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Archive de 8 juin 2009

Maladies psychosomatiques: Vous avez dit psychosomatique

Posté par Impatient le 8 juin 2009

L’être humain étant indivisible, on ne peut soigner le corps indépendamment de l’esprit. C’est le postulat de la médecine psychosomatique.

“Vous n’avez rien : c’est sûrement psychosomatique!”: tel est souvent le diagnostic posé quand aucune lésion ou anomalie n’est révélée par des examens. Ainsi en va-t-il de l’hypertension artérielle ou de la tachycardie, de l’asthme ou de l’oppression respiratoire, des troubles fonctionnels du côlon ou de la recto-colite hémorragique, des migraines, d’une prétendue stérilité, ou encore, d’une dermatose soudaine. Les symptômes et la douleur, bien que réels pour le patient, n’ont aucune cause organique décelée par la médecine. Si ce n’est du corps d’où peut provenir le trouble ? D’un surcroît d’angoisse, d’un seuil intolérable de stress, d’une colère rentrée, d’une peur incontrôlée ? Bref, d’un ” facteur psychologique “. C’est au psychanalyste-médecin Franz Alexander que l’on doit la mise en relation des troubles organiques et des facteurs psychiques.

” L’esprit (psyché) régit le corps (sôma). Toutes nos émotions sont accompagnées, sans exceptions, de modifications physiologiques. La crainte se traduit par des palpitations, la colère par une accélération cardiaque, par l’élévation de la tension artérielle et la modification du métabolisme des hydrates de carbone.” Une maladie fonctionnelle est dite psychosomatique dès lors qu’elle est chronique en dehors de toute cause physique. Mais, ce terme est également utilisé pour qualifier l’origine de certaines maladies lésionnelles comme l’ulcère gastro-duodénal (même si l’on impute aujourd’hui sa survenue à la bactérie Helicobacter pylori, qu’est-ce qui fait que telle personne déclare un ulcère à tel moment dans sa vie ?), l’infarctus, ou même l’apparition d’un cancer (il semblerait assez fréquent de trouver dans l’histoire du patient un traumatisme -deuil, séparation – dans les deux années précédant l’émergence de la maladie) ou encore d’une maladie auto-immune comme la sclérose en plaques. Mais attention au ” tout psychologique “. ” À force de chercher les causes psychologiques de leur cancer, les malades finissent par s’en attribuer la responsabilité et culpabilisent en pensant qu’ils ont créé leur maladie. Le cancer peut se déclarer seul ou sous l’effet d’une intoxication (tabac, alcool) mais pas forcément sous l’influence du psychisme. Dire par exemple qu’il y a une signification psychologique à un cancer du sein gauche est faux “, dénonçait François Baillet, cancérologue, sur le plateau de l’émission télévisée ” Ça se discute ” (novembre 2000). Un avis que partageait, sur ce même plateau, le gynécologue psychosomaticien Sylvain Mimoun : ” Il ne faut pas perdre de vue que le cancer est multifactoriel.”

Maladie ou malade psychosomatique ?

Ne doit-on pas alors parler de malades psychosomatiques plutôt que de maladies psychosomatiques ? Y a-t-il des personnalités sujettes à somatiser ? ” Les dispositions d’une personne adulte à l’approche psychosomatique de ses maladies sont héritées de son histoire infantile “, indique Pascal-Henri Keller, psychologue clinicien, psychanalyste et auteur de ” La médecine psychosomatique en question “. Danièle Pomey-Rey, dermatologue, psychanalyste, distingue dans son livre ” La peau et ses états d’âme “, “ceux qui gardent une fragilité psychique qui ne leur permet pas d’atteindre le stade des échanges verbaux… Ceux-là seraient prédisposés à une maladie de peau chronique. On appelle au secours avec la peau quand on n’a pas les mots pour le dire. D’autres pourront atteindre les échanges verbaux, mais à l’occasion d’un choc affectif particulièrement intense pourront déclencher une maladie de peau, probablement bénigne, qui guérira toute seule (une poussée de psoriasis, d’eczéma ou une légère pelade).” L’Institut psychosomatique de Paris (Ipso) considère les sujets psychosomatiques comme dépourvus de vie onirique et fantasmatique en raison d’un fonctionnement mental particulier, ce dernier n’assurant pas ” normalement ” l’association des émotions, des affects, des pensées et des rêves. Enfin, pour le Pr Sami-Ali, psychosomaticien et directeur du Centre international de psychosomatique (CIPS), la maladie psychosomatique trouve son origine ” dans un conflit relationnel non résolu aboutissant à une situation d’impasse “. Cette théorie se trouve validée notamment dans l’examen clinique des patients souffrant d’allergie, où la relation mère-enfant est en cause.

