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Archive de 10 juin 2009

Ostéopathie: un éventail de solution

Posté par Impatient le 10 juin 2009

“Si je n’avais pas connu l’ostéopathie, je n’aurais pas pu aller à Sydney pour les jeux Olympiques”, déclarait David Douillet, quatre fois champion du monde et deux fois champion olympique de judo, lors d’une conférence de presse organisée par l’Association française des ostéopathes, le 12 octobre dernier. David Douillet souffrait de maux de dos chroniques à la suite d’un accident de moto. Les médecins consultés lui avaient tous annoncé que sa carrière était terminée. Mais il préféra faire confiance à l’ostéopathe qui le suivait depuis une dizaine d’années. Un an de soins et un travail commun entre l’entraîneur et l’ostéopathe lui permirent de résoudre ses problèmes et en 2000, à Sydney,de remporter une nouvelle médaille d’or. Ainsi, la plupart des fédérations sportives de haut niveau ont leur ostéopathe.

“Sans l’ostéopathie, je n’aurais jamais pu me sortir des problèmes de dos qui m’affligeaient régulièrement”, explique, par ailleurs, Hélène qui ne tarit pas d’éloges sur l’efficacité de cette thérapie. Louée par les sportifs de haut niveau, l’ostéopathie est plébiscitée par un nombre croissant de Français : quatre millions d’entre eux y auraient recours, selon une enquête de l’institut de sondage Cofremca de 1995. Après avoir été longtemps victime de l’ostracisme officiel, elle est (avec sa cousine la chiropratique) sur le point d’être reconnue. La fin d’une longue marche commencée, il y a plus d’un siècle aux États-Unis.
C’est en 1885 qu’Andrew Taylor Still donne le nom d’ostéopathie à la méthode de soins exclusivement manuelle qu’il est en train de mettre au point. Un vocable pas très heureux, car il tend à désigner en médecine classique toute maladie des os.

Still l’a choisi pour se situer vis-à-vis de l’homéopathie et de l’allopathie. Il veut souligner ainsi que le bon état de la charpente osseuse et des articulations est essentiel pour la santé. Mais ce serait une erreur de croire que l’ostéopathie s’occupe seulement de manipulations vertébrales et articulaires. C’est une médecine qui a une approche globale. Comme le pensait Still, elle peut agir au niveau de l’ensemble des grands systèmes du corps (appareils locomoteurs, systèmes digestifs, respiratoires, nerveux, cardiovasculaires, etc.).
Il s’agit d’une médecine fonctionnelle avec ses indications et contre-indications, qui ne remplace pas les autres approches médicales mais vient les compléter.
Depuis un siècle, les techniques manuelles ont beaucoup évolué et continuent de se perfectionner, certaines ont été empruntées à d’autres sources que l’ostéopathie, et si les ostéopathes n’utilisent plus une seule des techniques auxquelles Still recourait, ils continuent de se référer à ses grands principes.

“Les” ostéopathies

Premier principe : le corps est un tout. Os, sang, lymphe, nerfs, ou organes, aucune partie ne peut être soignée sans prendre en considération l’ensemble dans lequel elle s’insère. Il y a d’ailleurs un tissu qui assure l’unité de l’ensemble du corps, c’est le tissu conjonctif, ou fascia, dont Still avait pressenti l’importance.

Deuxième principe : la structure gouverne la fonction. L’ostéopathe ne s’en tient pas aux symptômes. Toute anomalie fonctionnelle correspond à un dysfonctionnement structurel. Il recherche donc quelles structures sont perturbées. Selon le niveau d’intervention, on distingue ainsi une ostéopathie “structurelle” qui intervient principalement sur le système locomoteur et une ostéopathie “viscérale” qui s’est beaucoup développée depuis cinquante ans. Il existe aussi une ostéopathie “crânienne”, appelée aussi crânio-sacrée, qui part de l’hypothèse d’un axe privilégié depuis le sacrum (dernière vertèbre) jusqu’à la sphère crânienne. L’ostéopathie crânienne a mis en évidence les micromouvements des os du crâne.

Enfin, Still avait compris l’importance de la bonne circulation du sang et de l’influx nerveux pour la régulation de l’organisme. Il affirmait, non sans raison, que le corps fabrique toutes les substances qui sont nécessaires à son équilibre, l’ostéopathie n’étant là que pour favoriser leur bonne utilisation. Bien entendu, l’alimentation et l’air que nous respirons apportent aussi des substances nécessaires à notre organisme et, à la suite de Still, les ostéopathes préconisent une bonne hygiène naturelle, à l’instar des naturopathes.

Il n’y a pas que les médicaments

La consultation en ostéopathie débute par le “diagnostic spécifique” : un interrogatoire et des examens du patient en posture debout, assis ou couché, avec des tests palpatoires qui permettent de rechercher si le patient relève bien de l’ostéopathie, et quelles zones de son corps sont perturbées. En effet, les symptômes ne sont en général que la résultante de différents problèmes, et des blocages peuvent se situer à distance de la zone douloureuse. Une entorse, par exemple, est certes un traumatisme à la cheville, mais si elle s’est produite, c’est le plus souvent parce qu’il y a d’autres problèmes qui ont affaibli le terrain.
Héritière de pratiques manuelles utilisées par les rebouteux et parfois certains médecins jusqu’au XIXe siècle, mais oubliées par la médecine moderne, l’ostéopathie rappelle de manière éclatante que la maladie ne se soigne pas uniquement avec des médicaments. Une vérité qui a dû lentement faire son chemin… Longtemps décriés, les ostéopathes ont aujourd’hui fait leurs preuves. Ils sont désormais soutenus par de nombreux médecins (chirurgiens, orthopédistes, dentistes, neurologues, pédiatres, gynécologues) et scientifiques.

