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Archive de 5 juin 2009

Acides gras : essentiels à notre santé

Posté par Impatient le 5 juin 2009

Olive, arachide, colza, les huiles sont les reines de la cuisine. Complémentées par des huiles d’onagre, de bourrache, de cameline, de poissons, elles constituent un atout santé.

Parmi les huiles alimentaires, seules les vierges – de première pression à froid (Les huiles vierges de première pression à froid sont obtenues par simple pressage des fruits sans adjonction de solvants et sans augmentation de température) – ont un parfum, une couleur, un fruité, une fluidité, une légèreté, qui permettent de les distinguer entre elles. Ces nuances tiennent à leur composition en acides gras, qui sont aux huiles ce que sont les pigments aux couleurs : les éléments de base. Chaque acide gras (nous les désignerons par AG) est doté de propriétés qui méritent d’être connues.

Acides gras : saturés à insaturés

Première caractéristique de ces AG, ils sont saturés ou insaturés selon que leur molécule est capable d’accrocher, ou de s’accrocher à d’autres molécules. Plus elles sont composées d’AG saturés, plus les huiles sont stables à la lumière et à la chaleur. C’est le cas extrême de l’huile de palme dont les AG sont tellement saturés naturellement (Le raffinage permet artificiellement de saturer les huiles) qu’à la température ordinaire elle se présente sous forme concrète (c’est-à-dire solide) et non liquide. Ces huiles dites stables sont réservées à la cuisson et aux fritures. À l’inverse plus elles sont riches en AG insaturés, plus elles sont fragiles et se transforment sous l’effet de la chaleur ou de l’oxygène de l’air : elles rancissent vite. C’est le cas de l’huile de noix à utiliser exclusivement à froid dans les salades.
Chaque huile est composée en proportion variable d’AG saturés et insaturés. De plus, les AG insaturés se répartissent entre mono-insaturés et poly-insaturés. L’huile d’olive est bien équilibrée en ces divers acides gras, d’où son intérêt pour la cuisson et l’usage à froid (voir tableau page 36). Le fameux régime crétois préconise deux cuillerées à soupe par jour d’un mélange (60 % – 40 %) d’huile d’olive et de colza (L’huile de colza a longtemps été victime d’ostracisme, légitimé par la présence d’un composé : l’acide érucique qui s’avérait être toxique. Depuis on cultive des variétés de colza qui ne le contiennent pas). On trouve également des AG mono-insaturés dans l’avocat, le foie gras, les graisses d’oie et de canard.

Les oméga essentiels

Les AG polyinsaturés (AGPI), sont classés en deux groupes : ceux de la série oméga 6 surtout présents dans les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin. Et ceux de la série oméga 3, présents dans les noix, le pourpier, le colza, la cameline, et les poissons gras . Ces acides gras sont des constituants essentiels des membranes cellulaires. Ils en assurent la fluidité et facilitent les échanges et doivent impérativement être apportés par l’alimentation. Cela dit, la famille oméga 6 participe aussi à la fabrication des prostaglandines précurseurs d’hormones et de médiateurs aux actions multiples. Parmi les oméga 6, l’acide gamma-linolénique (100g d’huile d’onagre en contient 10 g) interviendrait favorablement sur le syndrome menstruel, il module l’activation des lymphocytes en cas d’infection. De leur côté les oméga 3 ont des propriétés anti-agrégantes et anti-inflammatoires, et jouent un rôle protecteur vis-à-vis de l’athérosclérose et de ses complications et optimisent les réactions immunitaires.

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Oméga 3

Posté par Impatient le 5 juin 2009

Tous ces produits, sauf l’huile de capelan, sont à conserver strictement à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. Impérativement, ne pas cuire.

- L’huile de pépins de courge (Cucurbita pepo), est appréciée dans les problèmes de prostate.-  L’huile de foie de morue. Outre sa richesse en vitamines A et D, elle contient également des acides gras essentiels de la série oméga 3 : l’EPA et la DHA, que les personnes âgées ne peuvent plus fabriquer.

- L’huile de capelan est tirée de ce poisson vivant dans les eaux froides d’Islande. Elle est très stable, elle protège les vaisseaux.

- L’huile de cameline provient d’une plante crucifère (Camelina sativa) qui fait partie des très anciennes cultures oléagineuses européennes. Sa richesse en acide alpha-linolénique (de 30 % à 42 %) de la famille des oméga 3 est exceptionnelle, ce qui la fait ressembler à l’huile de lin (voir ci-dessous) et au pourpier (plante poussant sur des terrains pauvres et secs et consommée en salade). Elle contient également des oméga 6 en bonne proportion (16 à 25 %).

- L’huile de lin, interdite en France, autorisée dans les autres pays européens, est obtenue à partir des graines mûres fraîches. Elle est très riche en acide alpha-linolénique. Action anticoagulante et prévention cardiovasculaire.

- L’huile d’onagre contient 80 % d’acides gras poly-insaturés (dont 10 % d’acide gamma-linolénique). Elle est conseillée contre les excès de cholestérol et elle agit favorablement sur le syndrome prémenstruel. Action anticoagulante et prévention cardiovasculaire.

- L’huile de bourrache (Borago officinalis) est obtenue à partir des graines. Sa richesse en acide gamma-linolénique (de la série des oméga 6) la rend intéressante dans les troubles prémenstruels, les inflammations. Certains la préconisent pour réduire les troubles d’irritabilité et la dépression.

- L’huile de carthame (Carthamus inctorius), est
extraite des graines, elle contient au moins 70 % d’acide linoléique, elle peut servir aux mayonnaises, salades, assaisonnements en tous genres.

- L’huile d’echium (Echium vulgare), est principalement utilisée pour sa haute concentration en acide gamma-linolénique. C’est une huile nouvelle et encore onéreuse. On peut la remplacer par l’huile de bourrache.