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L’endométriose, une maladie gynécologique

Posté par Impatient le 8 juin 2009

L’endométriose reste une maladie gynécologique mystérieuse. Pourtant, des traitements bien adaptés, faisant aussi bien appel à la médecine classique qu’à des techniques alternatives, permettent aux femmes de l’apprivoiser.

Alice, 23 ans, a une endométriose. ” L’endomètre est la muqueuse tapissant les parois internes de l’utérus. Il est éliminé pendant les règles. L’endométriose est le développement anormal de cette muqueuse à l’extérieur de l’utérus “, lui a expliqué le médecin (lire encadré Physiologie, page 37). Des kystes de la taille d’une tête d’épingle recouvrent une partie de son utérus, l’ovaire et la trompe gauche.
Les cas d’endométriose sont de plus en plus fréquents car de mieux en mieux diagnostiqués grâce à l’échographie et surtout à la cœlioscopie, une intervention chirurgicale qui permet d’explorer les organes du petit bassin. Ils concerneraient au moins 5 % de la population féminine, environ 40 % des patientes infertiles et presque 80 % des femmes souffrant de douleurs chroniques au niveau du petit bassin. Cette maladie survient en général entre 25 et 45 ans, ses causes restent inexpliquées.
” Je souffrais depuis plusieurs mois de douleurs dans le bas-ventre, surtout pendant mes règles. Ma gynécologue a d’abord pensé à une infection, car l’échographie montrait une inflammation. Mais l’antibiotique ne m’a pas soulagée. Elle m’a envoyée faire une cœlioscopie… “, se souvient Alice.
Les douleurs qui affectent le bas-ventre pendant les menstruations (parfois, avant ou après), irradient quelquefois au niveau des jambes ou dans le bas du dos. Elles peuvent survenir pendant les relations sexuelles. Des règles abondantes et irrégulières peuvent aussi être des symptômes révélateurs.
Géraldine, 26 ans, a souffert plusieurs années avant de rencontrer un médecin qui diagnostique la maladie. ” J’ai vu de nombreux gynécologues… Un jour, chez un ami, j’ai été prise de douleurs intolérables. J’ai dû consulter immédiatement un généraliste … C’est le premier à m’avoir parlé d’endométriose. “
Le diagnostic est souvent tardif. La maladie peut être suspectée lors d’un toucher vaginal ou d’une bonne échographie. Mais, seule la cœlioscopie permet de l’identifier clairement. D’autre part, certaines femmes ne ressentent aucun symptôme, on parle dans ce cas d’endométriose silencieuse. La maladie est alors découverte par hasard, souvent lors de problèmes de fertilité.