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Cystites: Efficacité de l’homéopathie

Posté par Impatient le 10 juin 2009

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Les cystites ou infections urinaires ne sont pas une fatalité et nombreux sont les remèdes homéopathiques, permettant de les calmer, voire de les faire disparaître.

Les cystites ou infections urinaires ne sont pas une fatalité et nombreux sont les remèdes homéopathiques, permettant de les calmer, voire de les faire disparaître.

Désespérantes pour les médecins par leur persistance, trop souvent revenues chez les femmes, les cystites sont liées aux émotions. Pour les médecins une cystite est une inflammation de la muqueuse de la vessie, pour les femmes c’est cette brûlure, parfois insoutenable, qui oblige à se vider la vessie très fréquemment, ce qui ne soulage d’ailleurs pas toujours ! Les femmes en sont affectées beaucoup plus souvent que les hommes pour des raisons anatomiques bien simples : l’orifice urinaire (ou méat urinaire) est situé à l’entrée du vagin juste en dessous du clitoris et, de plus, les organes génitaux féminins sont assez situés près de l’anus… Il est donc “facile” pour des microbes de coloniser cet orifice et, si les conditions s’y prêtent, de déclencher une infection ou au moins une inflammation… “ça brûle !!!”.
Les conditions favorisantes sont nombreuses:

- ne pas boire suffisamment ;
- être constipé ou avoir des problèmes d’intestin ;
- ne pas avoir une très bonne hygiène locale et on doit souvent rappeler aux petites filles ou à leurs mères qu’il faut éviter d’essuyer la vulve d’arrière en avant ;
- avoir trop d’hygiène locale ; car les savons trop décapants utilisés au niveau vaginal ou vulvaire abîment la flore vaginale destinée à nous protéger des germes étrangers (comme la flore buccale en d’autres lieux) ;
- oublier que le sexe masculin se nettoie avant les rapports vaginaux sans préservatif ;
- avoir des rapports non protégés avec un homme lui-même affecté d’une infection urinaire ou prostatique, parfois chronique et indolore. Alors la cystite s’accompagne d’une vaginite avec les mêmes microbes que le partenaire ;
- avoir une alimentation qui favorise l’inflammation de la muqueuse vésicale (asperge, acides);
- enfin, prendre des antiseptiques urinaires à la moindre gêne, ce qui calme provisoirement mais empêche de tuer vraiment le microbe en cause.

Pourquoi apparaissent-elles ?

La plupart des patientes qui viennent consulter un homéopathe ont déjà eu de nombreuses cystites : qu’il y ait eu ou non d’examen des urines, elles ont pris chaque fois un antibiotique (ou d’elles-mêmes un antiseptique urinaire) avec un soulagement… provisoire ! Toutes demandent une vraie guérison.

Lorsqu’une anomalie d’ordre congénital ou infectieux modifie la forme des conduits urinaires ou lorsqu’il y a un obstacle, par exemple un calcul, la vraie réponse est chirurgicale. Mais, dans l’attente de l’intervention, en particulier chez le jeune enfant, il peut être habile d’utiliser des dilutions homéopathiques de Colibacillinum 15 CH (1 dose tous les quinze jours ou tous les mois) tout en continuant de contrôler régulièrement les urines. Cette stratégie permet de piéger le germe qui infecte les urines de manière plus efficace que la fameuse couverture antibiotique de plusieurs mois qui sélectionne les résistances microbiennes et rend les récidives très difficiles à contrôler.

À l’étranger, il est possible de se procurer des souches microbiennes autres que le colibacille (ou Escherichia Coli) comme Proteus mirabilis ou Klebsiella. Ces remèdes auraient pour effet de stimuler les défenses immunitaires de l’hôte contre l’envahisseur. Cette technique de traitement est utilisable dans tous les cas d’infections occasionnées par de tels germes : tous ceux que nous autres, médecins, rencontrons dans les problèmes de cystite sont des germes normaux de notre flore intestinale mais qui n’ont rien à faire dans les voies urinaires.

Au-delà de la réponse spécifique à l’épisode infectieux, l’homéopathe va également s’intéresser aux conditions d’apparition de l’infection : telle jeune femme qui découvre sa sexualité et ses brûlures du lendemain peut être soulagée par une dose de Staphysagria 15 CH, surtout si son partenaire a été un peu malhabile ou décevant. Même remède pour une cystite survenant après une déception, une contrariété ou encore une colère, ce qui ne dispense jamais de faire un examen d’urine pour identifier le germe incriminé, et éventuellement recourir aux antibiotiques.

Certaines personnes font des cystites chaque fois qu’elles subissent un geste médical au niveau urinaire (sondage) ou génital (bilan uro-dynamique ou rééducation du périnée) : la prise de Eryngium aquaticum 9 CH ou de Populus tremoloïdes 9 CH avant chaque examen peut éviter ces douleurs. Parfois, le médecin devra procéder à une véritable enquête avant de découvrir qu’Agnès a des infections depuis qu’elle ne prend plus la pilule, parce que son partenaire est porteur d’une prostatite chronique à colibacille.