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L’EMDR et traumatisme: l’Emdr chasse les souvenirs traumatisants

Posté par Impatient le 5 juin 2009

 

Les événements traumatisants peuvent provoquer des angoisses insoutenables.
Une nouvelle psychothérapie donne de bons résultats : L’EMDR
(Eyes Movement Desensitization and Reprocessing). Ce qui signifie : mouvements oculaires de désensibilisation et de retraitement des informations négatives.

En 1987, la psychologue californienne Francine Shapiro découvrait, par hasard, qu’un mouvement des yeux de gauche à droite lui apportait un état de mieux-être : elle venait de trouver le principe de l’EMDR. Cette technique psychothérapeutique bâtie initialement sur les mouvements oculaires peut être remplacée par d’autres pratiques : tapotements rythmés sur les mains, des vibrations, des sons, des lumières.

> Le déroulement d’une séance
Une séance d’EMDR se décompose de la sorte : le thérapeute assis face au patient l’invite à raconter l’histoire de son trauma et lui demande d’évaluer sur une échelle de 1 à 10 son niveau de stress. Quand le problème est bien identifié, la personne est invitée à visualiser l’événement traumatique. Avant tout travail de désensibilisation, le thérapeute va aider le patient à rechercher ses ressources positives : en identifiant ses qualités, en se remémorant des moments heureux, en pensant à un lieu sécurisant… Il lui est alors demandé d’évaluer la conscience positive qu’il aimerait avoir de lui-même pour faire face à ce trauma. ” Ce n’est que lorsque les bases positives sont établies et consolidées que les symptômes pourront être traités “, déclare Nadine Hamoudi, psychologue. Pendant que les pensées et les sentiments ressurgissent, le praticien effectue avec ses doigts, de gauche à droite et de droite à gauche des mouvements alternatifs successifs et brefs : 30 secondes à quelques minutes. Cette action s’effectue tout d’abord lentement puis beaucoup plus rapidement. Le patient suit des yeux ces mouvements.

Les séries continuent jusqu’à ce que les émotions soient neutralisées. La phase de désensibilisation est alors activée. L’EMDR permet d’acquérir une compréhension telle que le patient se donne la possibilité d’être acteur de ce qui s’est passé et de ne plus se sentir impuissant face à l’expérience traumatique.
C’est sur l’impact émotionnel et le traitement du souvenir traumatique que les mouvements oculaires de l’EMDR ou d’autres mouvements agissent.
Une séance dure de 60 à 90 minutes. Son prix varie de 60 à 120 euros. Elle peut être remboursée, puisque bon nombre de centres de victimologie sont agréés par la Sécurité sociale.
Pratiquée par des psychologues, psychothérapeutes, psychanalystes et psychiatres, les formations sont dispensées par l’association EMDR-France.

> Une psychothérapie efficace dans le traitement des traumatismes
Les études (1) montrent que 84 à 90 % des personnes ayant subi une situation traumatisante : viol, guerre, accident, catastrophe naturelle, perte d’un être cher…, ne présentaient plus de symptômes post-traumatiques après cette thérapie. Dans la majorité des cas, les résultats sont constants et durables.
D’autres études (Davidson et al. par exemple) nient ces succès. Bien entendu, lorsqu’un nouveau traitement naturel dont on ne comprend pas les mécanismes d’action est introduit en médecine, suspicion et scepticisme sont de rigueur. Ce qui est somme toute légitime. ” On a soigné au Kosovo des gens qui souffraient depuis des années, en dépit de tous les traitements, et qui, en une, deux ou trois séances ont été complètement tirés d’affaire. Moi aussi au début, je n’avais jamais vu ça ! “, affirme David Servan-Schreiber.
Figure de proue de cette thérapie en France, psychiatre et professeur à l’université de Los Angeles en Californie (Ucla), il préside l’association EMDR-France.

> L’EMDR focalise l’attention du sujet sur ses émotions
Comment expliquer ce qui se produit lors de la thérapie ? Le corps garde la trace indélébile des traumatismes avec toutes les images, bruits, pensées et sentiments qui y sont associés. Le cerveau émotionnel ne désapprend jamais la peur. Lorsqu’elle est irrationnelle, elle submerge l’individu, un court-circuit apparaît et le cerveau cognitif ne peut plus exercer son rôle de rationalisation. ” L’EMDR débloque les émotions négatives stockées dans le système nerveux, puis, aide le cerveau à retraiter l’expérience pour qu’elle soit “digérée” “, explique le Dr Dravie Livingstone, médecin et hypnothérapeute. Le processus thérapeutique favorise l’apparition des émotions, ainsi que leur évacuation. Il permet de diminuer efficacement l’impact des traumatismes et ce, en quelques séances.

Avez-vous le profil ?

L’EMDR vous intéresse et vous vous demandez si cette thérapie fonctionnera pour résoudre vos problèmes… Sachez que vous êtes un excellent candidat pour la technique d’EMDR si vous avez :

- des peurs fortes et inexplicables ;
- subis des abus sexuels ;
- été la victime ou le témoin d’un crime ou d’un grave accident ;
- survécu à une catastrophe naturelle ;
- vécu un événement traumatisant ;
- des difficultés pour faire confiance aux autres ;
- peur de rester seul(e) ;
- une mauvaise image de vous-même.

L’EMDR ne permet pas de traiter la schizophrénie, ni les démences. Par contre, chez un patient stabilisé par un traitement psychiatrique approprié, elle peut parfois aider, comme traitement d’appoint, et par exemple réduire la fréquence des rechutes liées au stress.