Les solutions de la médecine classique…

L’allopathie propose selon les cas l’hormonothérapie et la chirurgie.
” Le traitement est d’abord médical, écrit Anne de Kervasdoué, gynécologue, dans son livre “Questions de femmes”, il cherche à créer un état de pseudo-grossesse en bloquant l’ovulation et la menstruation…” (lire encadré). Dans bien des cas, la prescription de progestatifs purs (médicaments dérivés de la progestérone) ou de pilules classiques à dominante progestative, pendant un an au moins, suffit à faire disparaître les douleurs et à diminuer l’importance des lésions. Les effets secondaires sont minimes. Plus efficace, le Danazol est une hormone synthétique qui bloque les hormones hypophysaires (lire encadré). Mais il n’évite pas les risques de récidive après l’arrêt du traitement. Une autre famille de médicaments, les Analogues de la LHRH (lire encadré), est réservée aux formes avancées, et crée un climat de post-ménopause temporaire. Les effets secondaires du Danazol et des Analogues de la LHRH sont plus importants (bouffées de chaleur, nausées, sécheresse vaginale, modification de la pilosité et de la voix, peau grasse, prise de poids, tendance dépressive…).
” Le traitement chirurgical concerne les femmes souffrant d’infertilité qui ne sont soulagées par aucune thérapeutique médicale, poursuit Anne de Kervasdoué, il consiste, tout en conservant les organes de la reproduction, à éliminer les gros nodules, à enlever les kystes endométriosiques sans altérer les ovaires et à libérer les adhérences qui gênent la mobilité des trompes. ” On remarque pourtant que l’endométriose a tendance à récidiver sur les cicatrices de la chirurgie. Chez certaines femmes, l’intensité de la douleur est telle qu’on pratiquera une hystérectomie partielle (ablation de l’utérus), ou totale (ablation supplémentaire des ovaires et des trompes).
” Deux événements physiologiques naturels sont à même de les guérir provisoirement ou définitivement, ajoute la Dre Anne de Kervasdoué. La grossesse fait régresser les lésions et atténue les symptômes, la ménopause éteint définitivement la maladie. Mais, on ne peut pas toujours proposer la première comme moyen thérapeutique, ni faire éternellement patienter jusqu’à la deuxième ! “
Alice a pris un progestatif pendant presque huit mois, le Lutenyl. ” Les douleurs se sont estompées, mais n’ont pas complètement disparu. Je supportais de plus en plus mal le traitement: j’étais irritable, j’avais continuellement des nausées, des bouffées de chaleur, des maux de tête… J’ai décidé de l’arrêter. “
Les traitements médicaux soulagent les symptômes, et stoppent le développement de la maladie. Mais ils ne conviennent pas à toutes.

… Et en alternative

Jocelyne Greco, médecin homéopathe, spécialisée dans les problèmes gynécologiques, remarque que les femmes concernées sont des femmes stressées, angoissées, à terrain spasmophile. ” Pour soigner la maladie, j’observe les symptômes cliniques (le type de douleur). Il s’avère que les douleurs décrites sont très proches de celles présentées par des malades ayant des colites spasmodiques. Dans le cas de l’endométriose, ces douleurs sont cycliques. J’ai découvert que le traitement d’un terrain spasmophile est adapté à l’endométriose. Certains pensent que le développement de la maladie serait dû à un reflux des règles vers l’extérieur de l’utérus. Ce reflux pourrait être provoqué par des spasmes au niveau des organes génitaux… “
La Dre Jocelyne Greco recherche le médicament homéopathique associé à chaque type de douleurs : les sels de magnésium pour les spasmes, la coloquinte pour les douleurs qui obligent à se plier en deux, la bryone pour celles soulagées seulement par l’immobilité… Ensuite, elle intervient sur le problème hormonal: la folliculine (à dose homéopathique) atténue l’intensité de la sensibilité des récepteurs aux œstrogènes. Un traitement de terrain accompagne le tout : il s’agit de soigner l’hypersensibilité au stress de la patiente. Des médicaments homéopathiques y remédieront. L’alimentation est aussi à surveiller, les laitages à éviter. Enfin, on fera attention à tout ce qui peut favoriser les spasmes (tabac, café…).
” Un traitement de fond dure environ une année, explique Jocelyne Greco. Je n’oublierai jamais l’une de mes premières patientes : l’échographie montrait un énorme kyste d’endométriose. La chirurgie était le seul recours selon son gynécologue. Elle a suivi entre-temps le traitement homéopathique. Le jour de l’opération, ils se sont rendu compte que le kyste avait complètement disparu !”
Selon la Dre Greco, l’ostéopathie et l’acupuncture peuvent aussi être efficaces contre la douleur. Elles stimulent et rééquilibrent les énergies dans le petit bassin.
La naturopathie apporte d’autres solutions. Rina Nissim, naturopathe spécialisée en gynécologie, explique dans son manuel ” Mamamélis ” que les patientes concernées ont, en plus d’un déséquilibre hormonal et d’une stagnation d’énergie dans le petit bassin, un foie faible. À son avis, l’endométriose est liée à une consommation excessive d’hormones par traitements médicaux et par voie alimentaire (viande aux hormones ou eau du robinet) et à une intoxication aux métaux lourds (présents dans les amalgames dentaires, dans certains produits du monde du travail…)…