Ou que Marie a toujours des infections à Proteus, germe plutôt résistant, quand elle boit l’eau de son puits et à simples colibacilles quand elle boit de l’eau minérale : le puits serait-il contaminé? l’enquête suit son cours…
En outre, certains profils de femmes semblent plus sensibles que d’autres.

Ainsi, notre amie Sepia, parfois morose ou dépressive, exprimera sa détresse par des cystites… à moins que ce ne soient les cystites qui la dépriment.

Platina, dite théâtrale et compliquée mais souvent simplement mal à l’aise quand elle n’est pas chez elle, est constipée lors des voyages et y ajoute souvent des cystites.

Pulsatilla, plus timide et discrète, ne boit pas suffisamment et a des brûlures avant ses règles, par congestion du périnée.

Ambra Grisea, très impressionnable dès qu’il y a des étrangers, est aussi une jeune fille inquiète qui ira uriner, parfois avec des brûlures, plusieurs fois le soir avant d’aller se coucher, faisant craindre une vraie cystite là où il n’y a qu’une anxiété à apaiser.

Arsenicum album correspond plutôt à un homme inquiet mais aussi agité, que ses cystites accompagnées souvent de diarrhées réveillent la nuit vers 1 heure du matin. Lycopodium, aussi perfectionniste que le précédent est anxieux, est souvent constipé ou gêné aux niveaux digestif et urinaire avec parfois des calculs urinaires qui favorisent les infections à répétition. Le profil le plus désespérant, car il semble que rien ne le soulage et que les traitements antibiotiques ne fassent qu’anticiper sur le prochain épisode infectieux dû à un autre germe, encore plus résistant, c’est Silicea.

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Syndrome de fatigue chronique, spasmophilie, fibromyalgie: De vrais malades non reconnus

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Syndrome de fatigue chronique, spasmophilie, fibromyalgie…, ces maladies ne sont pas faciles à identifier et à traiter. Des victimes en témoignent.

Syndrome de fatigue chronique

Joël, 29 ans
“À la suite d’une mononucléose infectieuse avec complication hépatique contractée en 1993, j’étais très abattu. La fatigue s’installait : 3 mois, 6 mois, 2 ans… Je finissais par m’y habituer.” Bien que diplômé en ingénierie électronique, Joël ne peut pas poursuivre dans cette voie, il se consacre alors à sa passion : la musique. En 1998, son état s’aggrave brutalement. Des douleurs musculaires paralysantes viennent s’ajouter à sa fatigue. “Je n’avais pas l’air malade, ni même fatigué, mais je n’arrivais plus à marcher plus de 25 minutes. Les médecins étaient désemparés. Je ne savais pas ce que j’avais. J’étais à cette époque dans le plus grand isolement social, moral et affectif. Je ne parlais plus aux autres de ma fatigue, car ils ne pouvaient pas me comprendre. Et puis j’avais honte de mes trous de mémoire…”

En 1999, il tombe sur le témoignage d’une personne atteinte du syndrome de fatigue chronique et reconnaît ses symptômes. Il apprend enfin de quoi il est atteint grâce à l’Association française du syndrome de fatigue chronique et de fibromyalgie. Aujourd’hui, son état physique continue de s’aggraver car on ne sait toujours pas traiter cette maladie. “J’ai des périodes d’épuisement total où je dois rester alité 10 jours durant. Je ne récupère pas après l’effort. Par exemple, si je marche plus de 100 mètres par jour, je suis ensuite obligé de me reposer 4 jours. J’ai parfois recours à un fauteuil roulant, mais je garde espoir. La vie est pleine de joies, de victoires: réussir à aller à un concert, retrouver un emploi de professeur de guitare… Et puis grâce à l’association, en janvier 2002, a eu lieu la première journée scientifique consacrée au syndrome de fatigue chronique… J’ai la foi et ma vie spirituelle est de plus en plus intense. Je me sens riche de ça. Et puis ça m’amuse de penser que si je guéris, je vais gagner en force alors que les autres eux vont vieillir et être de plus en plus fatigués !”

Spasmophilie

Marie-Josée, 46 ans
“En 1970, à l’âge de 15 ans, en apprenant la mort brutale de mon petit ami, j’ai fait ma première crise. Dès lors, ma qualité de vie s’est dégradée. Sans raison, j’étais de plus en plus souvent sujette à des attaques de panique, des chutes de vitalité, des tachycardies, des pertes de mémoire, des crampes, des troubles digestifs…” En 1975, un médecin met enfin un nom sur ses symptômes : spasmophilie. “Pour moi, ce n’est pas vraiment une maladie, c’est davantage un mal-être. Bien sûr, il y a un terrain: une hypersensibilité, des carences en oligoéléments et métaux, mais c’est surtout un carcan qui étouffe notre “moi” profond. L’aide ne peut pas venir que de l’extérieur : il ne suffit pas d’absorber un médicament.” Pourtant, les premiers traitements qu’on lui propose sont des cures de calcium, de magnésium et des anxiolytiques. Devant leur inefficacité, elle essaie l’homéopathie, l’ostéopathie… “C’est grâce à un naturopathe, rencontré en avril 2001, par le biais de l’association “Spasmophilie et sérénité” que je suis sur la voie de la guérison.” Doublée d’une psychothérapie, que Marie-Josée conseille à tout spasmophile, la naturopathie lui apprend à suivre une nouvelle hygiène de vie, tant alimentaire que sportive, et à s’ouvrir à la créativité pour retrouver la pleine possession de son “moi” profond. “La solution était en moi. Mais c’est difficile d’aller se chercher soi-même, c’est pourquoi il est dur de sortir de la spasmophilie. Mais quand on y arrive, la vie n’a plus le même goût : hier, j’avais peur d’aller chercher mon pain. Aujourd’hui, je prends seule les transports en commun.”