A consulter : EMDR.FR

Annuaire des praticiens en EMDR

Article sur la Gestion du Stress Post-Traumatique

EMDR, place de l’EMDR dans le traitement des viols, abus sexuels et autres violences

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Les méga effets des oméga 3

Posté par Impatient le 5 juin 2009

Pour être en forme côté cardiovasculaire et pour conjurer l’infarctus, les acides gras oméga 3, une substance naturelle, obtiennent de bien meilleurs résultats que les médicaments et les antioxydants.

Le débat s’annonce houleux. Il existe désormais plusieurs façons de combattre les troubles cardiovasculaires. Faire baisser notre taux de cholestérol à grand renfort de médicaments n’est plus la seule arme contre l’infarctus. L’enjeu est de taille. En France, un tiers des décès sont dus aux maladies cardiovasculaires. Raison de plus pour prévenir l’infarctus et éviter sa récidive. Tel était le thème des dernières Rencontres Médecines douces de l’hôpital Tenon à Paris (1).

>Méthodes ” statiniennes “
” Pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, on a d’abord cru qu’il fallait diminuer son taux de cholestérol, rappelle Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS. Des régimes et des traitements ont été proposés pour cela. ” Depuis des décennies, la médecine classique propose les médicaments hypocholestérolémiants, à savoir les statines, découvertes il y a trente ans. Elles diminuent la fabrication du cholestérol au niveau du foie.
Chercheurs, cardiologues et nutritionnistes nuancent toutefois leur enthousiasme pour ces traitements en rappelant leurs effets secondaires : les statines provoquent des douleurs et une fonte musculaire ; elles peuvent aussi menacer le foie.

>L’étude de Lyon change la donne
” Pour vérifier l’efficacité d’un traitement cardiovasculaire, il faut examiner son effet sur la mortalité, explique crûment Michel de Lorgeril. Quatre études montrent que les traitements destinés à faire baisser notre taux de cholestérol ne sont pas si efficaces contre les infarctus. ” La diminution du nombre des décès est très faible. On ne la constate que pour 1 % des patients (étude Ascott), 7 % (étude Propser) ou 13 % (études HPS et Allhat-Llt). Des nutriments naturels, les acides gras oméga 3, obtiennent de meilleurs résultats.

Michel de Lorgeril et Serge Renaud ont mené, de leur côté, une étude à Lyon auprès de 605 patients ayant subi un infarctus. Un premier groupe s’est vu proposer un ” régime prudent “, pour réduire les graisses. Un second a reçu des oméga 3, sous forme d’huile de colza et a suivi un régime de type méditerranéen : plus de légumes, de fruits, de céréales, moins de viande, absence de produits laitiers entiers…

Après vingt-sept mois de traitement, chez les patients recevant des oméga 3, les chercheurs ont constaté une réduction des décès d’origine cardiaque de 70 %, et une baisse des incidents coronaires, type infarctus, de 73 %. Les taux de cholestérol ou de triglycérides n’avaient pas chuté.
Ces effets seraient causés par l’action des acides gras oméga 3 contre la formation anormale de caillots dans les artères ou dans les veines (thromboses) et contre l’agrégation des plaquettes (mécanisme qui contribuerait à la formation de caillots dans le sang).

>Un élixir de longue vie
Dans la célèbre revue scientifique The Lancet, d’autres études font état des excellents résultats des oméga 3. En Grande-Bretagne, trois programmes nutritionnels ont été proposés à 2 033 hommes victimes … …d’infarctus depuis moins de quarante jours. Une chute de 30 % du nombre des décès par récidive d’infarctus a été constatée chez les patients ayant augmenté leur consommation d’oméga 3. Ils y sont parvenus soit en mangeant du poisson deux fois par semaine, soit par une supplémentation hebdomadaire d’oméga 3.
” Une autre étude a été réalisée par l’ensemble des cardiologues d’une région d’Italie, indique Michel de Lorgeril, auprès de 11 324 patients venant de subir un infarctus du myocarde. ” Ils ont remarqué qu’une supplémentation en oméga 3 permettait une baisse de la mortalité cardiovasculaire de 30 %. ” Les résultats des statines sont loin d’être aussi bons ! ” affirme Michel de Lorgeril.
Devant tant de données favorables, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a réalisé un rapport concluant que les oméga 3 occupent une place insuffisante dans l’alimentation des Français (2). Elle conseille d’en absorber davantage, qu’ils soient d’origine végétale ou marine.

Où les trouver ?

> Dans les huiles
Les huiles de colza, noix, soja, germe de blé sont riches en oméga 3. Si l’on peut chauffer certaines huiles, celle de colza porte souvent la mention ” pour l’assaisonnement “. Or, ” de récentes recherches françaises montrent que cette huile supporte bien la chaleur lors d’une cuisson à feu doux ou moyen, comme pour une ratatouille ou un poisson, indique Jacques Fricker, nutritionniste à l’hôpital Bichat et auteur de Bien manger pour être au top (éd.Odile Jacob). Mais on évitera les fritures à l’huile de colza. “

> Dans le poisson
” Il faut manger du poisson au moins deux fois par semaine, réaffirme Jacques Fricker.
Les poissons gras seront privilégiés, car ils sont plus riches en oméga 3. ” On préférera le poisson frais. ” Au bout de trois mois de congélation, les taux d’oméga 3 chutent, indique le nutritionniste. Il faudrait les surgeler soi-même et les consommer dans les quatre-vingt-dix jours pour bénéficier de leur présence. En revanche, les oméga 3 ne disparaissent pas quand on garde en conserve des poissons comme les sardines ou les maquereaux. “

> Dans les aliments enrichis
De plus en plus d’aliments dits ” riches en oméga 3 ” sont commercialisés. L’estampille ” Bleu Blanc Cœur ” permet d’en identifier une cinquantaine : œufs, pain aux graines de lin, fromages et laits, viande de bœuf ou de porc, charcuterie… ” Des produits d’animaux nourris à base de graines de lin ou de végétaux riches en précurseurs des oméga 3 comme l’herbe jeune de printemps “, explique Nathalie Kerhoas à l’association Bleu Blanc Cœur.