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Médecines Alternatives: L’efficacité des Médecines Douces

Posté par Impatient le 8 juin 2009

Parce qu’elles s’intéressent au terrain, les médecines alternatives sont particulièrement aptes à soigner les maux de tête.

S’il y a un domaine où les médecines alternatives ont leur mot à dire, c’est bien celui des maux de tête. Ces disciplines, qui s’intéressent à la fois au terrain individuel et à la manière dont chacun vit sa maladie, analysent de manière fine les maux des patients et leurs différentes causes. Elles permettent donc de disposer d’un ensemble de traitements très variés. Là où l’un échouera, un autre réussira mieux. Lorsque le traitement est choisi à bon escient, les patients trouveront des solutions efficaces, avec peu ou pas d’effets secondaires, qui leur permettront dans de très nombreux cas d’éviter de recourir aux traitements chimiques classiques.

Homéopathie

Le médecin homéopathe ne va pas simplement donner un médicament pour le mal de tête, mais il va chercher un médicament correspondant aux modalités spécifiques selon lesquelles chaque patient vit les problèmes dont il souffre ou selon les symptômes qui les accompagnent. “Il y a donc des possibilités très larges, en fonction de ces caractéristiques”, explique le Dr Horvilleur, auteur du Guide familial de l’homéopathie (éd. Hachette), livre dont la clarté et la précision en ont fait un succès de librairie. Tous ces médicaments sont conseillés en 9 CH, trois granules toutes les heures quand les maux sont aigus puis trois fois par jour après amélioration. ” Le traitement homéopathique des maux de tête est efficace à deux conditions : qu’il s’agisse bien d’un trouble fonctionnel et non pas lésionnel et de choisir le bon médicament “, explique le Dr Horvilleur. On notera qu’en cas d’échec du traitement homéopathique proprement dit, il existe une spécialité, le Céphyl, qui associe plusieurs médicaments homéopathiques à de l’aspirine faiblement dosée. Le Dr Horvilleur indique ci-dessous quelques médicaments correspondant à des situations courantes. Chacun recouvre plusieurs symptômes, seul le principal est retenu ici.

o Après une insolation : Glonoïnum.
o Après un coup de chaud : Antimonium crudum.
o Après un coup de froid : Belladona.
o Fatigue oculaire : Ruta.
o Avec problèmes de foie : Sepia.
o Aggravé après avoir bu du vin : Zincum metallicum.
o Maux de tête provoqués par une odeur forte (parfum, mais aussi intoxication par une peinture) : Ignatia amara.
o Fatigue intellectuelle : Kalium phosphoricum.
o Mal à l’arrière de la tête : Gelsemium sempervirens.
o Au sommet du crâne : Actea racemosa.
o A une tempe : Belladonna.
o Avec sensation d’éclatement du crâne : Actea racemosa.
o Avec sensation de paupières lourdes: Gelsemium.
o Après un traumatisme crânien : Natrum sulfuricum.
o Maux de tête liés à une sinusite, utiliser les remèdes de la sinusite : Lachesis si le nez ne coule pas, Mercurius solubilis s’il y a un écoulement avec de la fièvre, Kalium bichromicum en cas d’écoulement verdâtre.