Fibromyalgie

Maurice, 49 ans
“Je ne peux plus exercer mon métier de mécanicien normalement, parce que je me réveille souvent plus fatigué que la veille et que je souffre de violentes douleurs musculaires.” Fibromyalgique depuis 1990, il est d’abord l’objet de nombreux examens, prélèvements musculaires, ponctions lombaires et autres analyses. En 1998, un neurologue met enfin un nom sur sa souffrance. Soulagé de savoir ce qu’il a, il déchante vite lorsqu’il apprend que sa maladie est encore mal connue et, surtout ni reconnue, ni prise en charge par la Sécurité sociale. “Aucun traitement efficace n’est, à ce jour, connu, alors on se débrouille avec des antalgiques et autres antidouleurs. Le pire, c’est que cette maladie est invisible. En me voyant, avec ma bonne carrure, personne n’arrive à imaginer que je suis malade. Alors, les conseils fusent: “Mais non tu n’as rien, c’est dans ta tête ! On pense que vous êtes un “tire-au-flan”.” D’arrêt maladie en arrêt maladie, Maurice souffre également de la pression d’une société qui demande toujours davantage de compétitivité. “C’est dur d’être atteint d’une maladie sans symptôme apparent, sans trace dans les analyses, que seul le patient ressent et dont les médecins ignorent tout. On se sent très seul.” En colère de ne plus pouvoir être aussi actif qu’avant et de ne pas pouvoir être identifié comme malade, Maurice met tous ses espoirs dans l’Association des fibromyalgiques de Bourgogne-Franche-Comté qui a pour but d’informer sur la maladie et de la faire reconnaître auprès du ministère de la Santé : “Ça serait déjà ça!”

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Phytothérapie: Combattre la fatigue de l’hiver

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Avec l’hiver, nos besoins en nutriments vitaux augmentent.
Des jours plus courts, une température plus basse, une moindre luminosité changent nos biorythmes et notre organisme peine à s’adapter. Résultat, la fatigue s’installe.

Pour contrôler la fatigue, il nous faut un “coup de fouet” procuré par des vitamines, minéraux, oligoéléments, acides aminés, acides gras essentiels et autres stimulants parmi lesquels les plantes ont une place de choix. Certaines sont capables de relever le niveau de l’immunité naturelle. Il ne faut pas les négliger.

Le coup de fouet évoqué ne suppose pas le recours à des excitants mais à des stimulants qui sauront apporter au corps les éléments vitaux dont il a besoin pour fonctionner à plein rendement. On les trouve dans le commerce sous forme de compléments nutritionnels que l’on choisira de la meilleure origine et préparés de la manière la plus naturelle.

LES STIMULANTS CLASSIQUES

Efficaces et sans danger, ceux qui viennent spontanément à l’esprit sont le ginseng, la gelée royale et la vitamine C. Ils sont en effet incontournables et peuvent être relayés par d’autres pour relancer le processus anti-fatigue.

La gelée royale
Riche en vitamine B5, elle est indiquée à tout âge ; les enfants, les personnes âgées et celles qui supportent mal l’hiver en tireront le plus grand bénéfice. Elle redonne du tonus et favorise la défense contre les maladies infectieuses.
On la prend en mélange avec du miel au moins pendant 20 jours.
Dans les produits de la ruche, on peut aussi penser au pollen, plein de vitamines, d’acides aminés et de minéraux (bien “mâcher” les pelotes de pollen) et à la propolis. L’un et l’autre donnent du tonus et augmentent la résistance du corps en renforçant ses défenses. Attention cependant, les personnes allergiques au pollen doivent être prudentes.

Le ginseng
C’est un tonique général de premier ordre qui active les échanges et aussi une plante dite “adaptogène” c’est-à-dire qu’elle aide l’organisme à s’adapter et à surmonter les stress et les agressions organiques de toutes espèces. Son domaine d’action est vaste : c’est un stimulant général, intellectuel, cardiaque, nerveux, pulmonaire, sexuel…, un dépuratif, un stomachique (facilite la digestion gastrique) et un fébrifuge (anti-fièvre). On peut le prendre en gélules ou en préparations liquides : teinture-mère ou extrait fluide glycériné miellé.
Un cousin russe du ginseng, l’éleuthérocoque jouit des mêmes propriétés… mais il est moins célèbre. On peut l’utiliser de la même manière.

La vitamine C
Championne tous azimuts de la nutrithérapie, la vitamine C stimule la vitalité, protège contre les infections diverses et tonifie la circulation dans les veines et les capillaires.
Il est préférable de choisir une vitamine C naturelle. On en trouve par exemple sous forme de comprimés à croquer, dosés à 250 mg, associant acérola et cassis pour dynamiser sans exciter.