> Dans les compléments alimentaires
Faute de temps pour cuisiner, une supplémentation en gélules ou capsules est nécessaire (Capital Cœur de Biotechnie, Ergy 3 de Nutergia, Maxepa de Pierre Fabre, Mega 65 d’Arkopharma, Mix Alpha 3 de Synergia, Omégacœur d’Holistica, OM3 d’Isodis Natura). Vendus en magasins spécialisés et pharmacies, on peut se procurer ces compléments sur Internet : www.vitalplus.com/sommaire.htm. À moins de 30 € par mois, pour un apport de 15 000 à 30 000 mg par jour.

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Réflexologie Plantaire

Posté par Impatient le 5 juin 2009

Cette technique est fondée sur l’idée que le corps entier est représenté sur le pied et qu’un toucher spécifique, sur des zones précises, permet d’agir sur l’organisme et ses symptômes.

La réflexologie est-elle née en Chine, il y a plus de cinq mille ans ou chez les Incas, 1 200 ans avant Jésus-Christ ? Les réponses varient. Toutefois, ce n’est qu’au début du XXe siècle, aux États-Unis, qu’un médecin William Fitzgerald, en établit les bases. Il divise le corps en dix zones d’énergie et démontre que le fait d’exercer une pression sur certains points : l’intérieur du nez (la sympathicothérapie), la langue, la paume des mains ou les pieds, entraîne une abolition de la douleur des zones correspondant à ces points. Le visage ainsi que le pavillon de l’oreille (l’auriculothérapie), sont eux aussi concernés. Plus tard, Eunice Ingham, Étasunienne également et assistante médicale, observera, grâce à cette technique : ” une remarquable accélération des processus de guérison, après les interventions chirurgicales “, souligne le Dr Denis Lamboley, diplômé de médecine chinoise et d’acupuncture, directeur de l’Institut de médecine énergétique et auteur de La réflexologie pour tous. Après avoir suivi de nombreux cas d’arthrose, d’asthme…, elle étudiera plus longuement les pieds et établira qu’ils sont le reflet du corps entier.

>Reflet de l’organisme
En France, les praticiens travaillent principalement sur la plante des pieds, où se ” trouvent comme des petits miroirs qui reflètent l’organisme tout entier “, explique Pauline Wills, réflexologue et auteure du livre Le bien-être par la réflexologie. ” La stimulation d’un point entraîne un influx nerveux jusqu’à la moelle épinière et se transmet par voie réflexe jusqu’à l’organe “, précise Jean-Pierre Krasensky, réflexologue et auteur de Massage réflexe des pieds. Les points réflexe sont aussi ces zones qui deviennent sensibles à la pression du doigt quand l’organe qui lui correspond est malade ou affaibli. ” Ces zones varient à quelques millimètres près, c’est donc la pratique qui nous permet de les situer plus précisément “, souligne Mireille Meunier, réflexologue et directrice d’un centre de formation en réflexologie. Le praticien effleure ou presse ces points avec les mains, en particulier avec les pouces. Ce qui lui permet d’abord de localiser les tensions et ensuite de rétablir l’équilibre dans les parties du corps correspondantes. Il s’agit d’une méthode globale, qui stimule les facultés d’autoguérison du corps. En France, elle est exercée par des kinésithérapeutes, des naturothérapeutes, des médecins, des infirmiers et des podologues.

>Détoxiner
” Le premier effet de la réflexologie est de “détoxiner” l’organisme, c’est-à-dire de l’aider à mieux éliminer les toxines en intensifiant le travail des émonctoires (foie, reins, peau…). Cette pratique agit donc sur le terrain, en améliorant les défenses immunitaires “, précise Monique Gely, réflexologue et présidente-fondatrice, depuis 1978, de l’Institut national pour l’étude de la réflexologie du pied (Inerp).
Selon la médecine chinoise, le corps est sillonné par douze méridiens principaux et deux spéciaux. Si le ” chi “, ou force vitale, circule librement, le corps sera ” renforcé contre les agressions extérieures “, signale le Dr Denis Lamboley, et la personne restera en bonne santé. La réflexologie, dans la mesure où le praticien est formé en énergétique, va permettre de rééquilibrer cette force vitale. À cette fin, il établit un bilan énergétique de la personne. ” Ainsi, une personne “trop yin”, qui a tendance à avoir des stases (congestions) pouvant se manifester aussi bien sous forme d’oedèmes que de prise de poids, aggravera sa tendance si elle est trop sédentaire. À l’inverse, quelqu’un qui est “trop yang”, sec et nerveux, s’il est toujours en mouvement, aggravera lui aussi cette caractéristique. Tandis que la première devra apprendre à bouger, le second cherchera à se relaxer “, remarque Mireille Meunier. Grâce à une réflexologie, où l’énergétique sera davantage pris en compte, ceux qui manquent d’énergie seront redynamisés, tandis que ceux qui souffrent d’un excès seront régularisés. La même personne, selon la phase qu’elle traverse, pourra bénéficier de l’un ou l’autre des effets. Il s’agit donc d’une méthode diagnostique ” globale “, même si dans la pratique, les réflexologues n’ont pas le droit d’utiliser le terme.

