit, dans certains cas, insuffisante face à la puissance des pulsions inconscientes. À moins d’un travail thérapeutique, bien entendu… ou de tomber amoureux. Car l’amour passionnel nourrit tant et si bien le cœur que le corps en oublie sa faim.

Christine Delmar

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Démystifier la méditation

Posté par Impatient le 14 mai 2009

Longtemps réservée au domaine spirituel et aux traditions religieuses, la méditation inspire désormais les psychothérapeutes. Dans l’ouvrage Méditer, c’est se soigner publié aux éditions Les Arènes, le Dr Frédéric Rosenfeld revient sur les effets de la méditation.

meditation

Silence, austérité, ascèse, encens, illumination, extase, vision… les images ne manquent pas pour parler de méditation. Frédéric Rosenfeld, lui, méditant de longue date, nous fait découvrir dans ce livre une manière d’être au monde. Il la définit comme une pratique consistant à mettre son mental et ses affects au repos pour approcher le caractère insaisissable de la réalité, hors de toute envie et de tout jugement.

Méditer suppose l’adoption simultanée de deux attitudes : l’observation, la plus neutre et la plus attentive possible, des sensations, des pensées et des émotions (cette aptitude est parfois nommée détachement) ; et l’équanimité, qui désigne la qualité rare d’accueillir les épisodes de l’existence avec une âme tranquille, loin du mépris, de l’indifférence ou de la passivité. « Observation et équanimité s’alimentent mutuellement, résume Frédéric Rosenfeld. Plus je parviens
à observer avec distance une situation qui me trouble, plus je me donne l’opportunité
de gagner en sérénité. Vu sous l’angle opposé, plus mon esprit est tranquille, plus ma conscience est capable d’embrasser largement la réalité limpide, sans qu’elle soit brouillée par les distorsions du mental. »

Des effets sur la santé
La méditation permet de mieux décrypter ses émotions et constitue le premier pas de nombreuses prises de conscience. Elle est un antidote à l’anxiété et rend heureux. Cette capacité a étéétudiée chez des moines bouddhistes de Dharamsala (Ville du nord de l’Inde où sont réfugiés le Dalaï-lama et de nombreux Tibétains) : leurs zones du cortex cervical impliquées dans la bonne humeur fonctionnaient constamment. Elle a également été observée chez « des travailleurs américains, ayant suivi un entraînement méditatif bref (huit semaines seulement) et laïque », note  Frédéric Rosenfeld. Méditer améliore également le sommeil, en agissant de façon directe sur sa physiologie et en relaxant. Enfin, la méditation a une action sur la dépression et « ses ruminations auto-dépréciatives. C’est un bon moyen d’améliorer la confiance en soi et le sentiment d’avoir les rênes de son existence » écrit encore l’auteur de Méditer c’est se soigner.

Sur le plan physique, d’autres bénéfices ont été enregistrés : amélioration de la respiration, réduction des troubles cardiovasculaires, renforcement des défenses immunitaires et soulagement de la douleur. Tant d’effets positifs devraient inciter à apprendre cette médecine du corps et de l’esprit. Car cela s’apprend et s’expérimente. Diverses pratiques existent, certaines statiques, d’autres en mouvements comme le yoga, le taï chi…

Plus que sur une posture, Frédéric Rosenfeld préfère s’attarder sur le « geste mental » qui accompagne la méditation, sorte d’« attitude intérieure, de rapport établi entre soi et soi, entre soi et le monde. Méditer est l’alchimie d’une rencontre toujours imprévisible  entre une approche intérieure, un instant présent et une personne : vous. Voilà pourquoi votre expérience sera certainement différente de celle de votre voisin ».
Pour conclure, un vœu : que ces lignes vous invitent à vivre une autre expérience de la réalité et à toucher les choses transcendantes du monde. Bon voyage !

cécile baudet

En quelques lignes Dr Frédéric Rosenfeld
Ce psychiatre, diplômé en neurosciences et en thérapies cognitives, est également adepte de la méditation. Il pratique régulièrement la méditation vipassana, une technique indo-birmane, le zen et le taï chi.

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