La spiruline de Cuba
Cette micro-algue bleue d’eau douce, 100% naturelle, est un fortifiant général. Elle nourrit l’organisme, l’équilibre et le stimule sans engendrer le moindre déchet. Aussi utile à l’enfant qu’à la personne âgée ou au sportif, elle renforce le terrain et convient dans toutes les sortes de fatigue : physique, intellectuelle, nerveuse. Prise dans le cadre d’un régime amincissant, elle évite la fatigue réactionnelle au processus d’élimination.

Les algues marines
En extraits concentrés, elles sont remarquablement bio-disponibles après élimination de la partie inerte de l’algue et grâce à des techniques d’extraction permettant d’isoler la totalité des substances actives sans les dénaturer.
Selon les algues utilisées, il est possible d’axer la stimulation sur telle ou telle fonction: tonification, reminéralisation, protection cellulaire, amincissement sans fatigue, etc.

L’ail
L’ail est le plus ancien et le plus réputé des grands remèdes naturels. Aujourd’hui, ses propriétés thérapeutiques sont largement confirmées par l’analyse de ses composants. Galien ou Paracelse disaient : “L’ail est la thériaque des paysans”; c’est-à-dire qu’il est “l’aliment-remède parfait” capable de traiter tous les maux. Tonique général, préventif des affections cardiovasculaires, anti-infectieux, fluidifiant du sang, vermifuge… la liste est longue. Une récente étude chinoise montre que le risque de mourir d’un cancer est réduit par deux chez les consommateurs de 20 g d’ail par jour !
Son seul inconvénient, c’est l’odeur qui émane de la peau et de l’haleine des consommateurs -aussi, si l’on craint cet effet désagréable, le prendre sous forme de gélules ou de comprimés désodorisés- mais c’est moins bon qu’en salade avec lardons et croûtons !

LES PLANTES RÉCEMMENT ENTREES DANS NOTRE PHARMACOPEE

Le guarana
D’utilisation relativement récente en Europe, le guarana qui nous vient d’Amazonie est connu des indiens Guaranis depuis le XVIIe siècle. C’est la plante au monde la plus riche en caféine (4,5 g pour 100 g) mais -et c’est ce qui change tout- elle contient également une grande quantité de tanins (jusqu’à 10 g pour 100 g). Ceux-ci permettent à la caféine de se libérer plus lentement dans l’organisme tout en rendant ses effets plus durables sans susciter l’état de surexcitation souvent constaté chez les buveurs de café.
Le guarana présente donc un grand intérêt en tant que stimulant de l’activité physique et intellectuelle. Précieux en
période d’examen ou de surcharge de travail, il donne aussi un coup de fouet naturel aux sportifs à l’approche d’une compétition.
Dans un autre ordre d’action, le guarana, par sa caféine, permet de brûler et d’éliminer les graisses, d’autant que les oligoéléments et les vitamines qu’il renferme lui permettent de diminuer la sensation de faim. Citons aussi son action positive sur la baisse de forme et de moral qui accompagne le régime. On peut l’utiliser en gélules ou en boisson.

Le maté
Boisson nationale dans une bonne partie de l’Amérique du sud, le maté est préparé à partir des feuilles et des branches sèches d’un arbre (Ilex paraguarensis).
Les indiens Guaranis (encore eux !) utilisaient déjà la “Yerba mate” pour son bon goût et pour ses vertus qui leur donnaient une plus grande résistance aux efforts et le pouvoir de calmer la faim et la soif.
Le maté est un stimulant sans effets secondaires ni toxicité. Il contient de grandes quantités de vitamines et de minéraux. Son principe actif original, la matéine, tout en étant un stimulant puissant ne produit pas d’agitation nerveuse. Au contraire, elle stimule et équilibre le système nerveux central et n’induit pas de dépendance. Ainsi le maté serait particulièrement indiqué en cas de fatigue nerveuse, d’anxiété et de dépression.
Signalons enfin ses effets sur le poids qui sont les mêmes que ceux du guarana.

Le schisandra (Schisandra chinensis, de la famille des magnoliacées)
Excellent fortifiant, le schisandra est une des principales plantes toniques chinoises. Très efficace en période de stress, il redonne de l’énergie. Les baies tonifient les reins et les organes sexuels, protègent le foie, renforcent le système nerveux et purifient le sang.
En chinois, il signifie “cinq plantes parfumées” car il rappelle la saveur des cinq énergies élémentaires. L’étendue de ses effets toniques, peut le faire considérer comme un stimulant de l’immunité de l’individu.
Dans ce rapide tour d’horizon des plantes capables de vous aider à contrôler les fatigues de l’hiver, voilà celles considérées comme les plus performantes ou les plus originales.
Il serait injuste de ne pas citer aussi quelques plantes tonifiantes de la tradition phytothérapique : la sauge, le thym, le romarin, l’origan, la cannelle, la girofle…
Utilisées en huiles essentielles, à raison de 4 à 6 gouttes par jour ou bien en extraits hydro-
alcooliques, seules ou en association, elles aussi sont capables de vous redonner la pêche.