>Équilibrer, relaxer
La réflexologie est une thérapie, même si elle n’est pas reconnue officiellement en France. En revanche, elle l’est déjà en Hongrie et en Afrique du Sud. Certaines assurances privées la remboursent, en Suisse, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Irlande, au Danemark, en Suède, au Portugal et en Grèce. Les salariés de ces pays bénéficient même de séances en entreprises ! Cette technique permet de remédier à un grand nombre de symptômes et maux, dont le stress. Pour le contrer, les thérapeutes proposent diverses thérapies complémentaires : shiatsu, hydrothérapie, acupuncture, relaxation … La réflexologie s’inscrit dans cet ensemble, dans la mesure où l’un de ses buts est de réduire la tension nerveuse. En régulant le système nerveux, elle provoque un impact sur le psychisme : ” Notre école forme les praticiens à être à l’écoute des causes émotionnelles qui ont entraîné la maladie ou le symptôme, ajoute Monique Gely. En effet, chaque organe correspond à une émotion. Par exemple, une douleur sur un point correspondant au méridien “rein” indiquera bien souvent une peur. ” Et : ” Elle apporte au patient une relaxation intense qui libère le corps de toutes les tensions inutiles, favorisant du même coup le relâchement musculaire “, explique le Dr Denis Lamboley. Ce qui en fait aussi un atout précieux par rapport à l’anxiété, l’hypertension, l’insomnie, et certaines maladies de peau qui ont une composante nerveuse, tel l’eczéma. La réflexologie permet ainsi au corps et à l’esprit de se régénérer, de renforcer ses défenses et donc de mieux répondre aux agressions.

>Maux de tête, cystite, bronchite…
Cette technique permet de soulager les maux de tête. Bien sûr le praticien devra toujours s’interroger sur leur cause. S’ils sont liés à une mauvaise circulation sanguine dans le cerveau, la réflexologie en la relançant, est très efficace. On peut aussi se masser les orteils en pressant leur extrémité .
Elle est efficace sur l’appareil urinaire, notamment en cas de cystite, de spasmes de la vessie … ; sur l’appareil respiratoire pour les bronchites chroniques, l’asthme …
Elle agit aussi ” sur la circulation de la lymphe, ce qui a un impact sur l’infection des oreilles ou de la gorge ; sur la fatigue chronique, les œdèmes, les jambes lourdes, le système digestif (brûlures d’estomac, la constipation, la colite…) “, précise le Dr Denis Lamboley.
La réflexologie équilibre le système endocrinien : problèmes rénaux, d’hormones sexuelles (dans ce cas, elle peut permettre de prévenir la prise d’hormones synthétiques), de manque de tonus, ou encore d’allergies… ” Depuis quelque temps, j’étais devenue allergique, en particulier aux pollens, je passais mon temps à éternuer et j’avais une sinusite quasi chronique, raconte Leslie. À raison d’une séance par semaine chez le réfléxologue pendant plusieurs mois et d’une modification de mon alimentation, j’ai réussi à améliorer mon état général et à me passer petit à petit de médicaments antihistaminiques. “
Cette méthode est utile face aux troubles et pathologies de l’appareil reproducteur : déficit de production des hormones sexuelles féminines ou masculines, douleurs menstruelles, cycles irréguliers, kystes gynécologiques …
Dans la mesure où elle vise également à localiser les tensions, elle est efficace pour soulager les maux du système osseux et musculaire qui s’expriment souvent par des douleurs, au niveau des vertèbres cervicales, des lombaires, des épaules … Elle atténue donc aussi les algies, ou douleurs, liées à l’arthrose, aux sciatiques …
Grâce à la réflexologie, le corps reçoit des informations pour se soigner lui-même : une aide irremplaçable.

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Adolescence: Pistes pour prévenir les dérapages

Posté par Impatient le 5 juin 2009

“À l’adolescence, quand les portes claquent, c’est plutôt bon signe !”, rappelle Sylvie Rodé, directrice de Cap écoute. Mais au-delà des problèmes ” classiques ” du passage à l’âge adulte, quels signes annoncent un trouble majeur ? Comment prévenir les conduites à risques ?


Signaux d’alerte

Anorexie, troubles alimentaires : adoption soudaine de vêtements amples, refus de tout signe de féminité, aménorrhée, perte de poids, évolution du rapport à la nourriture : la jeune fille ne partage plus le repas familial (même si elle prépare des repas riches pour les autres), vomit fréquemment… Investissement addictif dans un sport, troubles du sommeil importants et durables…

Prise de toxiques (cannabis, ecstasy, alcool…) : chute brutale et inexpliquée des résultats scolaires, désinvestissement scolaire durable, besoins d’argent non motivés, vols ou vente de ses propres affaires…

Dépression, tentations suicidaires : absence de sens à la vie (” les parents sont nuls, je suis nul, la société n’a aucun intérêt… “), négligence corporelle et vestimentaire importante et durable, fascination pour les armes à feu (garçons surtout), perte de désir, de projets (le jeune peut se défaire de ses objets personnels…), changements d’humeur violents et répétés (distinct du ” blues ” de l’adolescence), troubles du sommeil et du comportement importants et durables, fugues, repli sur soi, coupure d’avec la famille et d’avec les amis. Ce dernier point est à moduler : une enquête de l’Inserm montre que les jeunes suicidants ayant fréquenté l’infirmerie scolaire avaient une vie sociale et relationnelle comparable à celle des non-suicidants (1)…

Agressions retournées contre soi : atteintes corporelles, scarifications, piercings incisifs… sans sens clairement exprimé comme un rapport au groupe ou une volonté de ressembler à un artiste…

Délinquance : non-respect des horaires et des règles, sans limite aucune…

Faire / ne pas faire…

Ne pas minimiser, ni banaliser.
Ne pas temporiser (bannir les ” Ça ira mieux demain… “).
Ne pas mettre au défi du passage à l’acte (face aux menaces, suicide, par exemple…).
Garder le contact, malgré tout, avec l’adolescent.
Porter attention à sa vie, à ses activités.
Privilégier la parole, même pour aborder des situations extrêmes : parler du suicide n’est pas dangereux.
S’appuyer sur d’autres adultes relais : médecin généraliste, infirmière scolaire, grands-parents, oncles et tantes…
Diriger le jeune vers une association spécialisée,
vers un psychologue, voire un pédopsychiatre. Lui proposer de faire cette démarche seul ou accompagné d’un adulte.
S’adresser soi-même à ces associations ou aux professionnels pour sortir du huis clos familial et prendre du recul.