Médecine traditionnelle chinoise

Alors que de nombreux autres troubles ne sont pas perçus comme étant des entités spécifiques par la médecine traditionnelle chinoise (MTC), la majorité des maux de tête sont considérés comme une maladie appelée “tou tong “. Pour les soigner, le praticien en MTC va observer les conditions dans lesquels ils se produisent : la localisation et les problèmes énergétiques, mis en évidence par le diagnostic effectué selon les conceptions traditionnelles. En voici quelques exemples.
” Les douleurs frontales correspondent le plus souvent à des problèmes liés à l’estomac, les douleurs latérales (d’un côté de la tête ou de l’autre) à la vésicule biliaire, les douleurs du sommet du crâne au foie. Les douleurs de l’arrière de la tête correspondent le plus souvent à un problème externe (refroidissement ou insolation) “, explique François Marquer de l’Institut Chuzhen. Après ce premier constat, le praticien de MTC analyse de manière très fine les différents symptômes éprouvés par chaque patient. S’il y a une déficience de l’énergie, par exemple, et notamment ce que la MTC appelle une déficience simultanée de l’énergie et du sang (qui se traduit par de la pâleur, de la transpiration et les extrémités froides), le praticien va chercher à tonifier le Qi (l’énergie) et à ” nourrir le sang ” par des médicaments traditionnels ou un régime approprié.
En cas de maux de tête, liés à une fatigue oculaire, la MTC dit qu’il faut ” renforcer le sang du foie “, et elle utilise des médicaments choisis à cet effet ou préconise des conseils diététiques. Chez quelqu’un de coléreux ou d’anxieux, ayant des douleurs au foie, elle va proposer un traitement qui diminue l’excès de yang du foie. En cas d’insolation, le traitement va consister à rafraîchir localement (compresses par exemple) ou à prescrire des médicaments ou de la nourriture choisis pour leurs propriétés rafraîchissantes. En cas de refroidissement, le traitement va au contraire viser à réchauffer et disperser les énergies froides.

Médecines manuelles : ostéopathie et chiropratique

Lorsque les maux de tête récidivent, il est important de penser à consulter un ostéopathe ou un chiropraticien. Malgré des différences d’approches et de techniques, ces méthodes manuelles se rejoignent dans leur vision globale des problèmes. De nombreux maux de tête sont liés à des tensions musculaires et à des problèmes vertébraux au niveau de la nuque, des cervicales ou d’autres vertèbres. Il existe des manœuvres spécifiques, lorsque les maux de tête sont liés à des problèmes de sinusite ou à de la fatigue oculaire. Mais il n’y a pas de recettes toutes faites. Et si le praticien peut intervenir localement pour soulager les symptômes, il va aussi rechercher si, comme c’est souvent le cas, la cause ne se situe pas à distance de la zone douloureuse, qu’il y ait eu un choc au coccyx ou que les maux soient liés à des problèmes digestifs, gynécologiques, émotionnels ou autres, problèmes que ces médecines peuvent aussi améliorer. Parfois, les maux de tête résultent d’un micro-traumatisme qui s’est déroulé dans l’enfance, voire à la naissance.

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Maux de tête, Migraines: Trouver l’origine des maux céphaliques

Posté par Impatient le 8 juin 2009

La migraine est différente des maux de tête. Ces derniers sont principalement des céphalées chroniques ou de tension…