LES PLANTES QUI REVEILLENT LE SYSTEME IMMUNITAIRE

Certaines plantes de la pharmacopée européenne ou étrangère sont renommées pour leur potentiel de stimulation de notre immunité naturelle. Leur effet est un effet de “terrain”. Il est difficile de définir si une plante appartient plutôt à la classe des stimulantes qu’à celle des tonifiantes de l’immunité. Choisissez l’une ou l’autre en fonction des propriétés individuelles qui lui sont attribuées.

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Troubles Gynécologiques et Qi Gong

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Des règles douloureuses aux troubles de la ménopause, cette gymnastique chinoise permet de prévenir et de soigner certains problèmes gynécologiques.

Le Qi Gong de la femme a été mis au point par Mme Liu Ya Fei. Maître de Qi Gong, elle est directrice du centre national de Qi Gong de Beidaihe en Chine, un centre d’enseignement, de recherche et de soins. En France, cette technique est enseignée à Paris (des stages sont organisés dans les régions) au centre “Les Temps du corps”(10, rue de l’Échiquier, 75010 Paris. Tél. : 01 48 01 68 28). Dans ce lieu consacré à la culture chinoise sont aussi dispensés des cours de Taï Chi, de musique traditionnelle, etc. Depuis janvier dernier, de nouvelles activités sont proposées, entre autres, les cours de Qi Gong de la femme enseignés par Mme Ke Wen. Cette dernière retourne régulièrement en Chine pendant trois ou quatre mois, pour se ressourcer et travailler avec Mme Liu Ya Fei, fille de Liu Gui Zhen qui a structuré et élaboré les bases du Qi Gong médical.

Le Qi Gong de la femme a deux objectifs principaux : favoriser l’équilibre hormonal aux différents âges de la vie et trouver l’équilibre émotionnel entre le corps et l’esprit. Il comprend une série d’auto-massages, un travail de visualisation et des mouvements spontanés. Selon la médecine chinoise, la femme est “yin”, reliée au sang. Trois méridiens concernent plus particulièrement son système hormonal : le “Ren Mai”, un des vaisseaux qui possèdent des points indépendants des autres méridiens et dont le trajet suit une ligne médiane (de la bouche aux organes génitaux) sur la face antérieure du corps. Il intervient dans les affections abdominales et contrôle tous les méridiens “yin”. C’est le méridien le plus important pour la femme. En cas d’atteinte du “Ren Mai”, les organes génitaux peuvent être douloureux ainsi que les règles. On constate aussi des pertes blanches et rouges, des problèmes de stérilité. Autre méridien en lien avec le système hormonal féminin, le “Du Mai”, vaisseau gouverneur qui régit le “yang” de l’organisme et conserve l’énergie ancestrale, enfin le “Chong Mai”, le méridien central.

“Un cours commence toujours par une relaxation afin de permettre au corps et au mental d’être calme et détendu. D’abord, on se réchauffe, explique Mme Ke Wen. Puis j’apprends aux femmes à se masser les seins, d’abord de l’intérieur vers l’extérieur, puis l’inverse. Ce massage particulier aide la femme à bien sentir son corps. On travaille ensuite sur tout le trajet du “Ren Mai” pour nourrir l’énergie “yin” de l’utérus. On insiste sur certains points importants comme celui situé entre les deux seins. Le “Ren Mai” est un véritable fleuve de vie. Les massages peuvent être adaptés en fonction des problèmes. L’essentiel est de faire circuler l’énergie pour nourrir l’utérus. Ces exercices s’adressent à toutes les femmes, à tous les âges de la vie, mais plus particulièrement après 35 ans.”

15 mouvements (un mouvement par cours) ont été mis au point par Mme Liu Ya Fei et font travailler tout le corps car la médecine chinoise œuvre dans la globalité. De nombreux exercices concernent la mobilité du bassin afin d’éviter le blocage de l’énergie dans le bas-ventre. Ce travail permet aussi de prendre conscience de l’importance de la souplesse du bassin, de l’ouverture et de la fermeture du corps. Il s’agit d’un ressenti dans la profondeur de soi. “Pendant les cours et les stages, les femmes sont très émues, elles pleurent parfois, explique Mme Ke Wen. On travaille sur des musiques de tous les pays du monde qui réveillent les corps. Les exercices développent une vision positive de soi, et favorisent l’équilibre et une meilleure confiance. L’objectif est d’apprendre à aimer son corps, à être fière d’être une femme, à s’accepter.”
Le Qi Gong de la femme, enseigné en France tient compte de la culture occidentale. Il conduit à respecter la nature mais sans la laisser faire…

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Acouphènes: qu’ils arrêtent de nous casser les oreilles!

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Même dans le silence le plus total, Julie, Franck et Antoine entendent des bruits: sifflements, bourdonnements, tintements, bruits de train ou de machines diverses qu’ils sont seuls à percevoir et qui sont sans rapport avec leur environnement auditif. Ils sont victimes d’acouphènes.

Ce phénomène qui survient à tout âge n’a rien de commun avec les hallucinations auditives (“les voix”). Il s’en distingue par le contenu rudimentaire des bruits entendus (dépourvus de sens) et par le fait que l’on est conscient de leur origine interne. En France, environ 6 millions de personnes seraient touchées dont 150000 sévèrement affectées car leur présence permanente perturbe le sommeil, le travail et tous les actes de la vie quotidienne.