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Phytothérapie, Gemmothérapie: Traiter l’arthrose

Posté par Impatient le 5 juin 2009

Ortie, reine des prés ou harpagophyton… les plantes peuvent se substituer aux médicaments allopathiques ou en limiter l’utilisation

La gemmothérapie
La gemmothérapie est une branche de la phytothérapie qui utilise des macérats glycérinés d’extraits de bourgeons végétaux, de jeunes pousses, de radicelles, d’écorce ou de tissus végétaux recueillis frais.
Ces parties végétales en pleine croissance ont des effets thérapeutiques différents de ceux qui sont connus pour les plantes adultes correspondantes. Pour l’arthrose, on prendra un mélange à composition égale de bourgeons de cassis (ribes nigrum), de vigne (vitis vinifera), de pin (pinus montana) et de bouleau (betula pubescens). Ce traitement, à raison de 50 gouttes par jour, prises dans un verre d’eau, est à poursuivre au minimum un mois. Le bourgeon de cassis stimule les glandes cortico-surrénales qui secrètent des cortisones et possède donc une action anti-inflammatoire.

Les plantes présentent un grand intérêt dans le traitement de l’arthrose. Elles peuvent être utilisées en prévention et en traitement curatif, sous toutes les formes : tisanes, gélules, macérats glycérinés (plantes fraîches ou séchées, dans un mélange d’eau et de glycérine), teintures-mères. Sans oublier les applications externes : gel, huile, etc., en massages et compresses…
On peut tout à fait ” s’automédiquer ” en phytothérapie. Les femmes ont possédé ce savoir pendant des siècles. Il suffit de se procurer de bons ouvrages et de ne jamais oublier qu’il y a dans les plantes, tout comme dans les médicaments, des principes actifs et qu’il faut donc les utiliser avec précaution. On peut également consulter un phytothérapeute lorsque les symptômes persistent. Le Dr Laurent Chevallier (voir interview p. 24 ) propose tout simplement les plantes en tisane contre l’arthrose. ” Les mélanges de plantes à faire préparer par l’herboriste sont très intéressants. Beaucoup de principes actifs de plantes se solubilisent dans l’eau. Pour les personnes âgées, c’est en plus une bonne manière de s’hydrater. “

Les plantes de l’arthrose
Avant de traiter l’arthrose, il est nécessaire de drainer l’organisme pour éliminer le … … maximum de déchets acides et de toxines. Pour drainer : artichaut, boldo, ronce, bouleau, pissenlit.

L’harpagophyton (harpagophytum procubens) ou griffe du diable
Ce sont les peuples du sud de l’Afrique qui l’utilisaient pour soulager les douleurs rhumatismales. À l’heure actuelle, il se vend plus de 500 tonnes de griffes du diable par an dans le monde. Des essais cliniques comparatifs ont montré que la plante était tout aussi efficace que la diacérhéine et le Vioxx® (voir article pp. 29-30), un anti-inflammatoire retiré du marché en septembre 2004 à cause de ses effets indésirables. La plante agit sur les articulations et les tendons et favorise la détente musculaire. En poudre : 300 mg, trois par jour. Précaution d’emploi : elle peut agir sur le rythme cardiaque et provoquer chez certains des malaises gastro-intestinaux. On la trouve aussi en pommade.

Reine des près (filipendula ulmaria)
Son effet anti-inflammatoire est dû aux dérivés salicylés qu’elle contient. Elle est contre-indiquée en cas d’allergie ou d’intolérance à l’aspirine. Elle se prend en infusion, trois à quatre tasses par jour. Mais aussi en compresses à appliquer plusieurs fois par jour. Elle existe aussi en teinture-mère.

Le frêne élevé (fraxinus excelsior)
Les feuilles de frêne ont une action anti-inflammatoire reconnue. En infusion : 10 à 20 g de feuilles séchées pour un litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 min. et boire dans la journée. Cette cure peut se faire sur plusieurs jours car la plante (la feuille et l’écorce) n’a aucune toxicité.

Le saule blanc (salix alba)
Grâce au salicoside, l’écorce de saule possède des propriétés anti-inflammatoires et antirhumatismales. Utilisée à fortes doses, elle peut entraîner des nausées et des diarrhées. En gélule à 260 mg : 3 par jour ; en décoction : 2 à 3 g pour une tasse. Une tasse avant chaque repas.

L’ortie (urtica dioïca)
Les feuilles sont efficaces contre les douleurs rhumatismales. En infusion : 3 cuillerées à soupe de feuilles séchées pour 50 cl d’eau. Existe aussi en jus, gélules, etc.

La vergerette du Canada (erigeron canadensis)
Elle apaise les douleurs articulaires inflammatoires et n’a aucune toxicité. En infusion : 20 g de plantes séchées pour un litre d’eau bouillante, laisser infuser dix minutes. Une tasse après chaque repas. Existe aussi en gélules.

La prêle des champs (equisetum arvense)
Les effets de la prêle ne sont toujours pas étayés par des études, mais on estime que la silice qu’elle contient est responsable de l’action bénéfique sur les rhumatismes que la tradition lui attribue.