Bien soulager les maux de tête n’est pas toujours simple. Nous disposons de l’aspirine et du paracétamol. Ils éliminent la douleur, mais pas toujours. En fait, il faut parfois savoir d’où viennent ces maux. Il est alors plus facile de les éviter s’ils ne sont ni graves ni très pénibles.
Pour le patient, mener l’enquête n’est pas aisé. Non content de subir des maux de tête, il souffre souvent du peu de considération qu’on leur porte. Ni son mal, ni sa personne, ne sont pris au sérieux. Il ne parvient pas à trouver une aide médicale d’autant plus nécessaire que les causes éventuelles sont très nombreuses. Une récente expertise de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) souligne qu’une première consultation d’une demi-heure est souvent nécessaire pour être efficace. Malgré tout, ces maux gardent, chez de nombreux médecins, la réputation de maladies qui n’en sont pas. C’est faux. Les deux catégories de maux de tête les plus courantes, selon les spécialistes, sont clairement identifiées. En France, six millions de patients souffrent de migraine . Trois millions endurent des maux de tête liés au stress, appelés céphalées de tension. Il en existe bien d’autres. C’est la raison pour laquelle, il faut parfois suivre plusieurs pistes avant de trouver la bonne.

Dans le hall des urgences

” Urgences céphalées ” annonce une pancarte à l’entrée des urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris. En-dessous, une parenthèse traduit : “maux de tête “. ” Depuis l’ouverture en 2000 de cette unité, nous recevons des adultes dont les maux de tête requièrent une prise en charge d’urgence, explique son responsable, le Dr Dominique Valade. On s’y rend surtout pour des douleurs d’installation brutales ou des crises n’étant pas soulagées par les traitements habituels. ” L’équipe assure une présence 24 h sur 24, et comprend toujours un médecin formé à cette prise en charge.
Certes, il est logique de confier d’abord ces troubles au médecin généraliste. Mais le Centre d’urgence des céphalées constitue un vaste observatoire. La diversité des causes y est mieux comprise en raison de sa forte fréquentation. L’an passé, 10 689 patients s’y sont rendus. Parmi eux, 67 % endurent des maux n’ayant pas d’autres maladies pour cause, appelés céphalées primaires. Ils comprennent les maux de tête du stress (céphalées de tension) et la migraine. En revanche, 17 % présentent des maux de tête ayant pour origine d’autres troubles bien spécifiques. Ce sont les ” céphalées secondaires”. Enfin, 16 % subissent des maux de tête plus difficiles à cerner, dits ” inclassables “.

Les maux de tête sans autres causes

Le Dr Valade distingue cinq types de maux de tête simples. Il s’agit de migraines (chez 34 % des patients d’Urgence céphalées), de céphalées de tension (17 %), de céphalées quotidiennes chroniques (8 %), d’algies vasculaires faciales (6 %) et de maux de tête combinant plusieurs des troubles précédents (2 %).

Identifier La migraine
L’identification de certaines caractéristiques de la migraine permettront de la différencier des autres maux de tête. Si sa définition est longtemps restée floue, ses signes spécifiques ont été définis par des spécialistes, en 1988, dans le cadre de l’IHS (International Headache Society).
La veille ou quelques heures avant, un migraineux sur cinq décrit des signes annonciateurs : excitation, grande fatigue, fringale inattendue, impression de mal-être ou de se sentir barbouillé, lourdeur des jambes, bâillements, petite diarrhée…
La douleur débute souvent au petit matin ou dès le réveil. Si la crise commence dans la nuit, elle est très forte et réveille le migraineux. La douleur touche une zone précise généralement la tempe. Éventuellement faible au début, elle atteint son paroxysme et devient intolérable quelques heures plus tard.
Lors d’une véritable migraine, la douleur survient par accès répétés et dure de 4 à 72 heures. L’IHS ajoute cinq autres critères. Cette douleur doit être pulsatile, c’est-à-dire battre au rythme du pouls cardiaque. Elle ne touche qu’une moitié du crâne à la fois. D’intensité modérée ou sévère, elle gêne la vie quotidienne. Cette douleur est aggravée par l’effort physique. Durant la crise, elle est accompagnée d’au moins l’un des signes suivants : nausées, vomissements, intolérance à la lumière (photophobie) ou au bruit (phonophobie).
Enfin, la migraine peut être ” simple” ou ” accompagnée ” de troubles précédant la survenue de la douleur. Dans la migraine simple, dite ” sans aura”, la crise se réduit en général aux signes déjà décrits. Il n’y a pas de troubles associés, notamment visuels. Dans la migraine ” avec aura “, la crise est au contraire accompagnée de troubles visuels (taches brillantes, trou dans le champ visuel…), de troubles du langage (troubles de la prononciation, manque du mot…) ou de la sensibilité (fourmillements…).