D’après une enquête du Coast Community College District of California (États-Unis), 24% des acouphènes trouvent leur origine dans une exposition à des bruits excessifs, 43% sont de cause inconnue. D’autres sources ont été identifiées: les problèmes circulatoires, l’hypertension, des déséquilibres faciaux relevant du dentiste ou du stomatologue (qui traite des maladies de la bouche et des dents) ( Néanmoins, précisons que les mal-occlusions dentaires sont une cause extrêmement rare d’acouphènes. Et de nombreux acouphéniques convaincus de ce diagnostic ont dépensé des fortunes pour réparer les erreurs du dentiste ou du stomatologue… sans résultat.), des causes métaboliques (diabète, cholestérol), médicamenteuses ou toxiques, enfin des problèmes cervicaux (arthrose, contractures de la région cervicale).

Des filtres détraqués

Les acouphènes sont provoqués par un dysfonctionnement de la transmission des sons au cerveau. Cette compréhension des mécanismes acouphéniques est due au Pr Jastreboff (années 1980). Les cellules nerveuses (auditives et autres) émettent en permanence des signaux de toutes sortes. En temps normal, ceux-ci ne donnent pas de perception consciente car nous disposons d’un certain nombre de filtres qui effectuent un tri… et classent sans suite une grande partie des signaux émis (mécanisme d’habituation). Lorsque l’un ou plusieurs de ces filtres sont abîmés, des signaux non pertinents s’acheminent jusqu’au cortex cérébral et donnent naissance à une perception. Dans le cas des acouphènes, le phénomène s’aggrave sur les personnes qui focalisent leur attention sur ces perceptions insolites et n’entendent plus qu’elles jusqu’à l’obsession. L’acouphénique, (nom donné à la victime d’acouphènes), se retrouve comme une mouche dans un bocal.

Des causes multiples

On distingue les crises d’acouphènes aiguës qui se manifestent la plupart du temps à la suite d’un traumatisme sonore (concert, explosion…), psychologique (rupture familiale, choc émotionnel…) ou consécutivement à la prise de médicaments toxiques pour l’oreille. La seule façon de les juguler et d’éviter qu’elles ne deviennent chroniques est de les traiter en urgence. La prescription de vasodilatateurs est fréquente. Sans que l’on sache expliquer son mode d’action, c’est un des rares traitements qui fait parfois effet.
Les acouphènes chroniques ne sont plus liés à une circonstance particulière, ils se sont “installés” plus ou moins rapidement. Présents de manière continue ou presque, ils perturbent profondément.
Les causes sont presque toujours multiples. Il peut s’agir au départ, comme on l’a vu, d’un bruit fort perçu en période de fatigue ou de choc émotionnel. Mais il est rarement possible -et même dangereux- de ramener les acouphènes à une origine unique.
Le parcours d’un acouphénique est assez typique. Il commence chez le médecin généraliste qui, démuni, l’adresse à l’ORL. Celui-ci réalise un bilan auditif, et fait procéder à des examens complémentaires (analyses de sang, scanner IRM, etc.). La plupart du temps, tous ces examens permettent seulement d’éliminer certaines hypothèses plus ou moins graves (problèmes dentaires, tumoraux, etc.) mais ne révèlent rien d’anormal.
Côté traitements, les médecines alternatives apportent parfois -c’est un constat-, des améliorations plus ou moins durables. En faisant appel à la médecine traditionnelle chinoise (acupuncture et pharmacopée), l’homéopathie, l’ostéopathie, la chiropratique, ou la phytothérapie, certains ont vu leurs acouphènes diminuer, voire disparaître. Mais le résultat tant attendu n’est pas souvent au rendez-vous, les “bruits” lancinants sont toujours présents occasionnant découragement, solitude, dépression…

Gérer les acouphènes

Si aucun traitement médical n’est efficace à lui seul, il existe cependant des moyens de gérer ses acouphènes.
À défaut de pouvoir les traiter radicalement à la source, on cherche à rétablir l’efficacité des filtres qui empêcheront le signal-parasite de devenir perception en atteignant le cortex cérébral. C’est la base de la technique de la TRT (Tinnitus Retraining Therapy: thérapie d’habituation des acouphènes (tinnitus, en anglais).) mise au point par le Pr Jastreboff. Elle consiste à réhabituer le système auditif à considérer les acouphènes comme naturels en reprogrammant les réseaux neuronaux chargés de les détecter.
La TRT associe plusieurs éléments. D’abord des entretiens, indispensables pour expliquer les mécanismes qui conduisent à la formation d’acouphènes. Ils visent à dédramatiser la situation, à sortir de la logique du “Vous devez vivre avec”, et à adopter une attitude positive. S’aider des témoignages d’acouphéniques ayant réussi à maîtriser leur problème, cela incite à s’engager sur la même voie qu’eux. Ils permettent aussi d’insister sur les effets nuisibles des bruits. Prodiguée suffisamment tôt, cette information peut suffire à éviter d’entrer dans la ronde infernale des acouphènes permanents et de pérenniser le problème.
Il sera utile d’associer aux moyens déjà évoqués, l’apprentissage d’une technique de relaxation ayant pour but de diminuer les réactions physiologiques engendrées par l’acouphène. Enfin la dernière étape consiste en une thérapie par le bruit : elle utilise soit des bruits de l’environnement ou l’écoute de musique appropriée, soit des appareils auditifs (ces derniers peuvent être intégrés aux prothèses auditives lorsque les acouphènes sont associés à la malentendance) pour retrouver le plaisir des sons.