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Médecines alternatives: Entretien avec le Dr Alexander Molassiotis

Posté par Impatient le 5 juin 2009

” Ne pas émettre de jugement “

Le Dr Alexander Molassiotis, professeur d’université à Manchester (Royaume-Uni), auteur de l’étude publiée dans Annals of Oncology (voir p. 11), a répondu, en avant-première, à nos questions.

A. S : Pourquoi en êtes-vous venu à vous intéresser aux médecines complémentaires ?
Dr A. Molassiotis : Il y a quelques années, je travaillais à Hong Kong auprès de malades cancéreux, et je trouvais frustrant notre incapacité à les aider, à maîtriser leurs symptômes ainsi que les effets secondaires des traitements. Vivant dans un contexte oriental, où la médecine traditionnelle chinoise côtoie la médecine orthodoxe, j’eus l’occasion de m’intéresser à d’autres façons de considérer mon travail. Très intrigué par quelques résultats positifs surprenants et ayant personnellement essayé l’acupuncture pour des problèmes de santé, j’ai décidé d’étudier soigneusement cela. J’ai appris l’acupuncture et l’usage des plantes. À mon retour en Angleterre, j’ai essayé d’intégrer ces connaissances dans ma pratique auprès des malades. Ce qui m’a conduit à développer mon propre programme de recherche (sur l’efficacité de cette approche pour, par exemple, limiter les nausées lors des chimiothérapies)… et à mener, avec succès, différents essais.

A. S. : Pourquoi prêter tant d’attention à ces thérapies ?
Dr A. Molassiotis : Comme un tiers des malades cancéreux, voire un peu plus, y ont recours, il est important d’en tenir compte et d’en parler aux patients, car certaines thérapies peuvent interférer négativement avec les traitements classiques. Par exemple, le millepertuis, utilisé dans les états dépressifs légers [tels ceux rencontrés parfois chez les malades cancéreux NDLR] est contre-indiqué avec les anticoagulants et déconseillé lors des radiothérapies car il augmente la sensibilité aux rayonnements. Nous devons être prudents dans le maniement de ces thérapies pour éviter de compromettre davantage l’état des malades.

A. S. : Pour quelles raisons les malades se tournent-ils vers les médecines complémentaires et alternatives ?
Dr A. Molassiotis : Ils espèrent ainsi mieux lutter contre la maladie et se donner tous les moyens de bien faire. Ils veulent prendre part activement à leur traitement et faire face à la survenue de troubles physiques ou psychologiques. Notre étude montre que la plupart des patients recourant aux MCA sont atteints de cancers de moins bon pronostic (comme les cancers du foie ou du cerveau…). Cela donne à penser que ces patients, pour qui la médecine classique dispose de moins de moyens, trouvent dans les médecines complémentaires et alternatives d’autres possibilités.

A. S. : Comment êtes-vous entré en contact avec les autres pays ?
Dr A. Molassiotis : La collaboration s’est faite avec différentes sociétés et associations d’infirmier(e)s de cancérologie, toutes membres de la Société européenne d’infirmiers en cancérologie. Vingt-deux contacts ont été pris, notamment avec l’Association française des infirmières de cancérologie. Seules, 14 ont répondu favorablement.

A. S. : Beaucoup des malades qui ont répondu ont dit qu’ils ne voulaient pas révéler à leurs thérapeutes qu’ils utilisaient les médecines complémentaires. Pourquoi?
Dr A. Molassiotis : Les malades craignent que les soignants, particulièrement les médecins, ne montrent leur désaccord profond et les critiquent en les jugeant sévèrement. En d’autres termes, les malades n’ont pas assez confiance pour en parler. Cette défiance peut nuire à l’établissement des bons rapports nécessaires au succès du traitement. Ce faisant, les malades sont privés d’un autre avis sur les thérapies entreprises, ce qui leur permettrait de choisir en étant bien informés et sans se mettre en danger.

A. S. : Quelles conclusions tirez-vous de votre étude ?
Dr A. Molassiotis : Le recours aux médecines alternatives est élevé en Europe, malgré l’opposition des professionnels de santé. Cela met en lumière la nécessité d’augmenter nos connaissances en la matière et de renforcer leur enseignement auprès des équipes soignantes.

A. S. : Quel avenir voyez-vous aux médecines complémentaires ?
Dr A. Molassiotis : En dépit de ce que pensent les professionnels au sujet des médecines complémentaires, leur usage va durer. Nous devons tous nous interroger à leur propos, travailler à accroître les connaissances à leur sujet, pour fournir une information pertinente aux malades et avoir un point de vue équilibré sur ce qu’elles peuvent apporter. Les malades doivent pouvoir en parler ouvertement. Les professionnels doivent les écouter sans émettre de jugement.

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Cancer et médecines complémentaires

Posté par Impatient le 5 juin 2009

En Europe, 36 % des malades atteints de cancers ont recours aux médecines complémentaires et alternatives. C’est ce que révèle une récente étude menée dans 14 pays, principalement européens, et publiée dans Annals of Oncology (1). Une réalité qu’il devient impossible d’ignorer !

Notre dernier hors-série sur Cancer et médecines complémentaires (2) le notait déjà : les médecines non conventionnelles sont de plus en plus utilisées par les malades. Selon le Dr Jean-Marie Dilhuydy, radiothérapeute à Bordeaux, ” aux États-Unis, cet usage concerne 70 à 80 % de la population “(3).
956 patients atteints de cancer ont été interrogés par questionnaire par le Dr Alexander Molassiotis (lire entretien p. 12) et ses correspondants.
Résultats : 38 % des Italiens, 37 % des Turcs, 36 % des Suisses, 35 % des Israéliens, 34 % des Espagnols, reconnaissent recourir aux médecines complémentaires et alternatives (MCA). Et 10 % des Anglais, 12 % des Grecs, 13 % des Irlandais, 16 % des Serbes, 18 % des Belges, Danois et Suédois, 27 % des Ecossais et 30 % des Tchèques y font appel. Une moyenne de 36 % ! L’absence de références hexagonales tient au fait que l’Association française des infirmières de cancérologie, contactée pour y participer, n’a pas répondu à la demande.