Les céphalées de tension
Les céphalées de tension sont en général causées par un stress psychosocial. Diverses difficultés peuvent les déclencher : conflits conjugaux ou familiaux, difficultés financières, personnelles ou physiques (complexes, mauvaise image de soi…). La sensation de serrement, de pression ou de lourdeur est souvent accompagnée d’une forte gêne occasionnée par la lumière (photophobie) ou les sons forts (phonophobie). De façon caractéristique, ces douleurs s’interrompent, quand elles sont d’origine professionnelle, lors de vacances suffisamment longues.
Leurs mécanismes d’apparition, liés au stress font l’objet de débats. Certains pensent qu’elles se développent à travers la tension des muscles du haut du cou. D’autres pensent qu’elles relèvent d’une défaillance des mécanismes de contrôle de la douleur.

Les céphalées quotidiennes chroniques
” La plupart des céphalées quotidiennes chroniques sont liées à des abus de médicaments inappropriés, explique le Dr Valade. Ces personnes sont souvent des migraineux ne suivant pas de traitement de la migraine. ” Elles prennent des médicaments contre la douleur plusieurs fois par jour. Urgence Céphalées leur propose alors un sevrage, c’est-à-dire l’arrêt progressif ou immédiat des médicaments créant une dépendance, et un traitement classique (soit des triptans, pour leur action vasculaire, soit des anti-inflammatoires non stéroïdiens).

L’algie vasculaire faciale
C’est une douleur féroce. Souvent décrite comme ” arrachante “, l’algie vasculaire frappe la zone oculaire et celle de la tempe. Elle se situe toujours du même côté. La sensation douloureuse dure deux à six semaines, avant de laisser la place à une accalmie. Pour la décrire, certains patients disent avoir un ” tournevis dans l’œil”. L’algie vasculaire faciale touche dix mille personnes en France.

Les maux de tête qui cachent autre chose

” De nombreuses personnes qui viennent nous voir, souffrent de céphalées secondaires, c’est-à-dire liées à d’autres troubles “, rappelle le Dr Valade. Parmi les causes les plus courantes, il cite la sinusite, l’effort physique, les maux de cou ou cervicalgies, les traumatismes ou encore la névralgie faciale. Il mentionne aussi les maux de tête ayant des causes plus graves.

Les sinusites
” Les sinusites peuvent provoquer des maux de tête, poursuit-il. La sinusite sphénoïdale, en particulier, en occasionne d’effroyables, situés en arrière des yeux. ” Le sinus sphénoïdal se trouve derrière les fosses nasales. En cas d’infection des sinus maxillaires ou frontaux, c’est plutôt la mâchoire supérieure ou le front qui seront le siège des douleurs.

La névralgie faciale
La névralgie faciale provoque une douleur très aiguë dans la zone contrôlée par le nerf trijumeau, qui transmet les sensations du visage. Elle se manifeste par des sensations d’”éclairs douloureux” ou de “décharges électriques “. La douleur touche surtout la joue, les paupières supérieures et, souvent, la mâchoire supérieure. Elle se produit d’un seul côté du visage. Ces salves sont brèves, mais elles peuvent se répéter de cinq à cinquante fois par jour. La douleur est souvent déclenchée par la stimulation d’une zone particulière du visage.

Le mal de tête de l’hypertension
De fortes poussées d’hypertension artérielle peuvent aussi provoquer un mal de tête, intense ou diffus. Il augmente souvent la nuit ou le matin. Il peut s’exacerber à l’occasion d’efforts physiques ou de toux.
Dans ce cas, il faut traiter l’hypertension et ne pas se contenter de médicaments contre la douleur qui en est la conséquence.

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