Le rôle décisif de l’association France Acouphènes

Crée en 1992, l’association France Acouphènes a permis à de très nombreux acouphéniques de sortir ou mieux, d’éviter d’entrer dans le cercle infernal. Elle a mis sur pied à travers la France un réseau de délégués qui sont les premiers maillons d’une chaîne d’entraide et de solidarité, en particulier au travers de permanences téléphoniques. Ces personnes expérimentées sont capables de bien conseiller sur les ressources disponibles, et de communiquer les coordonnées de professionnels compétents. Elle se bat pour la prise en compte du problème par le corps médical (souvent fataliste) et les pouvoirs publics… Alors qu’il y a en Grande-Bretagne 200 “Tinnitus Clinic” enseignant la TRT, cette méthode est encore très peu connue en France.

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La Chiropratique

Posté par Impatient le 10 juin 2009

Depuis quelques années, la chiropratique bénéficie d’un statut légal en France.
Une reconnaissance justifiée par les résultats obtenus dans de nombreux domaines.

Victime d’un accident grave, Fataine ne pouvait plus s’asseoir. Elle se félicite d’avoir eu recours à la chiropratique. ” La chiropratique m’a permis de résoudre un accident sportif, elle contribue à améliorer ma forme physique, à équilibrer mon système nerveux et à renforcer mes défenses immunitaires “, raconte Franck. Plébiscitée par un nombre croissant de patients, elle doit son succès à son action globale : loin de se réduire à des manœuvres vertébrales, c’est une médecine qui agit principalement sur le système nerveux.

L’ajustement vertébral

C’est il y a un peu plus de cent ans que Daniel David Palmer met au point cette discipline à laquelle il donne le nom de chiropratique ou chiropraxie (du grec chiro = main). Le chiropraticien s’intéresse tout particulièrement à la colonne vertébrale et aux nombreuses perturbations qui l’affectent, y compris celles qui sont infimes et non décelables par les examens médicaux classiques (radios notamment), et auxquelles il donne le nom de ” subluxations “. Il agit de manière exclusivement manuelle (pas de médicaments), en pratiquant des ” ajustements ” vertébraux, destinés à supprimer ces subluxations. Bien qu’elle attribue un rôle central à la colonne, parce qu’elle est la charpente de notre corps, la chiropratique est une médecine globale qui s’intéresse à l’ensemble de la santé. C’est le système nerveux qui fait le lien entre la colonne vertébrale et le reste du corps. À l’origine, Daniel David Palmer considérait qu’une mauvaise position d’une vertèbre pouvait pincer un nerf et entraîner des douleurs. On sait aujourd’hui que, sauf traumatisme grave, les vertèbres ne se déplacent pas et qu’elles ne peuvent comprimer directement les nerfs. Mais l’intuition fondamentale de Palmer demeure : il y a une unité du ” neurosquelette “.
La moelle épinière, qui est comme une extension du cerveau, traverse la colonne et se prolonge vers le reste du corps avec les nerfs qui sortent à travers les trous de conjugaisons des vertèbres. Toute perte de flexibilité de la colonne a des conséquences sur le système nerveux. La subluxation est envisagée aujourd’hui comme un système complexe, recouvrant un ensemble de dysfonctionnements articulaires, musculaires, ligamentaires et nerveux. ” C’est au niveau des articulations et notamment au niveau des vertèbres que l’on a le plus de récepteurs nerveux “, remarque Denis Alemi, chiropraticien qui a poursuivi une formation plus poussée en neurologie. ” Notre système nerveux est le système d’adaptation à l’environnement par excellence”, précise de son côté Alain Benhamou. Auteur du livre ” Mon dos, ma vie ” (éd. Saep), il explique que la chiropratique agit de manière préventive ou curative pour préserver cette capacité d’adaptation face aux trois grandes catégories de stress que sont ” les stress physiques, chimiques ou émotionnels”.
La séance de chiropratique commence par un bilan complet avec un questionnaire, puis une batterie de tests de mobilité, de fatigabilité, de kinésiologie (La kinésiologie est une technique mise au point par des chiropraticiens. Destinée à mesurer la capacité de résistance musculaire à une pression, c’est aussi un test du tonus nerveux. Elle connaît un développement dans de nombreux domaines qui ne relèvent plus de la chiropratique , ainsi que des tests réflexes et différents examens neurologiques. Le bilan est bien sûr plus large lors de la première séance. Si nécessaire, le chiropraticien examine aussi des radios: sa formation poussée dans ce domaine le rend particulièrement compétent pour les lire. Il pratique ensuite des ajustements, destinés à corriger les dysfonctionnements qu’il a mis en évidence. Certaines de ces manœuvres sont effectuées sur une table d’examen articulée. Les pressions directes pratiquées sur la colonne (Ces manœuvres directes représentent la principale différence avec l’ostéopathie qui agit de manière indirecte.) peuvent parfois créer un effet de surprise, mais on est loin des manipulations brutales pratiquées autrefois par des professionnels pas toujours compétents. Il y a en fait un ensemble extrêmement diversifié de techniques douces d’ajustement articulaire, neuromusculaire et tissulaire. Le praticien agit toujours dans une perspective globale de santé et, outre les ajustements, il va recommander aux patients une hygiène alimentaire, physique et psychologique.24_1[1]

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