Gui, homéopathie et pratiques spirituelles…
58 thérapies ont été indiquées par les malades. Les plantes arrivent en tête mais varient selon les pays. Il s’agit du gui/Iscador en Suisse, des feuilles d’olivier en Grèce, de l’Aloe vera (usage externe et interne) en Serbie, Espagne et Tchéquie. L’homéopathie vient en seconde position, mais se révèle très présente en Belgique. Les pratiques spirituelles (auxquelles se rattachent les techniques de visualisation et de relaxation) et l’intervention des guérisseurs occupent la troisième place. Au quatrième rang se trouvent diverses substances : vitamines, minéraux, produits animaux (cartilage de requin, huile de poisson) et complexes végétaux (thé vert, Essiac (4), herbes chinoises et de médecine ayurvedique, Echinacea…).
Pour expliquer leur intérêt pour ces thérapies, les patients invoquent : la volonté d’augmenter la capacité de leur corps à lutter contre la maladie, le désir d’améliorer leur mieux-être physique et psychologique, de contrecarrer les effets secondaires du cancer et des traitements conventionnels, l’idée que cela peut aider sans nuire (“might help, can’t hurt”), le besoin de tout tenter enfin, l’espoir de combattre directement par ces moyens la maladie et de voir régresser la tumeur. Seuls 4 % des patients en font un usage exclusif. Les autres les utilisent en complément de leur traitement classique. Mais moins de 1 % le fait sur les conseils de leur médecin. 4,4 % signalent des effets secondaires (minimes et transitoires) avec les MCA.

Quel est le degré de satisfaction des malades et leur sentiment d’efficacité ? Réponse largement positive. Interrogés à l’aide d’échelles étalonnées de 0 à 7 (comme cela se fait désormais dans le domaine de la douleur ou de la fatigue), les malades ont évalué un score moyen de satisfaction de 5,27 et un sentiment d’efficacité de 5,04.

Économiquement parlant, cette approche a un coût : 123 € en moyenne par mois, que les malades règlent la plupart du temps avec leurs deniers.

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Art-thérapie: Sculptrice et Art-thérapeute

Posté par Impatient le 5 juin 2009

“Ce que l’on tait, peut être dit avec la terre”

Françoise Marceau, sculptrice et art-thérapeute, travaille avec la terre et la peinture.

Psychothérapeute, Françoise Marceau a découvert le « toucher » à travers des pratiques énergétiques. Le « goût de la terre », le « corps à corps » avec la matière a fait évoluer son approche thérapeutique. Aujourd’hui, elle est sculpteur et art-thérapeute. Elle propose un travail en groupe et des séances individuelles. Celles-ci se déroulent en trois phases : un temps de parole pour laisser dire un vécu, un rêve, une pensée ; un temps de production « artistique », suivi à nouveau d’un temps de parole, où la personne le plus souvent s’allonge. Le travail a lieu dans son cabinet, à date et heure fixes, dans le cadre d’une relation transférentielle.

« J’utilise des médiateurs : la peinture, la terre, le découpage, le collage, comme moyen d’expression et lieu d’une parole. Quelque chose de l’inconscient du sujet va se révéler au travers d’une création. Ces « objets » produits sont l’occasion d’une parole du patient. Ils sont un fil conducteur qui va permettre de remonter à des émotions, des vécus, des traces très anciennes. Par exemple, au cours d’une séance, un tel va s’interroger : “pourquoi je fais toujours des formes aplaties ou écrasées” et prendre conscience tout d’un coup du lien avec un événement de sa vie. En tant que thérapeute, je suis témoin de ce qui se passe sur le moment et du processus sur le long terme. Artiste, je peux m’appuyer sur la technique pour intervenir quand cela me paraît nécessaire, ou simplement faciliter le contact avec le matériau. La recherche esthétique et la performance ne sont en aucun cas le but de l’art-thérapie. Nous travaillons sur le lien entre l’émotion esthétique et l’inconscient. De toute façon, quand il y a du vrai, il y a du « beau ».

Les productions restent sur le lieu thérapeutique. S’interroger sur leur devenir fait partie du travail. Il arrive que des pièces soient remises en eau pour qu’elles se diluent et qu’une autre forme puisse advenir. Si la personne a le désir d’emporter son œuvre, on interroge ce qu’elle ne peut laisser là, ce que cela représente pour elle. On oublie en se souvenant, on oublie en produisant. Ce que Fernando Bayro Corrochano, l’un des professeurs de Françoise Marceau, exprime ainsi : “le sujet peut produire du savoir sur son symptôme”. Ce qui compte dans l’art-thérapie, ce n’est pas tant l’objet créé que les effets de la relation entre le thérapeute et le patient. Le travail avec la terre est indiqué en cas de difficulté à contacter ses émotions ou à se mettre en relation avec l’autre.

Les médiateurs terre et peinture offrent des réponses dans des psychopathologies plus lourdes que l’on rencontre souvent en institution. Ces deux pratiques permettent de « faire » avec ses résistances. Elles favorisent la révélation de quelque chose de l’inconscient sous une forme, soit à deux dimensions (peinture), soit à trois dimensions (sculpture). La peinture fait appel au visuel, et aussi un peu, au toucher, au sonore, au rythme, aux odeurs. La terre sollicite le toucher, le tactile et le sensoriel ; elle met en relation avec la sensualité, avec l’image inconsciente du corps – on vit son corps de l’intérieur. Ce qui ne peut se dire, ce qui se tait peut advenir avec la terre. »

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